Catherine Leroux

Ancêtre de la lignée féminine

d’Élisabeth Dagenais

Naissance

Catherine Leroux est née  vers  1650, en plein cœur de Paris dans la paroisse Saint Sulpice. Ses parents étaient Henri Leroux et Isabelle Chardon.

Église Saint-Sulpice vers 1665

Elle était orpheline de père quand elle arrivée en Nouvelle-France. Bien qu’elle ne fasse pas partie de la haute société, on peut penser qu’elle venait d’un milieu assez fortuné puisqu’elle arrive  avec une dot de 800 livres, ce qui était exceptionnellement élevé. Un autre indice de ses origines plus aisées : elle sait écrire et signe d’une main assurée.

Fille du roi

Comme fille du roi, elle bénéficie d’une dot supplémentaire de 50 livres, ce qui en fait un très bon parti. C’est probablement sa condition d’orpheline qui pousse Catherine à s’embarquer au printemps 1670 sur le navire Nouvelle-France.

Elle arrive à Québec le 31 juillet 1670, à l’âge de 20 ans environ.

Mariage

À peine deux mois plus tard, le 3 septembre 1670, elle signe un contrat de mariage avec Nicolas Goulet, contrat qui sera annulé parce qu’elle réalise rapidement qu’elle préférerait épouser son frère cadet, René.

Le contrat de mariage avec René Goulet est signé le 13 octobre 1670 et le mariage a lieu le 29 octobre suivant à Château Richer, sur la côte de Beaupré. Nicolas, l’aîné des Goulet, ne se mariera que deux ans plus tard avec Sainte Cloutier.

C’est l’abbé Filion qui exerce les fonctions curiales de la paroisse et qui bénit le mariage en présence de trois témoins : Pierre Lepousliere, Pierre Maheust et Francois Voisinas.

René Goulet
René Goulet  l’époux de Catherine Leroux  est le fils du meunier Jacques Goulet et de Marguerite Mulier. Nés dans le Perche, ses parents se marient à La Potherie-au Perche en France  1645, soit un an avant de migrer en Nouvelle-France.

René Goulet a exercé le métier de charron

René Goulet est le troisième fils né d’une famille de 12 enfants. Il est né le 14 décembre 1647 à Sillery. Il  n’a que 19 ans au moment de son mariage avec Catherine Leroux.

La famille

Le couple s’installera d’abord à l’Ange Gardien, sur la côte de Beaupré dans la paroisse des parents Goulet. Cinq filles naîtront de cette union.


L’aînée, Marguerite, notre ancêtre naît le 1er mars 1673, sa sœur Catherine ne naîtra que 5 ans plus tard, le 26 novembre 1677.

Une autre fille nommée Marie naît 10 ans plus tard, le 2 février 1687 à l’Ange Gardien.

L’année suivante, Catherine met au monde Marie Ursule à Québec le 23 juillet 1688.

Quand arrive la dernière enfant Marie-Thérèse le 11 avril 1691, la famille est déménagée à Lachenaie. Catherine Leroux est âgée d’environ 41 ans.

Un aller-retour en France


Notre ancêtre serait retournée en France vers 1681. Avant son départ, soit le 15 avril 1681. Nous savons que son mari a emprunté 800 livres à René Mathieu pour payer les frais du  voyage. Au recensement de 1681, en effet, René Goulet est seul avec ses deux filles, Marguerite et Catherine.

Il semble que notre aïeule soit revenue  la même année en Nouvelle-France.

Nous ignorons les raisons de ce départ. Avait-elle des affaires de familles à régler ? Un héritage pressenti ? Ou simplement, comme certains l’ont prétendu, a-t-elle vécu une crise d’ennui ?

Décès de son époux René Goulet

René Goulet  est inhumé à Lachenaie le 28 juillet 1717, à l’âge de 66 ans. Catherine Leroux  va alors prendre charge les affaires financières. En 1727 et 1728, sa signature apparaît dans des contrats notariés. Elle contracte des obligations importantes : 350 livres pour des fournitures envers le marchand Pierre Magnan, puis 209 livres envers Pierre Trudeau.

Testament

Onze ans après le décès de son mari, le 19 avril 1728, on la retrouve malade à l’hôtel-Dieu de Montréal en train de dicter son testament au notaire Adhémar.

Elle lègue, entre autres, 60 livres au curé La Comble de Lachenaie pour faire dire des messes pour le repos de son âme. Vingt minots de blés sont donnés à l’Hôtel-Dieu pour les pauvres. Elle règle ses dettes envers les marchands en vendant la moitié de sa terre de Lachenaie.

Catherine Leroux meurt le 3 mai 1728 entre huit et neuf heures du soir, comme le précise le registre  de l’Hôtel-Dieu de Montréal où elle est inhumée deux jours plus tard. Le prêtre Julien qui signe l’acte lui donne environ 75 ans.

De mères en filles jusqu’à Élisabeth Dagenais

La fille aînée de Catherine Leroux, Marguerite Goulet épouse Michel Feuillon en 1699 à Repentigny.

Leur fille, Marguerite Feuillon (Filion), épouse Joseph Graton en 1720 à Saint-François-de-Sales, île Jésus.

De cette union naîtra Gabrielle Graton qui épousera François Ouimet en 1752 à Saint-Louis de Terrebonne.

Une de leur fille, Suzanne Ouimet, après son mariage en 1790 avec Michel Robin dit Lapointe mettra au monde une fille nommée Émilie.

Émilie Robin Lapointe se marie en 1822 à Terrebonne avec Léon Leclair.

Une de leurs filles, Marguerite Elmina Leclerc épouse Joseph Octave Robin Lapointe à Terrebonne en 1862.

C’est de cette union que naîtra Marie Albina Lapointe, la mère d’Élisabeth qui épouse Oscar Dagenais le 24 octobre 1882 à Saint-Jérôme.

Élisabeth Dagenais épouse Albert Vaillancourt le 10 janvier 1910.

LIGNÉE DE Catherine Leroux

Marie Vaillancourt

Bibliographie

Langlois, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), Tome IV (N à Z), La Maison des Ancêtres, ANQ.p 266

PRDH Programme de recherche en démographie historique de l’Université de Montréal

Prévost, Robert, Portraits de familles pionnières, Tome 1,  p112 à 116

Site Internet Les généalogistes associés




Un commentaire de “Catherine Leroux”

  1. Gilles Goulet

    Bonjour madame Vaillancourt,
    Je viens tout juste de lire la page que vous avez publié sur votre site concernant Catherine Leroux. Je suis généalogiste amateur depuis plus de 25 ans et je partage sur mon blogue l’histoire des familles GOULET, et votre texte m’a beaucoup intéressé, surtout qu’il est en lien avec mon ancêtre Jacques Goulet.

    La présente a pour but de vous demander la permission de publier la page en question sur mon blogue.

    Merci et continuez votre beau travail, car nous avons tous un devoir de mémoire à perpétuer ce qu’on été nos ancêtres.


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