Lignées féminines

La plupart du temps, quand on cherche à connaître ses ancêtres, on s’intéresse à la lignée masculine directe ou lignée patronymique. Depuis longtemps en France, comme en Nouvelle-France et dans la plupart des pays d’Europe, les hommes seuls transmettaient leur nom de pères en fils et filles et les femmes au moment de se marier adoptaient le nom de famille de leur mari. Seules les filles mères transmettaient leur nom de famille.  Au Québec, société particulièrement avant-gardiste à ce propos, les choses ont commencé à changer depuis une trentaine d’années seulement.

Pour cette raison, parmi d’autres, la lignée féminine a souvent été négligée dans les recherches généalogiques. Quelle était la mère de la mère de la mère de notre mère ? Qui étaient toutes ces femmes, de mères en filles qui  ont transmis un peu d’elles-mêmes jusqu’à nous ? Qui a été  la première parmi nos ancêtres à avoir traversé l’Atlantique?  Qu’elles ont été les circonstances de leurs destins qui sont à l’origine de notre existence même et de notre vie ici?

Souvent bien peu de choses ont été écrites sur nos pionnières. Par contre, avec les dates, les lieux et notre connaissance du  contexte de l’époque, on peut essayer de reconstituer en partie leur histoire. C’est ce que je vais tenter de faire ici.

Du côté de ma mère une Lapierre en passant par ma grand-mère maternelle  Alice Fortin, puis par sa mère à elle Joséphine Pesant  on peut remonter jusqu’à Antoinette Catherine Eloy.

Du côté des Vaillancourt, la piste de la lignée féminine en passant par ma grand-mère Élisabeth Dagenais et mon arrière-grand-mère Albina Robin dit Lapointe me mène de mère en mère  jusqu’à Catherine Leroux.

Marie Vaillancourt




6 commentaires de “Lignées féminines”

  1. LOUISE

    Oui c’est assez frustrant de ne jamais (ou si peu souvent) avoir de l’information sur toutes ces femmes qui ont tant donné mais n’ont pas transmis leur nom. Bravo d’essayer d’y remédier un peu, continuez!

  2. Louise-Marie

    Beau travail! Fascinant de redonner vie à ces femmes en remontant chacun sa lignée matrilinéaire. La tête de la mienne s’appelait Marguerite Vaillant (v.1646-1704), une fille du Roy, originaire de La Rochelle tout comme mon ancêtre patrilinéaire, Étienne Truteau (1641-1712). Fascinant!

    Pour en savoir plus : consultez le site de l’Association des Truteau d’Amérique.

  3. Denise Desrosiers

    J’ai découvert dernièrement que la maladie génétique dont ma famille souffre nous vient des 3 soeurs Esmart, Barbe, Anne et Madeleine Esmard ou Emard, arrivées vers 1648. Elles étaient porteurs du gène défectueux qui transmet la DMOP (distrophie musculaire oculo-pharyngée). Ma grand-mère maternelle Aglaée Béland Vandal en était atteinte, ma mère et mes soeurs aussi. J’ai été opérée pour une ptôse de la paupière à l’âge de 35 ans mais je suis la moins atteinte. Madeleine Esmard a épousé Zacharie Cloutier fils, ancêtre de beaucoup d’entre nous.

  4. Jacinthe Morin

    C’est aussi important, à mon avis, de s’intéresser aux mères de nos ancêtres. Dans mon cas, suite aux lignées directes, je suis intéressée à la fratrie et qui dit fratrie, implique nécessairement une femme à l’origine de ces enfants… En retraçant certaines mères, j’ai pu y « greffer » les bons enfants (pas toujours évident à retracer quand deux ancêtres différents mais ayant le même patronyme, habitant dans la même paroisse ou la paroisse voisine, prénomment leurs enfants avec les mêmes prénoms et qu’en plus ces deux familles se côtoyaient)! En m’attardant aux lignées matrilinéaires, j’ai fait des découvertes surprenantes: une lignée de sages-femmes, un savoir-faire habituellement transmis, de mère en fille ou de mère à belle-fille; des ancêtres communes; des filles du Roy;des femmes courageuses; des pionnières à leur façon. À quelque part dans mon arbre,il y a des Rollet,Desportes,Hébert…Il y a aussi une famille Marsan dit Lapierre et une famille Fortin…

  5. Monique Langlois

    Je connais ma lignée masculine des Langlois (1634) parce que les hommes de cette lignée s’y sont particulièrement intéressés et ont même fondé une Association à cet effet. Par contre, en m’intéressant à ma lignée féminine, j’y ai découvert des histoires toutes plus fascinantes les unes que les autres qui remontent jusqu’en Champagne (1608), alors que la première qui a traversé l’océan était parmi les premiers habitants de l’Acadie (1636). C’est par l’histoire de ses trois époux que j’ai pu retracer son histoire. Barbe Bayolet, cette femme inconnue de l’histoire…

  6. D COTE

    Merci de souligner l’importance de notre lignée matrilinéaire (de mère en fille). L’arrivée massive de femmes généalogiste, la promotion des filles du roi dans nos lignées par la Société d’histoire des filles du Roy et/ou la popularité des tests ADN généalogiques ont contribué à mettre en valeur notre lignée de mère en fille avec le test ADN-MT (mithocondries transmises de génération en génération par la mère à ses enfants, filles ou garcons). Enfin ! De bien belles surprises en vue !

    Quelle ne fut pas ma surprise il y a une vingtaine d’années de découvrir que je descendais de mère en fille d’OZANNE ACHON épouse de PIERRE TREMBLAY par leur fille JEANNE mariée à ANTOINE PERRON !

    Malgré tout, je remarque qu’encore en 2018, la lignée maternelle (de mère en fille) est encore très méconnue, tant par les hommes que par les femmes généalogistes.


Laisser une réponse