Marguerite Pigarouiche ancêtre amérindienne et son père présumé le sorcier Pigarouiche

Marguerite Pigarouiche[1] ou Marie Françoise Pigarouiche[2] , notre ancêtre amérindienne du côté des Vaillancourt était une Algonquine. Elle a épousé vers 1671 un soldat du régiment de Carignan compagnie de La Fouille, Pierre Lamoureux dit Saint-Germain.

Marguerite Pigarouiche serait née vers 1647. Elle a pu connaître son époux dans la région du Témiscamingue à l’île aux Allumettes où vivaient plusieurs groupes algonquins. Son mari, devenu coureur des bois, a fréquenté cette région. Le couple pourrait aussi s’être rencontré dans la région de Trois-Rivières où les bandes algonquines avaient l’habitude de se rendre régulièrement pour la chasse, la pêche et la traite avec les Blancs. Les Jésuites y avaient fondé une mission qu’on appelait à l’époque une réduction dans le but de convertir les Sauvages. Enfin, troisième possibilité, ils ont pu faire connaissance à Montréal où des Algonquins faisaient la traite des fourrures.

Nous ne pouvons situer avec certitude le lieu du mariage ni celui de la naissance des trois enfants du couple : Marie Renée (vers 1671), Jacques (vers 1673) et François notre ancêtre (vers 1675).

L’absence de traces dans les archives paroissiales peut nous laisser supposer que l’Algonquine et le Français ont eu leurs enfants en région éloignée ou dans un lieu où ces événements pouvaient difficilement être consignés dans un registre.

Les enfants sont-ils nés dans le Témiscamingue en dehors des liens sacrés du mariage ? Les coutumes des Amérindiens à l’époque étaient très libres comparativement à celles des Européens et les relations sexuelles se faisaient fort librement[3]. Les coureurs des bois s’arrêtaient souvent sur les sites amérindiens, y faisaient des rencontres qui pouvaient se répéter chaque année, un attachement pouvait se créer, des enfants pouvaient naître. Mais, le mariage du couple Lamoureux-Pigarouiche a tout aussi bien pu être béni en forêt[4] et les enfants ont pu être baptisés par un missionnaire sur place, car les Jésuites participaient aussi à des missions volantes, en suivant les Indiens sur leurs lieux de chasse et en adoptant leur mode de vie nomade.

Maurice Ratelle[5] qui a étudié les groupes autochtones de la région du lac Kipawa au Témiscaminque, écrit que Pierre Lamoureux dit Saint-Germain aurait dès 1672 «érigé à son compte un poste de traite sur l’une des branches de la rivière Abitibi plus précisément à la sortie du lac Piscoutagami (aujourd’hui Nighthawk)».

Ce poste servait à intercepter les Anichinabes du Témiscamingues et de l’Abitibi qui se rendaient jusqu’à la Baie d’Hudson pour vendre leur fourrure aux Anglais. En effet, depuis que Radisson et Desgroseillers travaillent pour le compte des Anglais, la compagnie de la baie d’Hudson commençait à exploiter le commerce des fourrures dans la région. (voir carte annexe 1)

Plus tard, en 1679, Pierre Lamoureux dit Saint-Germain s’associe avec un groupe de marchands de Montréal pour fonder un poste de traite sur une île de la rivière de Montréal dans le Témincamingue aujourd’hui en territoire ontarien.[6]

Lamoureux fait sans doute régulièrement le trajet entre le Témiscamingue et Trois-Rivières, un chemin couramment emprunté par les Algonquins, entre 1670 et 1683. Difficile de dire quelle a été la fréquence de ces allers-retours car, avant l’instauration du système des congés de traite[7], les voyages des coureurs des bois n’étaient pas consignés.

Quoiqu’il en soit, on trouve sa trace dans la région de Trois-Rivières à compter de 1670 et même avant[8]. En 1674, le nom de Pierre Lamoureux dit Saint-Germain apparaît dans plusieurs actes notariés alors qu’il fait l’acquisition de quelques propriétés dans la région de Trois-Rivières.

En septembre 1674, il reçoit des Jésuites un fief de 40 arpents de front par 40 de profondeur à Batiscan. Le mois suivant, le 25 octobre 1674, il achète au Cap-de-la-Madeleine une terre avec maison et jardin. Trois jours plus tard, il devient propriétaire d’une habitation et d’une terre (2 arpents x50) appartenant à Nicolas Dupuis dans la seigneurie de Sainte-Anne.

Deux ans après, il fait don de cette propriété à Jean Lemire pour en acheter une autre plus petite (2 arpents x 4) de Jean Mouflet toujours à Sainte-Anne-de-la-Pérade. C’est à cet endroit que vivent Pierre Lamoureux et Marguerite Pigarouiche avec leurs deux enfants âgés de 8 et 9 ans au recensement de 1681. Marguerite dit être âgée de 34 ans et Pierre Lamoureux déclare avoir 32 ans.

Le choix d’une terre plus petite démontre que l’agriculture ne semble pas attirer notre coureur des bois. Clairement, Saint-Germain préfère l’aventure. En 1682, alors que les départs des voyageurs sont enregistrés dans les registres notariaux il part pour les Outaouais avec quatre compagnons : Michel Roy dit Chatellerault, Pierre Cantin, Thomas Gouin et François Lanqueleau. Ils travaillent pour le compte de Marie Ca therine Leneuf et de Marguerite-Renée Denis, qui détiennent deux congés de traite.

La traite des fourrures est au cœur de la vie du couple. Marguerite Pigarouiche y a-t-elle joué un rôle de premier plan ? On peut le croire. Au moins a-t-elle enseigné la langue algonquine à son compagnon et peut-être a-t-elle servie d’interprète.

En 1683, Lamoureux achète pour la somme de 3000 livres, le fief de Bellevue, quatre cents arpents de terre, qui a l’immense avantage d’être un poste de traite situé à un endroit hautement stratégique en haut de l’Ile de Montréal.

Pendant ce temps, au pays des Algonquins, sur un affluent de la rivière Abitibi, le poste de traite connu sous le nom de « maison française » fondé vers 1670 par Pierre Lamoureux, au Témiscamingue continuera ses opérations au moins jusqu’en 1703.[9]

Notre coureur des bois continuaient-ils de faire la navette entre ses deux comptoirs de traite ? Marguerite Pigarouiche l’a-t-elle accompagné dans ses expéditions ? Il est plus probable qu’elle soit restée avec les enfants à Sainte-Anne de la Pérade pendant que son mari faisait le commerce des fourrures. Nous ne savons même pas si elle était vivante lorsque son mari achète le fief de Bellevue car elle est décédée quelque part avant 1684. Elle aurait alors été âgée d’environ 37 ans. Nous ne connaissons ni le lieu ni les circonstances de sa mort.

Nous savons que la vie des Amérindiens en contact avec les Français était souvent écourtée en raison des maladies contagieuses apportées par les Blancs et contre lesquels les peuples autochtones arrivaient mal à se défendre. Marguerite Pigarouiche a pu en être victime.

Le 2 octobre 1684, Lamoureux épouse en secondes noces Barbe Celle, fille de l’écuyer Gabriel Celle. Dans l’acte de mariage, il n’est pas question du statut de veuf de Lamoureux et le nom de l’ex-épouse n’est pas mentionné.

Marguerite Pigarouiche fille d’un sorcier algonquin ?

Est-ce un hasard si notre ancêtre porte le même nom que le sorcier algonquin Étienne Pigarouiche ? Ce fameux shaman présent dans de nombreux écrits des religieux de l’époque a vécu en partie dans la région de Trois-Rivières.

Dans les Relations des Jésuites, on cesse de parler de lui après 1644. Marguerite serait née, on l’a dit, aux alentours de 1647, une date très approximative qui ne rend pas impossible la paternité d’Étienne Pigarouiche. De plus, le célèbre sorcier avait épousé Marguerite Oupitaouabamoukou. Il arrivait souvent que les parents donnent à leur fille le prénom de la mère. Mais l’épouse de Pierre Lamoureux se prénommait-elle Marguerite ou Marie Françoise ? Même sur ce point les différentes sources ne concordent pas. Plusieurs généalogistes amateurs sur Internet attribuent sans hésiter la paternité de notre ancêtre au shaman algonquin.

Qui était Étienne Pigarouiche ?

Les opinions à son sujet vont varier avec le temps. Voici la description qu’en fait vers 1934, l’historien jésuite Lucien Campeau dans son livre Monumenta Novae Franciae tome 3 : Fondation de la mission huronne 1635-1637.

«Pigarouiche, Étienne : Algonquin résident à Trois-Rivières, jongleur, l’un des premiers chrétiens de Sillery, mauvais chasseur et parasite. Beau parleur, vicieux et couard, il représente bien la catégorie des jongleurs parmi lesquels il se distinguait. Il était d’ailleurs très intelligent. Son accent algonquin enchantait le Père Le Jeune qui apprit beaucoup de lui sur sa profession. Il ne se départit jamais de ses vantardises(…)[10]»

En fait, après avoir été monté aux nues, et cité maintes fois par les missionnaires et par Marie de l’Incarnation pour ses paroles et sa piété exemplaire, ce bon chrétien nouvellement converti a finalement déçu considérablement.

Un jour, semble-t-il, ses actes auraient cessé de correspondre à ses belles paroles et les missionnaires ont eu l’impression de s’être fait joliment floué ce qui lui a valu une bien mauvaise réputation et cela même trois cents ans après la rédaction des Relations.

Pigarouiche appartenait à la nation Kichespirini installée à l’île aux Alumettes et à l’île Morrison, deux îles stratégiquement bien placées sur la route du commerce des fourrures vers la baie d’Hudson, un lieu incontournable où Pierre Lamoureux dit Saint-Germain a certainement dû s’arrêter. Est-ce à cet endroit qu’il a fait la rencontre de Marguerite ?

Pigarouiche était un véritable sorcier. Il racontait qu’il avait acquis ses pouvoirs par le jeûne. Il dirigeait des cérémonies de chasse et de pêche, chantant à tue-tête, organisant des «festins à tout manger»[11], interprétant les rêves Il consultait les génies, guérissait les malades en jouant du tambour. Il savait faire trembler une tente par ses chants en invoquant les génies. Il était craint et avait beaucoup d’influence sur son peuple.

Les objections de Pigarouiche

En 1637, Pigarouiche apporte les cinq objections suivantes à sa conversion : Quoiqu’il en soit de votre créance, il y a cinq choses que je ne veux point quitter : l’amour envers les femmes, la créance en nos songes, les festins à tout manger, le désir de tuer les Iroquois, croire aux sorciers, leur faire festin, jusqu’à crever. Voilà dit-il ce que nous ne quitterons jamais.

La réponse du Père Le Jeune mérite d’être lues.
Les cinq objections de Pigarouiche et les réponses du Père Le Jeune

Pigarouiche se convertit finalement en 1638 [12]. Grâce à la prière, dit-il, il a échappé de justesse à des guerriers iroquois. Il est baptisé Étienne du prénom probable de son parrain. Nous savons par les écrits de Marie de l’Incarnation que la marraine fut Madeleine de la Peltrie. Le baptême et son mariage avec Marguerite Oupitaouabamoukou ont eu lieu à Sillery.

En 1640, les Jésuites le considèrent comme un «bon néophyte». En 1643, on dit qu’« il nous a donné cette année des témoignages de son zèle et de sa vertu aussi remarquables que jamais». On le qualifie de «joyeux et agréable».

Son ardeur le pousse à être sans pitié pour les gens de son peuple qui dérogent à la loi chrétienne. On raconte, toujours dans Relations, qu’une femme «voulant abandonner son mari sans juste sujet, les principaux et plus zélés Sauvages s’assemblèrent et prièrent monsieur le Gouverneur de leur permettre de faire une petite prison à Sillery et y enfermer quelque temps cette femme, et la mettre en son devoir». C’est Étienne Pigarouiche lui-même qui se charge de la faire emprisonner et lorsque le Père le Quen veut la faire sortir après quelque temps pour lui permettre de se réchauffer, Pigarouiche qui accompagnait le prêtre juge qu’elle «devait endurer cela pour ses fautes, et lui-même l’encouragea à porter patiemment cette pénitence».

À la Saint-Étienne, il fait un long prêche religieux et dit que le nom d’Étienne lui est plus honorable que celui de Pigarouiche. Il fait même des parallèles entre la religion chrétienne et les coutumes autochtones : «Nous autres, dit-il, quand on nous donne le nom de quelqu’un qui est mort, pour en conserver la mémoire, on nous oblige par conséquent dès l’heure même d’imiter celui que nous faisons revivre».

Pigarouiche prend-il le prétexte de la Saint-Étienne pour organiser un de ces «festins à tout manger» dont il raffole ? Le Jésuite qui relate les faits poursuit en excusant la chose de la façon suivante :
«Plusieurs festins faits de la sorte cette année n’ont pas peu servi à confirmer la ferveur de nos Chrétiens. Au reste, ils ne consistent pour l’ordinaire qu’en un grande chaudière ou deux de blé d’inde ou pois avec un quartier d’orignal ou de castor selon le nombre de convives, et ils le font pour s’entre-soulager de leur pauvreté et se faire la charité les uns aux autres ; si bien que faire un festin c’est ici à présent le même que de donner à manger à ceux qui sont en nécessité, et exercer un acte de miséricorde. »

Voilà comment les Jésuites dédouanaient les Amérindiens et leur donnaient même l’absolution pour ces festins qu’ils condamnaient par ailleurs dans leurs sermons.
Cette année-là, les Relations rapportent d’autres beaux discours chrétiens de Pigarouiche dont voici un dernier exemple.

À la suite du décès d’un des leurs, voyant ses amis indiens assis tristement autour du feu, il leur dit : «Mes frères, prenez courage, ne vous attristez pas trop, nous n’avons pas embrassé la foi afin de vivre longtemps ici bas, sur la terre mais afin de bien vivre et d’aller au Ciel : l’excès de tristesse ne vaut rien et déplaît à Dieu, et vous apportera du mal : que votre tristesse soit courte et modérée. Ne croyez-vous pas que l’âme de cet homme qui vient de mourir et a cru fortement en Dieu, est au Ciel, ou y sera bientôt ? Pourquoi donc pleurez-vous ? Ne faut-il pas que nous mourrions tous ? Cette vie n’est pas plus longue que le bout du doigt ; mais celle que nous attendons n’a point de fin : c’est ce que nous enseigne la prière. »

Ainsi parlait notre sorcier. Ainsi plaisait-il tant aux missionnaires. Mais, on ne renie pas sa culture si facilement. Après sa conversion, à la fin 1643, il a « commis une faute considérable contre les bonnes mœurs» écrit Marie de l’Incarnation, sans en préciser la nature. Mais il est finalement ramené dans le droit chemin par les missionnaires de Trois-Rivières.

Il flanche cependant à nouveau à peine quelques mois plus tard. En route pour Québec après avoir été malmené, dit-on par ses propres gens qui lui reprochaient ses écarts, il a été vu en compagnie d’une concubine. On le qualifie alors d’apostat[13].Les Jésuites le désavouent complètement. Le chef des Kichespirinis, Tessouat est du même coup condamné pour n’avoir rien fait pour empêcher Pigarouiche de s’abandonner ainsi aux forces du mal. Les deux Algonquins sont rejetés partout où ils passent.

«La malice de cet homme (Pigarouiche) et celle de quelques autres mauvais chrétiens, infidèles, et sorciers qui se trouvaient en cette troupe, et s’étaient comportés insolemment aux Trois-Rivières, nous fit résoudre avec Monsieur le Gouverneur de leur faire un mauvais accueil à Québec pour leur témoigner l’horreur que nous avons des méchants, et leur faire appréhender davantage leurs fautes(…)»[14]

Mais selon Rémi Savard, les Jésuites se faisaient ainsi complices du gouverneur de Québec, Montmagny, en prenant ce prétexte d’un nouvel écart de Pigarouiche pour condamner Tessouat, le chef des Kichespirinis dont le principal tort était d’être l’allié des Montréalistes. Suite au récent décès de Richelieu, le conflit entre Québec et Montréal était alors bien engagé à la cour de France. Les intérêts soutenant Montréal gagnaient en influence, si bien que Montmagny et les religieux de Québec avaient du souci à se faire. Tout ce qui pouvait concourir à l’expansion de Montréal leur déplaisait.

Dès lors, Pigarouiche est banni tant par les Français que par les Indiens de Trois-Rivières. De retour à Trois-Rivières, il supplie le Père Brébeuf de lui donner l’absolution ce qui lui est refusé.

Par contre à Montréal, le Père Buteux après avoir entendu sa confession a écrit n’avoir «jamais ouï Sauvage mieux parler ni plus hardiment qu’il fit en l’Église en l’espace d’un quart d’heure».

On cesse de parler de lui en 1644. Est-il resté dans la région de Montréal ou est-il retourné au Témiscamingue ? Son épouse l’accompagnait-elle ? Environ trois ans plus tard serait née notre aïeule Marguerite (ou Marie Françoise).

Quand le sorcier Pigarouiche est-il décédé ? Nous l’ignorons. Nous savons que son intelligence reconnue, sa nature audacieuse et ses grandes qualités de prédicateur ont visiblement impressionné les missionnaires qui ont vite compris l’influence qu’il pouvait avoir sur les siens.

Mais Pigarouiche n’était certes pas dupe. S’il était utilisé par les missionnaires, il se servait aussi des Jésuites. Il savait comment s’attirer leurs faveurs en parlant leur langage et en faisant preuve d’un zèle en apparence exemplaire. Sa foi était-elle feinte ou sincère ? Nous ne le saurons jamais.

A-t-il même été le père de notre ancêtre (ou son grand-père) ? Plusieurs le croient, mais encore là-dessus, nous n’avons aucune certitude.

Marie Vaillancourt

Juin 2010

De Marguerite Pigarouiche à Albert Vaillancourt

Nom Date et lieu Naiss./Bapt. Conjoint Date et lieu d’union Date et lieu Décès/Inhum.

Marguerite PIGAROUICHE ~ 1647 Pierre LAMOUREUX ~ 1671 2.7.1682
François LAMOUREUX ~ 1675 Marguerite-Anne MÉNARD 26.7.1712

Indéterminé au Québec

30.12.1740

Sainte-Anne-de-Bellevue

Louis LAMOUREUX 15.6.1724

Montréal

Cécile PRUD’HOMME 28.12.1756

Montréal

22.8.1768

Montréal

Marie Amable LAMOUREUX 18.9.1758

Montréal

Jean-Baptiste LEPAGE 10.2.1783

Montréal

4.4.1814

Saint-Laurent

Toussaint LEPAGE 3.11.1785

Saint-Laurent

Marie Angélique FERLAND 26.1.1818

Saint-Laurent

17.5.1840

Saint-Laurent

Marie Caroline LEPAGE 12.12.1823

Saint-Laurent

Toussaint VAILLANCOURT 10.1.1848

Saint-Laurent

28.3.1901

Sainte-Rose-de-Lima

Aldéric VAILLANCOURT 21.1.1853

Sainte-Rose-de-Lima

Célanire DESORMEAUX 25.11.1879

Saint-Martin

4.8.1919

Sainte-Rose-de-Lima

Albert VAILLANCOURT 8.4.1885

Sainte-Rose-de-Lima

Élisabeth Éva DAGENAIS 10.1.1910

Sainte-Rose-de-Lima

~ 1955

Sainte-Rose-de-Lima


[1] Prénommée Marguerite selon Michel Langlois et plusieurs autres sources
[2] Prénommée Marie Françoise selon le PRDH
[3]« (…)beaucoup de ces unions (entre l’indienne et le voyageur), même si elles étaient interrompues pendant des laps de temps plus ou moins longs, ont été durables. Pas nécessairement exclusives cependant. Les voyageurs avaient souvent d’autres épouses ici et là. Et elles, plusieurs maris. » (Germain, Georges-Hébert, Les coureurs des bois. La saga des Indiens blancs, Libre Expression, p77.
[4] Selon André Lachance «(… )la plupart de ces alliances matrimoniales entre Blancs et Amérindiennes se concluaient en dehors des grands centres, principalement dans les régions des pays d’en-haut (…)»
[5] Ratelle, Maurice, Description sommaire des groupes autochtone avoisinant Kipawa de 1615 à nos jours, Décembre 1993, Les études autochtones, Québec
[6] Riopel, Marc, Le témiscamingue, son histoire et ses habitants, Fidès
[7] Les congés de traite sont un système créé en Nouvelle-France pour contrôler et restreindre l’activité des coureur de bois spécialisés dans la traite des fourrures, car ils étaient accusés de fuir la colonie pour s’unir à des indiennes, sans verser de taxes sur le produit de la traite des fourrures .Jusqu’en 1710, un homme sur sept seulement peut espérer trouver une femme, alors que dans l’intérieur du pays, les jeunes Français s’unissent rapidement à des femmes autochtones, capables de faciliter leur adaptation à la vie dans les bois[]. En 1681, puis à partir de 1716 et jusqu’à la fin du régime français, ce système fut instauré dans le but de réduire le nombre de coureurs des bois engagés dans la traite, mais aussi pour en tenir un registre officiel. En 1681, chaque coureur de bois installé dans le « bas-pays », c’est-à-dire dans la vallée du Saint-Laurent, n’avait plus droit qu’à 25 voyages en canots par an[ ] à l’intérieur du « Haut-pays », dans la forêt sauvage. Signé et contre signé par l’intendant de la colonie, avec le nom de chaque bénéficiaire, chaque permis donne le droit à trois hommes de partir avec un canot vers l’ouest, ce qui laissera en principe la colonie à court de 75 hommes seulement par année. La date du retour et le parcours sont mentionnés dans le document ainsi que la quantité d’eau de vie emportée[3].Le système vise à réduire de 200 le nombre de personnes qui se livrent à la traite des fourrures au départ de la colonie, tandis que le nombre de ceux qui n’y remettent plus jamais les pieds est impossible à calculer. En 1696, face aux difficultés à résorber les stocks[] et aux nouvelles critiques de la Cour à Paris, le nombre de voyages fut encore restreint et réservé aux amérindiens.( Wikipédia)
[8] À l’automne 1665 les soldats du Sieur De la Fouille, la compagnie du régiment de Carignan dont faisait partie Pierre Lamoureux dit Saint-Germain, avaient eu l’ordre de passer l’hiver à l’embouchure de la Rivière-du-Loup (aujourd’hui Louiseville) à sept lieues de Trois-Rivières pour y construire un fort.
[9] Osisko.Projet minier aurifère Canadian Malartic – Étude d’impact sur l’environnement –Rapport sectoriel Étude de potentiel archéologique – Genivar. Juin 2008, page 12.
[10] Campeau, Lucien (éd.), Monumenta Novae Franciae, Tome 3. Fondation de la mission huronne (1635-1637, 4. Les grandes épreuves (1638-1640), Monumenta Historica Societatis Jesu, Rome – Québec, puis Montréal, 1967-2003, page 854
[11] Dans le festin à tout manger, les convives doivent manger tous les plats qui leurs sont servis. Le Père Lejeune écrit : «ils font ces festins pour avoir bonne chasse, si c’est un festin à tout manger on ne dit mot, on chante seulement, et s’il y a quelque Sorcier ou Manitousiou, il bat son tambour(…)».
[12] Savard, Rémi, L’Algonquin Tessouat et la fondation de Montréal. Diplomatie franco-indienne en Nouvelle-France.Essai. 1996, p 175.
[13] Savard, Rémi, L’Algonquin Tessouat et la fondation de Montréal. Diplomatie franco-indienne en Nouvelle-France. Essai. 1996,p.176
[14] Relations, volume 25, p. 264

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Bibliographie

CAMPEAU, Lucien (éd.), Monumenta Novae Franciae, 3. Fondation de la mission huronne (1635-1637, Monumenta Historica Societatis Jesu, Rome – Québec, puis Montréal, 1967-2003

DORAN, Anne, Spiritualité et christianisme chez les Montagnais, Éditions L’Harmattan, 2005.

GENIVAR, Osisko.Projet minier aurifère Canadian Malartic – Étude d’impact sur l’environnement –Rapport sectoriel  Étude de potentiel archéologique . Juin 2008.

GERMAIN, Georges-Hébert, les Coureurs des bois. La saga des Indiens blancs, Libre Expression, 159 p.

LACHANCE, André, Séduction, amour et mariages en Nouvelle-France, Libre Expression, 187 P.

LANGLOIS, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), Tome 3 (N à Z), La Maison des Ancêtres, ANQ.p 459-460

MARIE DE L’INCARNATION, Écrits spirituels et historiques, tome 3.

MCLEOD JURY, Elsie, Dictionnaire biographique du Canada en ligne, (Volume1).

PRDH Programme de recherche en démographie historique de l’Université de Montréal

RATELLE, Maurice, Description sommaire des groupes autochtone avoisinant Kipawa de 1615 à nos jours, Décembre 1993, Les études autochtones, Québec.

RIOPELLE, marcel, Le Témiscaminque, son histoire et ses habitants, éditions Fidès

SAVARD, Rémi, L’Algonquin Tessouat et la fondation de Montréal. Diplomatie franco-indienne en Nouvelle-France. Essai. 1996.

RELATIONS des Jésuites, Ce qui s’est passé de plus remarquable dans les missions des Pères de la compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France. Volume 1, embrassant les années 1611, 1626 et la période de 1632 à 1641.

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14 commentaires de “Marguerite Pigarouiche ancêtre amérindienne et son père présumé le sorcier Pigarouiche”

  1. Jean Michel

    Histoire très intéressantes.
    J’ai aimé les nombreuses anecdotes savoureuses et que dire des illustrations qui sont magnifiques

  2. Carine Projean

    Ce site est vraiment très intéressant (et très beau!)! Vos récits sont très bien écrits, j’ai bien hâte d’en lire d’avantage, j’aime beaucoup l’histoire des Amérindiens.

  3. Meg Sans Souci

    Hello, I am related to the Lamoureux’s through my mother, Laura Shelters (Schultheiss), a descendant of the Palatine Germans that fled tyranny in Europe and settled in New Amsterdam (New York), along the Hudson River. The Schultis (renamed Shelters from Schultis a derivation of the original German name of Schultheiss), migrated to the Ellenburg and Dannemora area of New York where my great grandfather, Pierre Mousseaux (Mousso/Mousseau) married Dellimae Mousso/Chartier (Carter). The Carter lineage from my mother’s side is the connection to the Lamoureaux’s. If you are interested, I would like to send you additional information. I have one Lamoureux link that I am still working on that would connect the Indian heritage and it would be of great interest to me to finally tie those loose ends up. I do not read or write French, very little and not enough to correspond, sorry. If you email me and have an interest, I could send you my contact information. Thank you, you have created a wonderful resource for information that I could not have gotten anywhere else.
    Meg

  4. Desgroseilliers

    jai bien aimer votre histoire, sur les amérindiens.j’aimerait avoir mon abre géologique complet, et savoir si je suit métis, je sait que nous avons desgroseilliers et radisson et chouart desgroseilliers et médard desgroseilliers. S.V.P pourriez vous m’aider. MERCI A L’AVANCE.

  5. Louise Deschamps

    I do read a bit of French but do not understand it as well. I am very interested in this story as in our family ancester of the Duplante family. Do you have a transulation in the English Language of this story it sure would be nice to tell this story to our decendents
    Thank you
    Louise

  6. Bea Leach

    Hello,
    I am related to the Lamoureux’s through my g mother, Laura Shelters (Schultheiss), a descendant of the Palatine Germans that fled tyranny in Europe and settled in New Amsterdam (New York), along the Hudson River. The Schultis (renamed Shelters from Schultis a derivation of the original German name of Schultheiss), migrated to the Ellenburg and Dannemora area of New York where my great grandfather, Pierre Mousseaux (Mousso/Mousseau) married Dellimae Mousso/Chartier (Carter). The Carter lineage from my g mother’s side is the connection to the Lamoureaux’s.
    If you are interested, I would like to send you any of the information that I have. I have one Lamoureux link that I am still working on that would connect the Indian heritage and it would be of great interest to me to finally tie those loose ends up.
    I do not read or write French to be able to correspond- sorry. If you email me and have an interest, I could send you my contact information.
    Thank you, you have created a wonderful resource for information that I could not have gotten anywhere else.
    Bea

  7. Jo-Anne Hiscock nee Bourdages

    Marguerite Pigarouiche and Pierre Lamoureux are Ancestors to me through my Paternal Grandmother Sophie Adeline Gagnon (Gutcher) Bourdages, and her sister, my maternal Grandmother Sarah Elizabeth Gagnon (Gutcher) Duguay. Their mother was Sophie (Zepherine Romain) Gutcher Gagnon. Zepherine’s parents were William Joseph Romain and Sophie (Zepherine) Desrosiers. I have much more information on this line.
    Please reply to me at my email address. Thank you for your inforamtion

    Jo-Anne Hiscock (nee Bourdages)

  8. Pierrette St-Germain

    Ma soeur a fait faire l’arbre généalogique et le premier de mes ancêtres qui est venu en Nouvelle-France est Pierre Lamoureux dit Saint-Germain. Son père est Jean-Gabriel Lamoureux et sa mère Marie-Madeleine de Vienne. Ils sont d’un petit village du Poitou(Charentes)nommé Confolens. Comme Marguerite Pigarouiche est aussi mon ancêtre, je suis de la descendance de Louis Lamoureux (dit Saint-Germain)et de Cécile Prud’homme.
    Pierre Lamoureux était un soldat de la Compagnie La Fouille du Régiment de Carignan arrivé à Trois-Rivières en 1665.

    Vous pouvez m’écrire si vous en savez plus…

    Je suis née à Ottawa et je suis bilingue (français et anglais).

  9. Sa'n

    Très intéressant article.
    Je n’ai pas d’ancêtres connus de vos lignées mais une ancêtre de mon côté maternelle était aussi originaire de la région de l’Île aux Allumettes. Son nom était Bahmahmaadjimiwin-Gisis et son nom de baptême Marie-Jehanne. Elle était l’épouse du bien connu Jean Nicolet dit De Belle Borne.
    J’ai plus d’ancêtres du côté des Mi’kmaq.

    Je serais intéressé à des copies pdf des documents concernant vos ancêtres seraient un bel ajout à ma collection. Je troque les documents de cette époque de la Nouvelle-France, de l’Acadie et de la Nouvelle Angleterre.

  10. Martine St-Germain

    Bonjour,

    Marguerite et Pierre sont mes ancêtres direct. Ma première source.

    Merci.

    Martine St-Germain

  11. Gary Procop

    Merci beaucoup, merveilleusement fait.
    Je suis descendu de Marie-Renée Lamoureux, la fille de Pierre Lamoureux et Marguerite Pigarouiche.
    Une bonne santé, cousin.
    Gary W. Procop

  12. Jody Cavanaugh

    hello How wonderful to read this.. Just last week i finally found out, after a year of searching, that my Direct matrilineal line goes back Mother’s mother’s mother’s mother etc.. all the way back to Marguerite Oupitaouabamoukou Pataouabanoukone (Oupitaouabamoukou) .. and I have enjoyed reading about Etienne.. although i am very interested in what I have just read about Marguerite… I very much thank you for this. Regards, Jody Luanne Cavanaugh

  13. Catherine Dallaire

    I am also related to Marguerite Pigarouiche on my father’s side. Seems that many family lines in Ontario and Quebec descended from this common ancestor.

  14. Manon St-Germain

    Ce sont aussi mes ancêtres! Merci pour ces renseignements. J’ai mon arbre généalogique depuis 2 ans et j’en suis fière. Du côté de mon père, on est même parents avec Louis Riel Sa mère était mon arrière-arrière grand-mère.) J’ai donc du sang amérindien et métis dans les veines.


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