Hélène Desportes et la naissance d’un peuple

 

L’acte de baptême n’a pas été retrouvé, mais les historiens fixent la date de  la naissance d’Hélène Desportes  aux environs de  1620. Ethel Bennett dans le Dictionnaire biographique du Canada estime qu’il s’agit «probablement du premier enfant blanc né sur les bords du Saint Laurent».   Ses parents, Pierre Desportes et Françoise Langlois  seraient arrivés en Nouvelle-France  en même temps qu’Abraham Martin (Plaines d’Abraham) et la sœur de Françoise Langlois, Marguerite Langlois, des familles originaires de Dieppe[1].

On sait que  Louis Hébert s’est installé à Québec  avec  Marie Rollet et  leurs enfants  en 1617. La famille Desportes est  arrivée peu de temps après. Elle faisait  donc partie des toutes premières à venir s’établir ici.

«En 1619, (…) les ouvriers de la compagnie furent mis à contribution pour travailler aux habitations des récollets, à celle de Louis Hébert et, écrit Champlain, à celles du serrurier et du boulanger. On peut aisément supposer que les familles de Pierre Desportes et d’Abraham Martin avaient aussi leurs maisons. Et avec les maisons, viennent les défrichements et les jardins. Un petit bourg naissait. En 1620, soixante personnes hivernaient..»[2]

 

Selon Bennett[3], le père d’Hélène «devait jouir d’un certain prestige parmi les habitants et il savait sans doute écrire, car c’est lui qui signa, au nom des habitants, la pétition adressée au roi en 1621».

On sait peu de choses sur cette famille Desportes, mais il  semble bien,  selon Léon Roy[4], qu’elle soit retournée  en France, en 1629, quand les frères Kirke  ont occupé Québec.  Après cette date, on ne trouve  plus traces ici des parents Desportes. Seraient-ils décédés en France?   Leur fille, par contre,  accompagnée sans doute par  son oncle Abraham Martin et de sa tante Marguerite Langlois revient vers 1634  alors que Québec est à nouveau aux mains des Français.

Les parents d’Hélène ne donc sont pas présents  le 1er octobre 1634 au mariage de leur fille âgée d’environ  14 ans. Elle épouse Guillaume Hébert, nul autre que  le fils de Louis Hébert.

 

Mariage de Guillaume Hébert et d’Hélène Desportes

 

Le monde est bien petit dans la colonie et ce petit monde sera bientôt ébranlé par un événement majeur: Samuel de Champlain  va mourir le 25 décembre 1635.   Dans son testament,  le fondateur de Québec donne tous ses biens à  la Vierge Marie à qui il voue une reconnaissance infinie  depuis que  le Traité de Saint-Germain-en-Laye a  redonné Québec à la France.

 

Écriteau photographié dans l’église de Brouage lieu de naissance de Champlain. Septembre 2010.

 

Il s’exprime en ces termes :

«Je désire donc, ô mon Dieu, que la très saincte Vierge, vostre Mère, soit héritière de ce que j’ay ici de meubles, d’or et d’argent. Je donne donc à la chapelle de ce lieu dédiée en son nom et appelée vulgairement Nostre-Dame-de-Recouvrance tout ce qui se trouvera icy m’appartenir, fors et excepté ce qui s’ensuit, dont je luy demande permission de disposer en faveur de quelques personnes.»[5]

Françoise Desportes faisait partie de ces quelques rares  personnes. Elle aurait reçu en héritage  des biens qui peuvent nous paraître aujourd’hui bien dérisoires : quelques épingles et des étoffes[6], des objets pourtant fort  rares et précieux dans le contexte.

Le 3 novembre 1636, Guillaume Hébert et Hélène Desportes  auront un premier enfant, un fils prénommé Joseph. Puis naîtront Françoise, notre ancêtre,  le 23 janvier 1638 et Angélique baptisée le 2 août 1639. Hélas, deux mois à peine après la naissance du troisième,  Hélène  Desportes se retrouve veuve et bien démunie. Le notaire Piraube fait ainsi l’inventaire de ses biens :

«Sa maison est « assise » à Québec proche de l’église paroissiale. On trouve six boisseaux de ble de sarrasin dans sa grange, plusieurs gerbes de pois « en tas secs lesquelles pourries qu’ elles ne pouvoient estre pour lors remuee pour les compter et qu’a longtemps d’icy elles ne peuvent estre battties a cause du petit nombre de personnes et des urgentes occupations ou sont arrestez tous les jours les habitants de cette nouvelle colonie»[7]

On le voit, la petite famille vit bien misérablement. Selon Marcel Trudel, «la vente de ses biens meubles à la criée rapporte 367 livres, mais la maison est jugée délabrée et inhabitable : les réparations coûteraient plus qu’un logis neuf.»[8] Hélène Desportes devra elle-même payer 45 livres pour  récupérer un lit de plume, une couverte blanche, deux paires de draps et une paillasse.[9]

Les coutumes de l’époque exigent de protéger l’héritage des enfants du premier lit en nommant un tuteur. Une requête est donc faite par Hélène Desportes pour l’élection d’un garant pour ses trois enfants, descendants de Louis Hébert. Ce document authentique a été conservé, si bien qu’il nous est possible d’y observer clairement la signature de notre ancêtre.

Requête pour l’élection d’un tuteur pour ses enfants nés du premier mariage

 

Second mariage

Une femme avec trois enfants ne peut rester longtemps seule dans la colonie. Hélène ne tardera donc  pas à conclure un second mariage. Elle épouse Noël Morin le 9 janvier 1640.

Le nom de Noël Morin apparaît pour la première fois en terre d’Amérique au moment de la signature du contrat de mariage en décembre 1639. Ce charron originaire de Brie -Comte-Robert avait été recruté par Robert Giffard. Le gouverneur Montmagny lui concèdera  une terre de quarante perches dans la haute ville de Québec à l’emplacement de la maison de Guillaume Hébert.[10] Douze enfants naîtront de cette union.

  • Agnès,  le 21 janvier 1641
  • Germain, le 14 janvier 1642.
  • Louise, le 27 avril 1643
  • Nicolas, le 26 avril 1644
  • Jean-Baptiste, le 22 mai 1645
  • Marguerite, le 29 septembre 1646
  • Hélène, le 30 septembre 1647
  • Marie, le 19 mars 1649
  • Alphonse, le 12 décembre 1650
  • Noël, le 12 octobre 1652
  • Charles, le 29 août 1654
  • Marie-Madeleine, le 28 décembre 1656

Au total, Hélène Desportes aura dont mis au monde quinze enfants. Au surplus, elle aidera les autres mères de Québec à donner la vie puisqu’elle agira comme sage-femme et transmettra plus tard ses connaissances à sa fille Françoise Hébert.

 

 

En 1645, Noël Morin a reçu une terre à la côte Sainte-Geneviève. C’est  à cet endroit que la famille s’installe. Au recensement de 1667, on déclare avoir y mis en valeur 40 arpents de terre et posséder 12 bêtes à cornes.

 

La banlieue de Québec en juin 1663 selon Marcel Trudel.

 

Entretemps, en 1663, Morin  reçoit en concession de Jean de Lauzon un arrière-fief à Montmagny et devient ainsi  «seigneur de la Rivière La Caille»  (qui deviendra plus tard l’arrière-fief de Saint-Luc). Dans le document qui suit Morin prête foi et hommage au seigneur  Louis Couillard.

 

Extrait de l’acte de foi et hommage rendu par Noël Morin.

 

En 1671, les enfants ont grandi. La petite dernière est maintenant en âge de se marier. Hélène Desportes et Noël Morin songent à leurs vieux jours. Comme c’était la coutume à l’époque, ils donnent à leurs fils Alphonse et Charles Morin, tous les biens et revenus à condition qu’ils prennent soin de leurs parents.

Quatre ans plus tard le 24 juin 1675, Hélène Desportes meurt. Elle était âgée de cinquante-quatre ans. Elle sera inhumée  à Montmagny. La  terre  de la côte Sainte-Geneviève sera alors vendue et  on en récoltera 3000 livres.

Ainsi, à force de labeur et de persévérance, malgré les embûches et les nombreuses bouches à nourrir, la situation de la famille s’était grandement améliorée depuis le décès du premier mari d’Hélène Desportes.

Cette contrée de forêt  où elle avait débarqué étant enfant s’était peuplée peu à peu. Les hivers avaient été rudes. Il avait fallu se défendre contre les Iroquois, puis les soldats du régiment de Carignan étaient arrivés à la rescousse. Avec la venue des filles du roi,  des familles s’étaient formées, des bourgs et des villages se construisaient. Première enfant européenne née ici, Hélène Desportes, sage-femme, elle-même mère de quinze enfants,  aura non seulement assisté à la naissance du peuple du Québec, mais elle y aura aussi grandement contribué. De nombreux Québécois la comptent parmi leurs ancêtres.

Marie Vaillancourt

[1] Fichier Origine.

[2] Carpin, Gervais, Les migrations vers la Nouvelle-France au temps de Champlain, Champlain La naissance de l’Amérique française sous la direction de Raymonde L’Italien et de Denis Vaugeois, Septentrion p. 172.

[3] Bennet, Ethel M.G. Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1

[4] Roy, Léon, Desportes et sa descendance, Mémoires de la société généalogique canadienne-française, vol 2, 1946-1947. P. 167.

[5]Citation de  Samuel de Champlain  par Deslandes, Dominique, Samuel de Champlain et la religion, Champlain La naissance de l’Amérique française sous la direction de Raymonde L’Italien et de Denis Vaugeois, Septentrion p. 202.

[6] Ibidem.

[7] Langlois, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Vol II, p. 464.

[8] Trudel, Marcel, Catalogue des immigrants.

[9] Langlois, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Vol II, p. 464.

[10] Langlois, Michel, Langlois, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois,vol III, p. 483.

 

Sources

Bennet, Ethel M.G. Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1

Carpin, Gervais, Les migrations vers la Nouvelle-France au temps de Champlain, Champlain La naissance de l’Amérique française sous la direction de Raymonde L’Italien et de Denis Vaugeois, Septentrion.

Deslandes, Dominique, Samuel de Champlain et la religion, Champlain La naissance de l’Amérique française sous la direction de Raymonde L’Italien et de Denis Vaugeois, Septentrion

Fichier Origine.

Langlois, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Vol II.

Roy, Léon, Desportes et sa descendance, Mémoires de la société généalogique canadienne-française, vol 2, 1946-1947.

Trudel, Marcel, Catalogue des immigrants, Éditions Hurtubise. 570p.

Illustrations

(1)    LeNain. Intérieur de grange. Détail.

(2)    Back, Francis, détail, source Champlain, La naissance de l’Amérique française

(3)    LeNain, Vie paysanne détail




16 commentaires de “Hélène Desportes et la naissance d’un peuple”

  1. Jean Michel

    J’aime toujours autant lire les histoires de ces gens qui ont formés un peuple.
    Beau texte et toujours aussi belles images
    merci

  2. Lise

    Merci infiniment pour ces précieuses informations.
    Elle m’éclairent sur mes ancêtres pour lesquels j’éprouve fierté et reconnaissance.
    Notre famille s’enrichit de ces connaissances que tu as su dénicher.

  3. Alexis

    Merci Marie pour cet article fascinant.

    Avec tout ça, on a vraiment l’impression d’assister à la naissance de la colonie. Elle devait y être attachée pour revenir après la prise de possession des frères Kirke et les épisodes de disettes qui y furent associés (déjà que ce n’était pas l’abondance). Aussi, cet inventaire des biens où l’on voit que les pois pourrissent donne un avant-goût de l’intense labeur qui devait occupé les colons : quand on n’a pas le temps d’aller secouer les pois, c’est parce qu’il y a ben de l’ouvrage ! Je regardais finalement les dates de naissance de ses enfants : ouf ! À cinquante-six ans, elle devait se sentir bien vieille…

    Merci encore ! Les documents présentés ajoutent beaucoup à l’appréciation de cet article.

  4. Claire

    Chère Marie,

    Je suis tout de suite allée vérifier dans mon grand arbre et je suis, moi aussi, descendante de Guillaume Hébert et de Hélène Desportes, tout comme d’Abraham Martin dit l’Écossois et de Marguerite Langlois.
    Merci pour cette histoire bien racontée que je peux ajouter aux événements datés de mes recherches en mentionnant les sources, bien évidemment.
    Ton travail est toujours excellent. Merci

  5. Lucie

    Merci beaucoup Marie pour cet article formidable.

    Que j’aime ça lire ces vies concernant nos ancêtres.
    Leur courage et leur espoir m’inspirent au plus haut point.
    La fierté est le sentiment qui m’habite.
    C’est un beau cadeau que tu nous fais de partager ces belles connaissances avec nous.
    Au plaisir!

  6. Louise

    Article très intéressant et bien écrit comme toujours. J’attends le prochain avec impatience.
    Merci!

  7. Claude

    Bonjour Marie,

    Ces histoires sont toujours aussi étonnantes… Que de courage pour bâtir un pays à l’autre bout du monde (à l’époque). Tout cela en donnant naissance à un enfant par année, ou presque. Quand on a un immense territoire à peupler, on ne lésine pas!
    Bravo encore une fois pour ton travail…

    Claude

  8. Thérèse Simard

    Chère Marie,

    Comme Claire, je suis allée vérifier dans mon grand arbre et je suis, moi aussi, descendante de Guillaume Hébert et de Hélène Desportes, tout comme d’Abraham Martin dit l’Écossois et de Marguerite Langlois.
    Merci pour cette histoire bien racontée que je peux ajouter aux événements datés de mes recherches en mentionnant les sources, bien évidemment.
    Ton travail est toujours excellent. Merci Thérèse

  9. Jean-François

    Cette histoire est fabuleuse et remarquable. je suis l’un des descendants de Anne Brandon, une Fille du Roy arrivée à Québec le 18 juin 1665 et mariée à Pierre Dagenais dit Lépine le dimanche 17 novembre de la même année.

    L’autre jour, je suis tombée sur votre texte de la Coulée Grou et je n’en revenais toujours pas, surtout de constater que ce récit des combats entre les Iroquois et les colons terrifiés à l’idée de se faire massacrer et torturer puisse nous hanter, même après 325 ans !

    Depuis la création de mon blogue, je n’ai toujours reçu aucune visite et cela m’exaspère. Je ne sais pas quoi faire pour attirer des visiteurs. Peut-être que vous, avec votre expérience, sauriez-vous m’aider ?

    Merci à l’avance. J’aime ce que vous publiez. Bonne journée !

    Jean-François Dagenais
    Chroniques ancestrales (http://chroniquesancestralesqc.blogspot.ca/)

  10. Lise-Andrée Morin

    Bonjour,
    Je suis une descendante directe de Noel Morin et d’Helene Desportes.
    Mon ancêtre adopta les trois enfants de guillaume Hebert. Je vais inclure dans ma genealogie vos commentaires sur notre ancetre commune.C’est par le bias de Pierre Lagace et de sa chronique qye j’ai eu acces å vos ėcrits. Dernierement, il a aussi publie un article qui retrace l’Adn d’Helene Desportes et de sa tante Marquerite Langlois. Comme cette Adn est transmise par les femmes, nous avons donc le meme ma chere cousine genealogique.
    Je m’excuse pour les accents, je ne suis pas encore familiere avec ma Tablette et je suis en voyage loin de mon ordinateur.
    Lise-Andr/e

  11. Jacinthe Morin

    Bravo pour ce beau travail et cette recherche! Il y a certains documents intéressants, dont je n’avais pas réussi à retracer les originaux. J’aime bien la mise en page également. Je suis aussi une descendante de Guillaume Hébert et Hélène Desportes, à la fois du côté paternel et maternel, donc comme Lise-Andrée,une autre cousine généalogique!Cependant, mon ancêtre direct Charles Morin de la région de la région de Montmagny, est souvent confondu, à tort, avec Charles Morin, le fils de Noël Morin et Hélène Desportes. Pas étonnant, puisqu’il existe des liens assez étroits entre nos deux familles Morin, un constat fait lorsque j’ai reconstitué en partie mon arbre généalogique. Après avoir effectué des vérifications dans les registres paroissiaux de St-François-de-la-Rivière-Sud (non loin de Montmagny)ainsi que ceux de Montmagny et ceux de St-Pierre-de-la-Rivière-Sud, j’en viens à la conclusion que mon ancêtre est un descendant de Pierre Morin,venu d’Acadie. Charles Morin, le fils d’Hélène Desportes et Noël Morin, est décédé à l’âge de 17 ans le 04 octobre 1671, sans descendance connue. Puisque Noël Morin est décédé après cette date, il est fort improbable que cette terre fut léguée à son fils Charles Morin. J’ai même fait des vérifications auprès des descendants de Pierre Morin, ainsi que la société de généalogie de l’endroit pour m’en assurer en 2010. J’ai également recensé un Charles Morin, petit-fils de Noël Morin et Hélène Desportes,fils d’Alphonse Morin et Marie Magdeleine Normand baptisé le jour où l’on enterrait cette dernière et il est décédé quelques jours plus tard(anecdote:la marraine de cet enfant est une de mes ancêtres). Son frère Louis meurt le mois suivant.(Source: Registre paroissial de 1690 Montmagny (ville anciennement appelée « Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille »).

  12. Esther Ross

    Bonjour,
    Je viens de découvrir votre site, qui m’impressionne vraiment. J’ai une question : dans la fiche PRDH no 57143, qui est au nom d’Adrien Sédillot, né le 18 décembre 1639, Guillaume Hébert est présent, avec sa femme Hélène Desportes. Or, dans votre texte, vous affirmez que Guillaume est mort 2 mois après la naissance d’un enfant, qui était né en août 1639. Comment savoir la date réelle de son décès?
    Merci pour le temps que vous investissez à documenter d’une façon si intéressante. Vous êtes manifestement généreuse et passionnée d’histoire.

  13. Esther Ross

    L’épouse de Louis Hébert s’appelait Marie Rollet, plutôt que Rollin.
    Voir http://www.ville.quebec.qc.ca/toponymie/repertoire/fiche.aspx?idFiche=953

    Votre article est très intéressant!

  14. Marie

    Le nom de famille de l’épouse de Louis Hébert est bien Marie Rollet. Merci de m’avoir signalé cette erreur. J’ai fait la correction. Concernant la date de décès de leur fils Guillaume, le PRDH (fiche 25064)donne le 23 septembre 1639 à Québec et précise «BIEN QUE SON ACTE DE SÉPULTURE NE NOUS SOIT PAS PARVENU, LA DATE ET LE LIEU DE SON DÉCÈS SONT CONNUS GRÂCE À UN INVENTAIRE DU 21 OCTOBRE 1639 (NOTAIRE PIRAUBE) QUI LES MENTIONNENT EXPLICITEMENT».

    Sur la fiche concernant la naissance d’Adrien Sédillot, le PRDH mentionne en effet la présence de Guillaume Hébert, mais il s’agit là selon moi probablement d’une erreur car dans l’acte de baptême d’Adrien Sédillot que j’ai consulté, je lis : Hélène Desportes épouse de Guillaume Desportes commis et habitant en Canada fut marraine. Le prêtre ignorait peut-être qu’il était mort, en tout cas, selon moi, il ne mentionne pas qu’il est présent. J’ai l’intention de signaler la chose au PRDH.

    Merci pour votre aimable commentaire concernant mon blogue.

    Marie

  15. claudette favron

    Très intéressant comme site. Vos histoires, entre autre, sont passionnantes. Et c’est ce que qui me passionne le plus, dans mes recherches généalogiques.

    Je fais de la généalogie, mais aussi de l’histoire car sinon ce ne serait que dates et noms. Lorsque je fais une branche, j’y écris toutes les personnes, car selon moi, les femmes ont grandement contribué a faire de notre pays, ce pays si particulier. Sans elles et leurs nombreuses progénitures, il serait encore a défricher et elles sont, malheureusement, trop souvent oubliées.

    Dans vos histoires de famille, j’y ai retrouvé de nombreux ancêtres car j’ai lu dans une revue d’histoire que si on remonte de 8 a 10 générations, 98% de la population sont en lien de parenté. Plus j’inscris les ancêtres en remontant aux pionniers, plus cela se révèle vrai. Parfois même, je suis descendante de 2 soeurs ou frères dans la même branche. Il y eu même 5-6 mariages Pelletier et Favron et tous de Saint-Augustin de Desmaures.

    On peut presque dire que nous sommes tous, descendant des 1000 personnes qui immigrèrent au début de la colonie.

  16. Cloutier Simon

    Bonjour, cher Dame, Félicitation pour le texte et cette page majeur de notre culture ancestral. Je suis descendant de Zacharie Cloutier et de Sainte Dupont. Fonder des famille au XVIIsiècle fut un labeur et remplis de courage et tant d’honneur que toutes les origines des noms de familles descendants des Filles du Roi et des soldats qui à l’époque ne connaissaient rien de cette nouvelle Terre D’Accueil.

    J’ai fait mon arbre Généalogique. Tous se voisinaient et s’entraidaient chaleureusement selon les écrit et texte que j’ai pu parcourir depuis 1978. J’ai 60 ans et je suis toujours passionné par de nouvelles information ou autre recherche pouvant nous renseigner sur nos ancêtres. Et depuis j’ai de nombreuses ressources remontants au famille de Hélène Desportes et Guillaume Hébert,et son 2e mariage avec Noël Morin et des familles qui suivirent. Des grosses familles de 10 enfants et + fut la richesses de notre passé.


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