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	<title>Nos ancêtres de la Nouvelle-France</title>
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		<title>Hélène Desportes  et la naissance d&#8217;un peuple</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 21:25:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; L’acte de baptême n’a pas été retrouvé, mais les historiens fixent la date de  la naissance d’Hélène Desportes  aux environs de  1620. Ethel Bennett dans le Dictionnaire biographique du Canada estime qu’il s’agit «probablement du premier enfant blanc né sur les bords du Saint Laurent».   Ses parents, Pierre Desportes et Françoise Langlois  seraient arrivés [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: center;"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/helene-desportes-la-premiere/attachment/famille-epoque-louis-xiv-le-nain-interieur-de-grange1-4/" rel="attachment wp-att-2967"><img class="aligncenter size-full wp-image-2967" title="famille   époque louis XIV Le Nain Intérieur de grange1" alt="" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2013/04/famille-époque-louis-XIV-Le-Nain-Intérieur-de-grange1-3.jpg" width="319" height="304" /></a></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’acte de baptême n’a pas été retrouvé, mais les historiens fixent la date de  la naissance d’<a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/helene-desportes-la-premiere/attachment/helene-desportes/" rel="attachment wp-att-2945">Hélène Desportes</a>  aux environs de  1620. Ethel Bennett dans le Dictionnaire biographique du Canada estime qu’il s’agit «probablement du premier enfant blanc né sur les bords du Saint Laurent».   Ses parents, Pierre Desportes et Françoise Langlois  seraient arrivés en Nouvelle-France  en même temps qu’Abraham Martin (Plaines d’Abraham) et la sœur de Françoise Langlois, Marguerite Langlois, des familles originaires de Dieppe<a title="" href="#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p>On sait que  Louis Hébert s’est installé à Québec  avec  Marie Rollin et  leurs enfants  en 1617. La famille Desportes est  arrivée peu de temps après. Elle faisait  donc partie des toutes premières à venir s’établir ici.</p>
<blockquote><p>«En 1619, (…) les ouvriers de la compagnie furent mis à contribution pour travailler aux habitations des récollets, à celle de Louis Hébert et, écrit Champlain, à celles du serrurier et du boulanger. On peut aisément supposer que les familles de Pierre Desportes et d&rsquo;Abraham Martin avaient aussi leurs maisons. Et avec les maisons, viennent les défrichements et les jardins. Un petit bourg naissait. En 1620, soixante personnes hivernaient..»<a title="" href="#_ftn2">[2]</a></p></blockquote>
<p><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/helene-desportes-la-premiere/attachment/francis-back-artisans-en-train-de-construire1/" rel="attachment wp-att-2922"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2922" title="Francis Back- Artisans en train de construire1" alt="" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2013/04/Francis-Back-Artisans-en-train-de-construire1-530x440.jpg" width="530" height="440" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Selon Bennett<a title="" href="#_ftn3">[3]</a>, le père d’Hélène «devait jouir d’un certain prestige parmi les habitants et il savait sans doute écrire, car c’est lui qui signa, au nom des habitants, la pétition adressée au roi en 1621».</p>
<p>On sait peu de choses sur cette famille Desportes, mais il  semble bien,  selon Léon Roy<a title="" href="#_ftn4">[4]</a>, qu’elle soit retournée  en France, en 1629, quand les frères Kirke  ont occupé Québec.  Après cette date, on ne trouve  plus traces ici des parents Desportes. Seraient-ils décédés en France?   Leur fille, par contre,  accompagnée sans doute par  son oncle Abraham Martin et de sa tante Marguerite Langlois revient vers 1634  alors que Québec est à nouveau aux mains des Français.</p>
<p>Les parents d’Hélène ne donc sont pas présents  le 1<sup>er</sup> octobre 1634 au mariage de leur fille âgée d’environ  14 ans. Elle épouse Guillaume Hébert, nul autre que  le fils de Louis Hébert.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2924" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/helene-desportes-la-premiere/attachment/hebert-desportes-2/" rel="attachment wp-att-2924"><img class="size-medium wp-image-2924" title="Hébert - Desportes" alt="" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2013/04/Hébert-Desportes1-530x154.jpg" width="530" height="154" /></a><p class="wp-caption-text">Mariage de Guillaume Hébert et d&rsquo;Hélène Desportes</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le monde est bien petit dans la colonie et ce petit monde sera bientôt ébranlé par un événement majeur: Samuel de Champlain  va mourir le 25 décembre 1635.   Dans son testament,  le fondateur de Québec donne tous ses biens à  la Vierge Marie à qui il voue une reconnaissance infinie  depuis que  le Traité de Saint-Germain-en-Laye a  redonné Québec à la France.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2926" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/helene-desportes-la-premiere/attachment/eglise-de-brouage-ecriteau/" rel="attachment wp-att-2926"><img class="size-medium wp-image-2926" title="Église de Brouage (écriteau)" alt="" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2013/04/Église-de-Brouage-écriteau-530x354.jpg" width="530" height="354" /></a><p class="wp-caption-text">Écriteau photographié dans l’église de Brouage lieu de naissance de Champlain. Septembre 2010.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il s’exprime en ces termes :</p>
<blockquote><p>«Je désire donc, ô mon Dieu, que la très saincte Vierge, vostre Mère, soit héritière de ce que j’ay ici de meubles, d’or et d’argent. Je donne donc à la chapelle de ce lieu dédiée en son nom et appelée vulgairement Nostre-Dame-de-Recouvrance tout ce qui se trouvera icy m’appartenir, fors et excepté ce qui s’ensuit, dont je luy demande permission de disposer en faveur de quelques personnes.»<a title="" href="#_ftn5">[5]</a></p></blockquote>
<p>Françoise Desportes faisait partie de ces quelques rares  personnes. Elle aurait reçu en héritage  des biens qui peuvent nous paraître aujourd’hui bien dérisoires : quelques épingles et des étoffes<a title="" href="#_ftn6">[6]</a>, des objets pourtant fort  rares et précieux dans le contexte.</p>
<p>Le 3 novembre 1636, Guillaume Hébert et Hélène Desportes  auront un premier enfant, un fils prénommé Joseph. Puis naîtront Françoise, notre ancêtre,  le 23 janvier 1638 et Angélique baptisée le 2 août 1639. Hélas, deux mois à peine après la naissance du troisième,  Hélène  Desportes se retrouve veuve et bien démunie. Le notaire Piraube fait ainsi l’inventaire de ses biens :</p>
<blockquote><p>«Sa maison est « assise » à Québec proche de l&rsquo;église paroissiale. On trouve six boisseaux de ble de sarrasin dans sa grange, plusieurs gerbes de pois « en tas secs lesquelles pourries qu&rsquo; elles ne pouvoient estre pour lors remuee pour les compter et qu&rsquo;a longtemps d&rsquo;icy elles ne peuvent estre battties a cause du petit nombre de personnes et des urgentes occupations ou sont arrestez tous les jours les habitants de cette nouvelle colonie»<a title="" href="#_ftn7">[7]</a></p></blockquote>
<p>On le voit, la petite famille vit bien misérablement. Selon Marcel Trudel, «la vente de ses biens meubles à la criée rapporte 367 livres, mais la maison est jugée délabrée et inhabitable : les réparations coûteraient plus qu&rsquo;un logis neuf.»<a title="" href="#_ftn8">[8]</a> Hélène Desportes devra elle-même payer 45 livres pour  récupérer un lit de plume, une couverte blanche, deux paires de draps et une paillasse.<a title="" href="#_ftn9">[9]</a></p>
<p>Les coutumes de l’époque exigent de protéger l’héritage des enfants du premier lit en nommant un tuteur. Une requête est donc faite par Hélène Desportes pour l’élection d’un garant pour ses trois enfants, descendants de Louis Hébert. Ce document authentique a été conservé, si bien qu’il nous est possible d’y observer clairement la signature de notre ancêtre.</p>
<div id="attachment_2928" class="wp-caption aligncenter" style="width: 481px"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/helene-desportes-la-premiere/attachment/desportes-helene-requete-texte-original-1-2/" rel="attachment wp-att-2928"><img class="size-medium wp-image-2928" title="Desportes, Hélène (requête) texte original 1" alt="" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2013/04/Desportes-Hélène-requête-texte-original-11-471x700.jpg" width="471" height="700" /></a><p class="wp-caption-text">Requête pour l&rsquo;élection d&rsquo;un tuteur pour ses enfants nés du premier mariage</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Second mariage</p>
<p>Une femme avec trois enfants ne peut rester longtemps seule dans la colonie. Hélène ne tardera donc  pas à conclure un second mariage. Elle épouse Noël Morin le 9 janvier 1640.</p>
<p>Le nom de Noël Morin apparaît pour la première fois en terre d’Amérique au moment de la signature du contrat de mariage en décembre 1639. Ce charron originaire de Brie -Comte-Robert avait été recruté par Robert Giffard. Le gouverneur Montmagny lui concèdera  une terre de quarante perches dans la haute ville de Québec à l’emplacement de la maison de Guillaume Hébert.<a title="" href="#_ftn10">[10]</a> Douze enfants naîtront de cette union.</p>
<ul>
<li><strong>Agnès</strong>,  le 21 janvier 1641</li>
<li><strong>Germain</strong>, le 14 janvier 1642.</li>
<li><strong>Louise</strong>, le 27 avril 1643</li>
<li><strong>Nicolas</strong>, le 26 avril 1644</li>
<li><strong>Jean-Baptiste</strong>, le 22 mai 1645</li>
<li><strong>Marguerite</strong>, le 29 septembre 1646</li>
<li><strong>Hélène</strong>, le 30 septembre 1647</li>
<li><strong>Marie</strong>, le 19 mars 1649</li>
<li><strong>Alphonse</strong>, le 12 décembre 1650</li>
<li><strong>Noël</strong>, le 12 octobre 1652</li>
<li><strong>Charles</strong>, le 29 août 1654</li>
<li><strong>Marie-Madeleine</strong>, le 28 décembre 1656</li>
</ul>
<p>Au total, Hélène Desportes aura dont mis au monde quinze enfants. Au surplus, elle aidera les autres mères de Québec à donner la vie puisqu’elle agira comme sage-femme et transmettra plus tard ses connaissances à sa fille Françoise Hébert.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/helene-desportes-la-premiere/attachment/vie-paysane-le-nain-detail/" rel="attachment wp-att-2930"><img class="aligncenter size-full wp-image-2930" title="Vie paysane (Le Nain) détail" alt="" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2013/04/Vie-paysane-Le-Nain-détail.jpg" width="340" height="204" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 1645, Noël Morin a reçu une terre à la côte Sainte-Geneviève. C’est  à cet endroit que la famille s’installe. Au recensement de 1667, on déclare avoir y mis en valeur 40 arpents de terre et posséder 12 bêtes à cornes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2929" class="wp-caption aligncenter" style="width: 513px"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/helene-desportes-la-premiere/attachment/terre-de-noel-morin/" rel="attachment wp-att-2929"><img class="size-medium wp-image-2929" title="Terre de Noel Morin" alt="" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2013/04/Terre-de-Noel-Morin-503x700.jpg" width="503" height="700" /></a><p class="wp-caption-text">La banlieue de Québec en juin 1663 selon Marcel Trudel.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Entretemps, en 1663, Morin  reçoit en concession de Jean de Lauzon un arrière-fief à Montmagny et devient ainsi  «seigneur de la Rivière La Caille»  (qui deviendra plus tard l’arrière-fief de Saint-Luc). Dans le document qui suit Morin prête foi et hommage au seigneur  Louis Couillard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2931" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/helene-desportes-la-premiere/attachment/morin-noel-foi-et-hommage1a/" rel="attachment wp-att-2931"><img class="size-medium wp-image-2931" title="Morin, Noël (Foi et hommage)1a" alt="" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2013/04/Morin-Noël-Foi-et-hommage1a-530x268.jpg" width="530" height="268" /></a><p class="wp-caption-text">Extrait de l&rsquo;acte de foi et hommage rendu par Noël Morin.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 1671, les enfants ont grandi. La petite dernière est maintenant en âge de se marier. Hélène Desportes et Noël Morin songent à leurs vieux jours. Comme c’était la coutume à l’époque, ils donnent à leurs fils Alphonse et Charles Morin, tous les biens et revenus à condition qu’ils prennent soin de leurs parents.</p>
<p>Quatre ans plus tard le 24 juin 1675, Hélène Desportes meurt. Elle était âgée de cinquante-quatre ans. Elle sera inhumée  à Montmagny. La  terre  de la côte Sainte-Geneviève sera alors vendue et  on en récoltera 3000 livres.</p>
<p>Ainsi, à force de labeur et de persévérance, malgré les embûches et les nombreuses bouches à nourrir, la situation de la famille s’était grandement améliorée depuis le décès du premier mari d’Hélène Desportes.</p>
<p>Cette contrée de forêt  où elle avait débarqué étant enfant s’était peuplée peu à peu. Les hivers avaient été rudes. Il avait fallu se défendre contre les Iroquois, puis les soldats du régiment de Carignan étaient arrivés à la rescousse. Avec la venue des filles du roi,  des familles s’étaient formées, des bourgs et des villages se construisaient. Première enfant européenne née ici, Hélène Desportes, sage-femme, elle-même mère de quinze enfants,  aura non seulement assisté à la naissance du peuple du Québec, mais elle y aura aussi grandement contribué. De nombreux Québécois la comptent parmi leurs ancêtres.</p>
<div style="text-align: right;">Marie Vaillancourt</div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref1">[1]</a> <em>Fichier Origine</em>.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref2">[2]</a> Carpin, Gervais, <em>Les migrations vers la Nouvelle-France au temps de Champlain</em>, <em>Champlain La naissance de l’Amérique française </em>sous la direction de Raymonde L’Italien et de Denis Vaugeois, Septentrion p. 172.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref3">[3]</a> Bennet, Ethel M.G. <em>Dictionnaire biographique du Canada</em>, vol. 1</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref4">[4]</a> Roy, Léon, <em>Desportes et sa descendance</em>, Mémoires de la société généalogique canadienne-française, vol 2, 1946-1947. P. 167.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref5">[5]</a>Citation de  Samuel de Champlain  par Deslandes, Dominique, <em>Samuel de Champlain et la religion,</em> <em>Champlain La naissance de l’Amérique française </em>sous la direction de Raymonde L’Italien et de Denis Vaugeois, Septentrion p. 202.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref6">[6]</a> Ibidem.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref7">[7]</a> Langlois, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Vol II, p. 464.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref8">[8]</a> Trudel, Marcel, Catalogue des immigrants.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref9">[9]</a> Langlois, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Vol II, p. 464.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref10">[10]</a> Langlois, Michel, Langlois, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois,vol III, p. 483.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Sources<br />
</strong></p>
<p>Bennet, Ethel M.G. <em>Dictionnaire biographique du Canada</em>, vol. 1</p>
<p>Carpin, Gervais, <em>Les migrations vers la Nouvelle-France au temps de Champlain</em>, <em>Champlain La naissance de l’Amérique française </em>sous la direction de Raymonde L’Italien et de Denis Vaugeois, Septentrion.</p>
<p>Deslandes, Dominique, <em>Samuel de Champlain et la religion,</em> <em>Champlain La naissance de l’Amérique française </em>sous la direction de Raymonde L’Italien et de Denis Vaugeois, Septentrion</p>
<p>Fichier Origine.</p>
<p>Langlois, Michel, <em>Dictionnaire biographique des ancêtres québécois</em>, Vol II.</p>
<p>Roy, Léon, <em>Desportes et sa descendance</em>, Mémoires de la société généalogique canadienne-française, vol 2, 1946-1947.</p>
<p>Trudel, Marcel, <em>Catalogue des immigrants</em>, Éditions Hurtubise. 570p.</p>
<p><strong>Illustrations</strong></p>
<p>(1)    LeNain. Intérieur de grange. Détail.</p>
<p>(2)    Back, Francis, détail, source Champlain, La naissance de l’Amérique française</p>
<p>(3)    LeNain, Vie paysanne détail</p>
</div>
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		<item>
		<title>Nos ancêtres notaires</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Sep 2012 19:33:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chartrand]]></category>
		<category><![CDATA[Lapierre]]></category>
		<category><![CDATA[Poitras]]></category>
		<category><![CDATA[Vaillancourt]]></category>

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		<description><![CDATA[Les historiens ont très souvent recours  aux minutes notariales,  véritables mines d&#8217;information pour mieux comprendre la société. En Nouvelle-France, le notaire était parmi les rares personnes à savoir écrire et il jouissait d’une grande influence. Que ce soit pour un prêt, l’achat ou la vente d’un terrain, d’une maison, un contrat d’embauche,  un bail, tout [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les historiens ont très souvent recours  aux minutes notariales,  véritables mines d&rsquo;information pour mieux comprendre la société. En Nouvelle-France, le notaire était parmi les rares personnes à savoir écrire et il jouissait d’une grande influence. Que ce soit pour un prêt, l’achat ou la vente d’un terrain, d’une maison, un contrat d’embauche,  un bail, tout échange commercial incluant le troc,  un contrat de mariage, un testament, l’inventaire des biens, les  habitants avaient fréquemment affaire  avec lui. Il était à la fois leur conseiller et leur confident.</p>
<p><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/1consultation-notaire-nos-ancetres-vie-et-metiers-detail-2/" rel="attachment wp-att-2800"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2800" title="(1)Consultation notaire- Nos ancêtres vie et métiers (détail)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/09/1Consultation-notaire-Nos-ancêtres-vie-et-métiers-détail1-530x557.jpg" alt="" width="530" height="557" /></a></p>
<blockquote><p>Parmi nos ancêtres, voici ceux qui ont exercé la profession de ce côté-ci de l’Atlantique.</p>
<p><strong>Famille Vaillancourt</strong> : <a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/jean-cusson/" rel="attachment wp-att-2804">Jean Cusson</a> (1630-1718), <a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/jean-baptiste-pothier/" rel="attachment wp-att-2807">Jean-Baptiste Pothier</a> (~1650-1711)et <a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/francois-coron/" rel="attachment wp-att-2808">François Coron</a> (1678-1733)<strong></strong></p>
<p><strong>Famille Lapierre : </strong><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/claude-auber/" rel="attachment wp-att-2809">Claude Auber</a> (~ 1616-1694)<a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/jean-cusson-2/" rel="attachment wp-att-2810">Jean Cusson</a>(1630-1718) et <span style="text-decoration: underline;"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/nicolas-senet/" rel="attachment wp-att-2811">Nicolas Senet</a> </span>(~ 1658-1732)<strong></strong></p>
<p><strong>Famille  Poitras </strong>: <a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/claude-auber-2/" rel="attachment wp-att-2812">Claude Auber</a> (~ 1616-1694),<a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/jacques-bourdon/" rel="attachment wp-att-2813">Jacques Bourdon</a> (1645-1724), <a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/jean-baptiste-fleuricour/" rel="attachment wp-att-2814">Jean-Baptiste Fleuricour</a>(~ 1639-1709), <a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/etienne-jacob/" rel="attachment wp-att-2815">Étienne Jacob</a> (~ 1648-&gt; 1721), <span style="text-decoration: underline;"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/charles-lesieur/" rel="attachment wp-att-2816">Charles Lesieur</a></span> (~ 1647-1697) et  <a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/pierre-menard/" rel="attachment wp-att-2817">Pierre Ménard</a> (~ 1636-&lt;&gt; 1698 &amp; 1700).</p>
<p><strong>Famille  Chartrand : </strong><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/claude-auber-3/" rel="attachment wp-att-2818">Claude Auber</a> (~ 1616-1694) et <a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/pierre-menard-2/" rel="attachment wp-att-2819">Pierre Ménard</a> (~ 1636-&lt;&gt; 1698 &amp; 1700).</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>Le notariat en Nouvelle-France</strong></h5>
<p>Les origines du notariat remontent au Moyen-âge. En France,  la profession a d’abord été modelée et encadrée selon des coutumes propres à chaque région. Dans la colonie d’Amérique, c’est la  <em>Coutume de Paris</em> qui s’est imposée. Au début, des  greffiers ou des  tabellions seront  chargés de donner un caractère légal aux ententes.<a title="" href="#_ftn1">[1]</a> Mais bien souvent, en absence d’officiers reconnus, les contractants ont  dû se contenter de la parole donnée.</p>
<blockquote><p>«Dans cette colonie nouvelle, composée en majeure partie de gens de mer et de trafiquants, les conventions entre les particuliers furent purement verbales et abandonnées à la foi des contractants.»<a title="" href="#_ftn2">[2]</a></p>
<p align="right">- J.-Edmond Roy</p>
</blockquote>
<p>Les deux premiers contrats de mariage réalisés ici ont été faits sous seing privé et il se trouve, par hasard, que les couples concernés étaient nos ancêtres.</p>
<p>Le 27 juillet 1636, c’est <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/jean-guyon/" rel="attachment wp-att-2823">Jean Guyon</a></span></strong>  un maçon qui rédigera et signera le premier contrat de mariage en Nouvelle-France pour <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/robert-drouin/" rel="attachment wp-att-2824">Robert Drouin</a> et Anne Cloutier</span></strong>.</p>
<p align="center"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/2-guyon-jean-signature2/" rel="attachment wp-att-2825"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2825" title="(2) Guyon, Jean (signature)2" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/09/2-Guyon-Jean-signature2-530x208.jpg" alt="" width="530" height="208" /></a></p>
<p>Quelques mois plus tard, le 15 décembre 1636, le contrat de mariage entre <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/">Jean Godefro</a>y de Linctot </span></strong>et Marie Leneuf (sœur de <a href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/michel-le-neuf-sieur-du-herisson-un-ancetre-issu-de-la-vieille-noblesse-fr"><strong><span style="text-decoration: underline;">Michel Leneuf</span></strong></a>) est également signé sous <em>seing privé</em>, autrement dit  signé par un tiers qui n’est pas un officier public.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>Les premiers notaires<br />
</strong></h5>
<p>Pour devenir notaire dans la mère patrie, il fallait d’abord faire un stage chez un notaire pendant quelques années. Le clerc de notaire en copiant et recopiant régulièrement les actes de son maître apprenait à connaître les coutumes, les formulations, et  développait l’art d’écrire et de signer avec assurance de la manière la plus difficile à reproduire.</p>
<p align="center"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/3-lart-de-lecriture-diderot-et-dalembert-detail/" rel="attachment wp-att-2828"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2828" title="(3) L'art de l'écriture Diderot et d'Alembert (détail)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/09/3-Lart-de-lécriture-Diderot-et-dAlembert-détail-530x502.jpg" alt="" width="530" height="502" /></a></p>
<p>Au début de la colonie, certaines charges de notaire  ont été accordées par des seigneurs ou par l’intendant sans que la personne nommée n’ait eu l’occasion au préalable d’acquérir une telle formation. Pour combler cette lacune, le Conseil souverain  obtiendra auprès du roi  le pouvoir de suppléer aux vices de forme observés dans certains actes. On avait d’ailleurs invoqué pour justifier cette requête « (…) le peu d&rsquo;expérience et de capacité de ceux qui ont exercé les dits offices de Notaire, desquels il ne parroit pas qu’on puisse exiger une capacité pareille à celle de ceux qui exercent dans le royaume, surtout dans le commencement  de l’établissement d’une colonie (…)»<a title="" href="#_ftn3">[3]</a></p>
<p>D’ailleurs selon J.-Edmond Roy</p>
<blockquote><p>« (…) il n&rsquo;appert pas que les aspirants fussent obligés de subir aucun examen sur leurs connaissances légales, du moins nous n&rsquo;en avons point trouvé trace dans nos archives. Il n&rsquo;y avait pas non plus aucun stage à subir.(…)»<a title="" href="#_ftn4">[4]</a></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour devenir notaire royal, il fallait surtout avoir démontré ses bonnes mœurs «(…), c&rsquo;est-à-dire témoigner de la dignité de sa vie et de sa religion catholique, apostolique et romaine ».<a title="" href="#_ftn5">[5]</a> Ainsi, l’intendant  adressait une requête au lieutenant de la prévôté lui demandant de convoquer des personnes dignes de confiance qui viendraient témoigner de la probité  du candidat.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/4images-notaire2-nos-ancetres-vie-et-metiers/" rel="attachment wp-att-2829"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2829" title="(4)Images notaire2 (Nos ancêtres vie et métiers)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/09/4Images-notaire2-Nos-ancêtres-vie-et-métiers-530x353.jpg" alt="" width="530" height="353" /></a></p>
<h5> Notaire seigneurial ou notaire royal</h5>
<p>Quelques uns de nos ancêtres notaires ont d’abord reçu leur office d’un seigneur. Ils  ont donc  commencé à exercer comme <strong>notaire seigneurial</strong>, leur prérogative se limitant alors au territoire de cette seigneurie. Les seigneurs finiront par perdre ce pouvoir de  nomination au profit de l’intendant. Déjà, l’intendant choisissait  ici les <strong>notaires royaux </strong>(nommés en France  par le roi) lesquels pouvaient exercer sur tout le territoire<a title="" href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<h5>Les notaires de la famille Vaillancourt</h5>
<p>Au cours des dernières décennies du côté Vaillancourt, cinq notaires (oncle, cousins et petit cousin) ont exercé ou exercent encore actuellement  la profession. Je me suis donc particulièrement intéressée à deux de leurs ancêtres directs bien que lointains.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Jean Cusson notaire diligent et propriétaire terrien actif</span></p>
<p>En 1656,  Jean Cusson épouse Marie Foubert,  une fille de 16 ans arrivée cette année-là avec sa mère  pour rejoindre son père Philippe présent au pays depuis 1649.  Philippe Foubert avait  été  engagé par  contrat chez <a href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/"><span style="text-decoration: underline;">Charles Sevestre</span></a>  pour arracher des souches de son terrain de Québec. Il  s’établissait ensuite dans la région de Trois-Rivières comme meunier. La famille Foubert est originaire de Rouen, plus précisément de la paroisse Saint-Vivien. Jean Cusson,  de son côté, également Normand est issu de la même région. Il  est né  à Sainte-Marguerite-sur-Duclair une commune située à une trentaine de kilomètre de Rouen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/5-eglise-de-ste-marguerite-sur-duclair/" rel="attachment wp-att-2830"><img class="aligncenter size-full wp-image-2830" title="(5)-Église de Ste-Marguerite-sur-Duclair" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/09/5-Église-de-Ste-Marguerite-sur-Duclair.jpg" alt="" width="377" height="437" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dès son arrivée au pays, Cusson s’installe  dans la région de Trois-Rivières. Son nom y apparaît pour la première fois  comme témoin à un procès le 15 janviers 1656.<a title="" href="#_ftn7">[7]</a> Les Jésuites, seigneurs du lieu,  lui concèdent une terre au Cap-de-la-Madeleine en 1659. Il se révélera un ardent défricheur, si bien qu’on lui accordera d’autres terres dans la région  d’abord  au Cap-de-la-Madeleine puis  à Batiscan. Au recensement de 1667,  ses terres sont mises en valeur de façon  «proprement extraordinaire» selon l’expression d’André Vachon<a title="" href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p>Les Jésuites lui font grande confiance, si bien qu’en 1669, ils lui accordent une commission de notaire et le nomment procureur fiscal et greffier. Le procureur fiscal a pour rôle d’engager les poursuites au nom du ministère public, tandis que le greffier transcrit les jugements et tient les archives judiciaires<a title="" href="#_ftn9">[9]</a>. Poussé par l’intendant Boutroue<a title="" href="#_ftn10">[10]</a> qui cherche à restreindre le pouvoir seigneurial dans le domaine de la justice, il prendra le titre de notaire royal. Notre ancêtre obtient donc ainsi  la possibilité d’exercer sa profession sur tout le territoire de la Nouvelle-France.</p>
<p align="center"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/6cusson-jean-signature-2/" rel="attachment wp-att-2832"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2832" title="(6)Cusson, Jean (signature)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/09/6Cusson-Jean-signature1-530x265.jpg" alt="Signature de Jean Cusson" width="530" height="265" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toutes ces charges  aussi importantes soient-elles ne l’empêcheront pourtant  pas de continuer à exploiter ses terres. En 1681, 40 arpents sont défrichés et il possède 6 bêtes à cornes.</p>
<p>Pour ajouter à ses tâches,  il agira également comme notaire dans la seigneurie voisine de Champlain de 1687 à 1700 avant de suivre son fils Jean dans la région de Montréal et de s’y installer en 1699.  Il vient d’obtenir des Sulpiciens une concession à Rivière-des-Prairies acceptant à regret  de se séparer de ses terres du Cap-de-la-Madeleine. Il deviendra  notaire à Pointe-aux-Trembles. Enfin,  on le retrouve exerçant la profession à Chambly en 1704 alors qu’il est âgé de 70 ans. Au mariage de son fils en 1715, il se qualifie toujours de notaire royal.</p>
<p>Jean Cusson meurt à l’âge vénérable de 87 ans et il est inhumé à Saint-Sulpice le 8 avril 1718. Il aura eu avec Marie Foubert au moins 14 enfants.<a title="" href="#_ftn11">[11]</a> Nous ne connaissons pas la date exacte du décès de son épouse, mais elle serait morte après janvier 1715, et elle aurait vécu au moins 75 ans.</p>
<h6></h6>
<h6><strong><a href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/nos-ancetres-notaires/attachment/7-la-lecture-du-testament-louis-leopold-boilly-2/" rel="attachment wp-att-2878"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2878" title="(7) la lecture du testament (Louis Léopold Boilly)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/09/7-la-lecture-du-testament-Louis-Léopold-Boilly1-530x651.jpg" alt="" width="530" height="651" /></a></strong></h6>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Jean Baptiste Pothier  un homme érudit au tempérament vif</span></p>
<p>On ignore pourquoi vers  1683, cet ancêtre originaire de Chartre en Beauce, un homme instruit, fils de marchand, âgé d’environ 33 ans,  décide de quitter son pays pour venir s’établir de l’autre côté de l’Atlantique dans une colonie encore sauvage.</p>
<p>Chose certaine, il sera remarqué très vite  par le curé de Lachine, Pierre Rémy qui lui confie la tâche de maître à l’école des garçons. Ce Sulpicien influent lui attribuera plus tard  d’autres responsabilités. Pour le moment, en plus d’enseigner, Pothier est chantre à l’église. Il sera même pensionnaire à son presbytère en 1687.<a title="" href="#_ftn12">[12]</a></p>
<p><a href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/nos-ancetres-notaires/attachment/8-mars-c3a9table-c3a9cole2-1280x768/" rel="attachment wp-att-2873"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2873" title="(8)-mars-c3a9table-c3a9cole2 [1280x768]" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/09/8-mars-c3a9table-c3a9cole2-1280x768-530x498.jpg" alt="" width="530" height="498" /></a></p>
<p>Son   instruction lui vaut aussi  le poste de secrétaire de la seigneurie de Montréal, le salaire de professeur (50 £ par année) étant  loin de suffire à ses besoins. En 1685, il  aspire au titre de notaire.  Il  doit donc  prouver sa bonne vie et ses bonnes mœurs. Le curé Rémy s’en porte garant et il obtient aussitôt le droit d’exercer. Son premier acte cependant ne  sera signé que l’année suivante. L’objet en est la  concession d’un terrain par les Sulpiciens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/9-pottier-jean-baptiste-signature-sepia/" rel="attachment wp-att-2834"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2834" title="(9) Pottier, Jean-Baptiste Signature sepia" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/09/9-Pottier-Jean-Baptiste-Signature-sepia--530x237.jpg" alt="" width="530" height="237" /></a></p>
<p>À 38 ans environ, Jean-Baptiste Pothier songe à se marier. Il fait  l’acquisition d’une terre à Lachine et quelques mois plus tard, le 13 juin 1688,  il signe un contrat de mariage devant le notaire Claude Maugue avec Marie Étiennette Beauvais une fille de chaufournier âgée de 18 ans qu’il épouse à l’église Notre-Dame de Montréal le lendemain.</p>
<p>Il obtiendra la charge de substitut du procureur fiscal en 1690, poste qu’il conservera pendant trois ans. Pendant ce temps, sa commission de notaire ne se limitait qu’au territoire de la seigneurie de Montréal. Ce n’est qu’en 1693 qu’il devient notaire royal.</p>
<p align="center"><a href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/nos-ancetres-notaires/attachment/10sulpicien_240x320-2/" rel="attachment wp-att-2876"><img class="aligncenter size-full wp-image-2876" title="(10)sulpicien_240x320" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/09/10sulpicien_240x3201.jpg" alt="" width="240" height="320" /></a></p>
<p>Cette année-là cependant les relations avec le curé Rémy deviennent tendues. Le 5 mai, le prêtre portera plainte contre lui pour injures et menaces<a title="" href="#_ftn13">[13]</a>. Notre ancêtre se retrouvera  même derrière les barreaux durant au moins 19 jours.  Après deux semaines d’incarcération, invoquant le fait que  sa réclusion l’empêche d’exercer sa profession,  il formulera  une requête au supérieur des Sulpiciens Dollier de Casson afin d’obtenir une libération.  Le curé de Lachine retirera alors sa plainte.</p>
<p>Cependant, le conflit ne sera pas pour autant réglé, car près de deux ans plus tard, le 24 mars 1695 le curé de Lachine obtiendra une condamnation «pour menaces et injures proférées contre lui»<a title="" href="#_ftn14">[14]</a> . Pour Jean-Baptiste Pothier, la situation est dramatique. Son titre de notaire est même remis en question. Heureusement pour lui, il semble que cet épisode se soit terminé par une réconciliation. En effet, les relations entre les deux hommes semblent s’être apaisées en 1697 quand le notaire contracte une obligation de 200 livres envers Pierre Rémy.</p>
<p>Visiblement, Pothier a du mal à réprimer son caractère colérique ce qui  lui vaudra d’ailleurs une autre poursuite et une condamnation en 1707 pour voies de fait sur l’épouse de Noël Carpentier.</p>
<p>Entre temps, en 1701, on lui demande pour quelques mois de remplacer à Trois-Rivières le vieux notaire Severin Ameau. Il décidera finalement de s’y établir.</p>
<blockquote><p>À Lachine et à Montréal,  il aura redigé 355 actes, principalement des obligations, des concessions et des ventes. Dans la région de Trois-Rivières il signera deux cents actes  incluant contrats de mariage et inventaires de biens.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><a href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/11-notaire_hendriks/" rel="attachment wp-att-2836"><img class="aligncenter size-full wp-image-2836" title="(11)- notaire_hendriks" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/09/11-notaire_hendriks.jpg" alt="" width="484" height="600" /></a></p>
<p> Établi dans la région trifluvienne, le notaire Pothier recevra une commission d’huissier royal en 1703. Il sera également greffier de la juridiction de Trois-Rivières et … même geôlier. Quelques mois avant sa mort, l’intendant Bégon le nommera arpenteur. Le cumul des fonctions chez les notaires  n’est par rare même en France à cette époque surtout dans les petites villes.</p>
<p>Il décède à Trois-Rivières le 11 juillet 1711. Il était âgé de 61 ans.</p>
<p style="text-align: right;">Marie Vaillancourt</p>
<h6><a class="aligncenter size-medium wp-image-2838" title="(nos ancêtres vie et métiers)" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/nos-ancetres-notaires/attachment/nos-ancetres-vie-et-metiers-2/" rel="attachment wp-att-2838"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2838" title="(nos ancêtres vie et métiers)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/09/nos-ancêtres-vie-et-métiers1-530x323.jpg" alt="" width="530" height="323" /></a></h6>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref1">[1]</a> Vachon, André, Inventaire critique des notaires royaux des gouvernements de Québec, Montréal</p>
<p>et Trois-Rivières (1663-1764). Revue d&rsquo;histoire de l&rsquo;Amérique française, vol. 9, n° 3, 1955, p. 423.</p>
</div>
<p><a title="" href="#_ftnref2"><strong>[2]</strong></a> Roy, Joseph-Edmond, Histoire du notariat au Canada depuis la fondation de la colonie jusqu&rsquo;à nos jours, Lévis : imprimé à la Revue du notariat, 1899-1902. &#8212; p.</p>
<pre></pre>
<p><a title="" href="#_ftnref3">[3]</a> Citation des Édits, ordonnances royaux, déclarations et arrêts du Conseil d’État du roi, Conseil supérieur de Québec, p. 192-494,  tirée de Le contrat de mariage en Nouvelle-France de Mona Andrée Rainville , Mémoires de la Société généalogique canadienne-française, vol. 63, numéro 2, p. 114.</p>
<p><a title="" href="#_ftnref4">[4]</a> Roy, Joseph-Edmond, Histoire du notariat au Canada depuis la fondation de la colonie jusqu&rsquo;à nos jours, Lévis : imprimé à la Revue du notariat, 1899-1902, vol. 1. P. 275.</p>
<p><a title="" href="#_ftnref5">[5]</a> Vachon, André, Inventaire critique des notaires royaux des gouvernements de Québec, Montréal</p>
<p>et Trois-Rivières (1663-1764). Revue d&rsquo;histoire de l&rsquo;Amérique française, vol. 9, n° 3, 1955, p. 425.</p>
<p><a title="" href="#_ftnref6">[6]</a> En France, c’était le roi qui accordait cet office.</p>
<p><a title="" href="#_ftnref7">[7]</a> Trudel, Marcel, Catalogue des immigrants, 1632-1662, Éditions Hurtubise.</p>
<p><a title="" href="#_ftnref8">[8]</a> Vachon, André, Dictionnaire biographique du Canada.</p>
<p><a title="" href="#_ftnref9">[9]</a> Wikipédia <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Justice_seigneuriale">http://fr.wikipedia.org/wiki/Justice_seigneuriale</a></p>
<p><a title="" href="#_ftnref10">[10]</a> Intendant de la Nouvelle-France de 1668 à 1670 entre deux intendances de jean Talon.</p>
<p><a title="" href="#_ftnref11">[11]</a> Site Francogène <a href="http://www.francogene.com/genealogie--quebec/000/000358.php">http://www.francogene.com/genealogie&#8211;quebec/000/000358.php</a></p>
<p><a title="" href="#_ftnref12">[12]</a>Les Prêtres de Saint-Sulpice au Canada: grandes figures de leur histoire, Presse de l’université Laval,1992,  p. 74.<strong></strong></p>
<p><a title="" href="#_ftnref13">[13]</a> Langlois, Michel, Dictionnaire des ancêtres québécois. Vol IV, p. 172.</p>
<div>
<pre><a title="" href="#_ftnref14">[14]</a> Ibidem.</pre>
<h6>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<br />
<strong>Sources</strong></h6>
<p>Langlois, Michel,<strong> Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, vol 1 à 4</strong>.</p>
<p>Lavallée, Louis, <strong>La vie et la pratique d&rsquo;un notaire rural sous le régime français:</strong></p>
<p><strong>le cas de Guillaume Barette, notaire à La Prairie entre 1709-1744</strong></p>
<p>Roy, Joseph-Edmond, <strong>Histoire du notariat au Canada depuis la fondation de la colonie jusqu&rsquo;à nos jours, Lévis</strong> : imprimé à la Revue du notariat, 1899-1902. &#8211;<br />
4 vol.</p>
<p><strong>Les Prêtres de Saint-Sulpice au Canada: grandes figures de leur histoire, </strong>Presse de l’université Laval, 1992</p>
<p>Notaires et tabellions,<strong> Revue Nos Ancêtres vie &amp; métiers</strong>, n. 29, jan- fév 2008.</p>
<p>Rainville, Mona Andrée, <strong>Le Contrat de mariage en Nouvelle-France</strong>, Mémoires de la société généalogique canadienne-française, Vol. 63, numéro 2, p. 107 à 115.</p>
<p>Trudel, Marcel, Catalogue des immigrants, 1632-1662, Éditions Hurtubise.</p>
<p>Vachon, André<strong>, </strong><strong>Inventaire critique des notaires royaux des gouvernements de Québec, Montréal et Trois-Rivières *(1663-1764), </strong>Revue d&rsquo;histoire de l&rsquo;Amérique française.</p>
<p>Vachon, André, Dictionnaire biographique du Canada . <a href="http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&amp;id_nbr=732">http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&amp;id_nbr=732</a></p>
<p><a href="http://www.biographi.ca/EN/EN/009004-119.01-f.php?id_nbr=1041">http://www.biographi.ca/EN/EN/009004-119.01-f.php?id_nbr=1041</a></p>
<p><a href="http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&amp;id_nbr=1275&amp;terms=death">http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&amp;id_nbr=1275&amp;terms=death</a></p>
<p>Site Francogène <a href="http://www.francogene.com/genealogie--quebec/000/000358.php">http://www.francogene.com/genealogie&#8211;quebec/000/000358.php</a></p>
<h6><strong>Illustrations</strong></h6>
<p>(1)  Viollet, Roger, Nos ancêtre vie &amp; métiers, N 13, Mai-Juin 2005. Les métiers de robe, p. 83</p>
<p>(2)  Signature de Jean Guyon</p>
<p>(3)  Gravure tirée de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. L’Art de l’écriture.</p>
<p>(4)  Gravure tirée de la revue Nos ancêtres, n29, janvier-février 2008.</p>
<p>(5)  Église Sainte-Marguerite Duclair</p>
<p>(6)  Signature de Jean Cusson</p>
<p>(7)  Boily, Louis Léopold, La lecture du testament.</p>
<p>(8)  Bach, Francis, Gravure.</p>
<p>(9)  Signature de Jean-Baptiste Pothier</p>
<p>(10)                    Sulpicien</p>
<p>(11)                    Inconnu</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		<title>Des interprètes dits truchements</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jun 2012 13:45:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Liste des articles]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage avec les Amérindiennes]]></category>
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		<category><![CDATA[Rencontre avec les Amérindiens]]></category>

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		<description><![CDATA[Difficile de concevoir un blogue sur nos ancêtres sans parler des plus valeureux d’entre eux, ces intrépides aventuriers qu’étaient les coureurs des bois. Au péril de leur vie, ils ont parcouru le pays en canot et ils ont appris les langues amérindiennes.Certains ont été appelés à  jouer un rôle d’interprètes  ou de  «truchements», comme on [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2453" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/1-commerce-des-fourrures1-3/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2453" title="1-Commerce des fourrures1" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/1-Commerce-des-fourrures12.jpg" alt="" width="449" height="286" /></a></h1>
<p>Difficile de concevoir un blogue sur nos ancêtres sans parler des plus valeureux d’entre eux, ces intrépides aventuriers qu’étaient les coureurs des bois. Au péril de leur vie, ils ont parcouru le pays en canot et ils ont appris les langues amérindiennes.Certains ont été appelés à  jouer un rôle d’interprètes  ou de  «truchements», comme on disait à l&rsquo;époque.</p>
<p>Citons parmi nos ascendants, selon leur ordre d&rsquo;arrivée au pays,  Nicolas Marsolet (1613),  Jean Nicollet, Olivier Letardif (1618), Jean Godefroy  (1626) et Nicolas Perrot (1660). Les quatre premiers sont arrivés avec Champlain qui leur avait donné précisément pour mission d’établir des liens avec les populations autochtones, de vivre avec eux  et de comprendre leurs coutumes afin de servir d’intermédiaires. De 1629 à 1632, lorsque les frères Kirke prennent possession de Québec  Nicolas Marsolet, Jean Nicolet et Jean Godefroy choisiront de  rester en Nouvelle-France et de vivre avec les Indiens.  Olivier Letardif , de son côté, retournera en France tout comme Champlain en attendant de pouvoir revenir par la suite grâce au  traité de Saint-Germain-en-Laye.</p>
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<div id="attachment_2574" class="wp-caption aligncenter" style="width: 384px"><a rel="attachment wp-att-2574" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/2-champlain_1_6-6/"><img class="size-full wp-image-2574" title="2- champlain_1_6" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/2-champlain_1_65.jpg" alt="" width="374" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Samuel de Champlain</p></div>
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<p>Raconter ici la vie de ces êtres d’exception représenterait une œuvre colossale. Différents  ouvrages, romans ou biographies, décrivent déjà  leurs aventures.  Par ces résumés très succincts, j’espère tout au plus donner le goût à mes lecteurs de s’informer davantage.</p>
<h4>Nicolas Marsolet dit Saint-Aignan (1601-1677)</h4>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2560" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/marsolet-nicolas-signature-6/"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-2560" title="marsolet, Nicolas (signature)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/marsolet-Nicolas-signature5-150x71.jpg" alt="" width="150" height="71" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2456" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/3-cw-jefferys-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2456" title="3- CW Jefferys" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/3-CW-Jefferys1.jpg" alt="" width="400" height="250" /></a></p>
<p>Nicolas Marsolet, fils d’un marchand bourgeois de Rouen, est issu d’une famille protestante convertie au catholicisme . Arrivé au pays en 1613 avec Samuel de Champlain lors de son sixième voyage, il accompagnera le fondateur de la Nouvelle-France dans son périple à travers le territoire jusqu’à l’île aux Allumettes en pays algonquin.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2457" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/4-kelly_champlain_quebecc-2/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2457" title="4-- kelly_champlain_quebecc" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/4-kelly_champlain_quebecc1-530x353.jpg" alt="" width="530" height="353" /></a></p>
<p>En digne fils de commerçant, Marsolet  s&rsquo;intéresse principalement à la traite des fourrures davantage qu’à l’installation des Français au pays, de telle sorte que durant l’épisode des frères Kirke , avec son compagnon Étienne Brûlé,  il va se mettre au service des Anglais comme interprète, ce qui lui sera reproché par Champlain en 1632.</p>
<p>Marsolet s’embarque alors pour la France. Après s’être marié à Rouen avec Marie Barbier, il est de retour avec la volonté de participer à la colonisation. Dix enfants naîtront de cette union. À son arrivée en 1637, il prend possession de la seigneurie de Bellechasse.  Vers 1642, il devient commis des Cent-Associés, poursuit son métier d’interprète et, bien que propriétaire tour à tour de nombreux fiefs, il s’intéresse d’abord et avant tout au commerce des fourrures.</p>
<p>Pour cela, on le surnommera  «le petit roi de Tadoussac».  Il meurt à Québec âgé d&rsquo;environ 76 ans. Voir  le Dictionnaire biographique du Canada en ligne :</p>
<p><a href="http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&amp;id_nbr=454">http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&amp;id_nbr=454</a></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a rel="attachment wp-att-2679" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/lignee-familiale-de-nicolas-marsolet/">Lignée familiale de Nicolas Marsolet</a></span></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<h4>Jean Nicollet (vers 1598-1642)</h4>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2603" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/nicolet-jean-signature-langlois-5/"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-2603" title="Nicolet, Jean Signature  (Langlois)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/Nicolet-Jean-Signature-Langlois4-150x97.jpg" alt="" width="150" height="97" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2461" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/5-jean-nicolet-au-wisconsin-statue-5/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2461" title="5 Jean Nicolet  au Wisconsin  statue" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/5-Jean-Nicolet-au-Wisconsin-statue4.jpg" alt="" width="354" height="545" /></a></p>
<p>Ce grand découvreur originaire de Cherbourg  arrive en 1618 avec la neuvième traversée de Champlain.  À sa demande, il  ira vivre pendant deux ans auprès des Algonquins à l’île aux Allumettes dans le but de se familiariser avec  leur langue et leurs coutumes.  À partir de 1620, il passe  neuf ans chez les Nepissingues. Un enfant naîtra d’ailleurs d’une mère nipissirinienne vers 1630 : Madeleine dite Euphrosine, ancêtre côté Chartrand. On sait que Champlain  encourage ces alliances avec les Sauvages souhaitant créer une société métis.</p>
<p>Sous l’occupation de la Nouvelle-France par les Kirke, Nicollet  ira vivre  avec les Hurons et tentera de faire obstacle aux conquérants. Le fondateur de Québec,  de retour de France,  lui demande d’explorer l’Ouest du territoire vers la Baie des Puants  pour y rencontrer  des tribus hostiles et aussi dans l’espoir toujours présent  de trouver une route vers la Chine. Il sera le premier Blanc à fouler la région du Nord-Ouest des États-Unis. L&rsquo;État du   Wisconsin lui a  rendu hommage par l&rsquo;émission d&rsquo;un timbre à l&rsquo;occasion de son tricentenaire et une statue a été érigée en son honneur.</p>
<p>Sa vie aventureuse se termine abruptement par une noyade à l’âge de 44 ans près de Trois-Rivières. Il avait épousé en 1637 Marguerite Couillard avec qui il a eu deux enfants. Plusieurs <a rel="attachment wp-att-2693" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/ouvrages-sur-jean-nicolet-2/">ouvrages </a>ont été inspirés de Jean Nicollet dont on a fait à juste titre un héros. Voir le Dictionnaire biographique du Canada en ligne</p>
<p><a href="http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&amp;id_nbr=485">http ://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&amp;id_nbr=485</a></p>
<p>Site de la famille Nicolet : <a href="http://www.famille-prevot.fr/JeanNicolet/DocumentsNicoletBiographie.php"></a></p>
<p><a href="http://www.famille-prevot.fr/JeanNicolet/DocumentsNicoletBiographie.php">http://www.famille-prevot.fr/JeanNicolet/DocumentsNicoletBiographie.php</a></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2680" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/lignee-familiale-de-jean-nicolet/">Lignée familiale de Jean Nicolet</a></p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2462" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/6-jeannicolet_carteexploration1634-4/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2462" title="6- JeanNicolet_CarteExploration1634" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/6-JeanNicolet_CarteExploration16343.jpg" alt="" width="509" height="312" /></a></p>
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<div id="attachment_2620" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><a rel="attachment wp-att-2620" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/7-nicolet-arrivant-revetu-de-son-costume-chinois-2/"><img class="size-full wp-image-2620" title="7- Nicolet arrivant revêtu de son costume chinois" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/7-Nicolet-arrivant-revêtu-de-son-costume-chinois1.jpg" alt="" width="580" height="388" /></a><p class="wp-caption-text">Avant son départ, les renseignements fournis par les Indiens lui permettaient de croire qu&#39;il atteindrait à la mer de Chine. Nicollet avait prévu dans ses bagages une robe à la chinoise parsemée de fleurs  et d’oiseaux . En signe d&#39;amitié, il aurait revêtu ce costume à son arrivée sur les lieux.</p></div>
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<p style="text-align: left;"><a rel="attachment wp-att-2638" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/8-jeannicolet_timbresansdents04-3/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2638" title="8-  JeanNicolet_TimbreSansDents04" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/8-JeanNicolet_TimbreSansDents042.jpg" alt="" width="313" height="192" /></a>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<h4>Olivier Letardif (vers 1609-1665)</h4>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2657" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/letardif-olivier-signature-3/"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-2657" title="Letardif, Olivier (signature)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/Letardif-Olivier-signature2-150x63.jpg" alt="" width="150" height="63" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2467" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/9-huile-sur-toile-de-challener/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2467" title="9- Huile sur toile de Challener" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/9-Huile-sur-toile-de-Challener.jpg" alt="" width="270" height="328" /></a></p>
<p>Arrivé probablement en 1618, la même année que Jean Nicollet, Olivier Letardif, un  Breton de Saint-Brieuc  vit d’abord avec les missionnaires dans les tribus amérindiennes. En 1623, il sera envoyé par Champlain à Tadoussac. Trois ans plus tard, il est commis au magasin de Québec où il agit comme truchement. En 1629, c’est lui qui hérite de  la pénible tâche de remettre les clés de l’Habitation aux frères Kirke et il retourne en France.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2466" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/10-champlain_capitule/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2466" title="10 Champlain_capitule" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/10-Champlain_capitule.jpg" alt="" width="411" height="585" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2470" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/11-habitation-de-quebec/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2470" title="11- Habitation de Québec" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/11-Habitation-de-Québec-530x600.jpg" alt="" width="530" height="600" /></a></p>
<p>De retour en 1633, il est commis général des Cent-Associés. Quelques années plus tard,  par son mariage avec Louise Couillard, sœur de Marguerite,  il devient beau-frère de Jean Nicollet  et obtient conjointement avec lui  la terre dite de Belleborne, dans la banlieue de Québec. En secondes noces, il épousera à La Rochelle  Barbe Émard avec qui il aura trois enfants dont Guillaume, ancêtre côté Chartrand.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a rel="attachment wp-att-2682" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/lignee-familiale-de-olivier-letardif-2/">Lignée familiale de  Olivier Letardif</a></span></p>
<p><a href="http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&amp;id_nbr=407">http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&amp;id_nbr=407</a></p>
<p>Site de la famille Tardif</p>
<p><a href="http://www.lesfamillestardifdamerique.com/fr-pionier%20olivier.html">http://www.lesfamillestardifdamerique.com/fr-pionier%20olivier.html</a></p>
<h3>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</h3>
<h4>Jean Godefroy de Lintot (1607-1688)</h4>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2652" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/godefroy-jean-signature-2/"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-2652" title="Godefroy, jean (signature)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/Godefroy-jean-signature1-150x60.jpg" alt="" width="150" height="60" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2469" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/12-godefroy-de-lintot_3/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2469" title="12- Godefroy de lintot_3" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/12-Godefroy-de-lintot_3-503x700.jpg" alt="" width="503" height="700" /></a></p>
<p>Jean Godefroy un Normand serait arrivé avec son frère Thomas lors du onzième voyage de Champlain en 1626. Il va vivre dans les bois avec les Indiens quand Québec est cédé aux frères Kirke.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2471" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/13-griffing-fragiletrust/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2471" title="13- Griffing FragileTrust" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/13-Griffing-FragileTrust.jpg" alt="" width="450" height="300" /></a></p>
<p>Premier interprète à devenir colon selon Benjamin Sulte, il s’installe à Trois-Rivières et restera  actif dans la traite des fourrures. Il épouse la sœur de <span style="text-decoration: underline;"><a href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/michel-le-neuf-sieur-du-herisson-un-ancetre-issu-de-la-vieille-noblesse-francaise/">Michel Leneuf</a></span>, vers 1636. Ils auront  11 enfants, dont Joseph et Jean Amador, ancêtres côté Poitras. Devenu seigneur, Jean Talon le recommandera auprès du roi pour des lettres de noblesse.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2472" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/14-lettres-de-noblesse-de-robert-giffard/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2472" title="14- Lettres de noblesse de Robert Giffard" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/14-Lettres-de-noblesse-de-Robert-Giffard-530x384.jpg" alt="" width="530" height="384" /></a></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a rel="attachment wp-att-2683" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/lignee-familiale-de-jean-godefroy-de-lintot/">Lignée familiale de  Jean Godefroy de Lintot</a></span></p>
<p><a href="http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&amp;id_nbr=310">http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&amp;id_nbr=310</a></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<h4>Nicolas Perrot (vers 1644-1717)</h4>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2662" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/perrot-nicolas-signature-drouin-2/"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-2662" title="Perrot, Nicolas Signature (Drouin)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/Perrot-Nicolas-Signature-Drouin1-150x68.jpg" alt="" width="150" height="68" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2474" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/olympus-digital-camera-5/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2474" title="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/15-Perrot-Nicolas-gbstatue.jpg" alt="" width="376" height="452" /></a></p>
<p>Nicolas Perrot a épousé Madeleine Raclos, une fille du roi  bien dotée, arrivée en Nouvelle-France avec son père et ses deux  sœurs. Onze enfants sont nés de cette union dont Marie Françoise (côté Poitras). En 1667, il crée une première société de traite avec  entre autres <a rel="attachment wp-att-2691" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/toussaint-beaudry/">Toussaint Beaudry</a> (ancêtre côté Vaillancourt). Surnommé Metaminens par les Amérindiens, c’est-à-dire <em>Jambes de fer</em>,  ce Bourguignon d’origine a joué à plusieurs reprises un rôle d’intermédiaire et de pacificateur. Il a su régler des conflits entre différentes tribus.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2475" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/16-ceremonie-du-calumet-attribue-a-edward-north/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2475" title="16- Cérémonie du Calumet (attribué à Edward North)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/16-Cérémonie-du-Calumet-attribué-à-Edward-North-.jpg" alt="" width="400" height="250" /></a></p>
<p>Ses connaissances des mœurs et coutumes de ceux qu’on appelait alors les Sauvages lui ont valu de nombreuses missions de pacification et lui ont permis de se tirer d’affaires à plusieurs occasions.  Il était reconnu pour ses dons d’orateurs et ses harangues à la manière amérindienne.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2476" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/17-grande-paix-1701/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2476" title="17- Grande paix 1701" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/17-Grande-paix-1701-530x308.jpg" alt="" width="530" height="308" /></a></p>
<p>Présent lors de la Grande paix de Montréal en 1701, il agissait comme interprète. Il deviendra seigneur. La traite des fourrures ne lui a pas permis de s’enrichir, au contraire, il  meurt ruiné, incapable d’achever ses  <em>Mémoire sur les mœurs, coustumes et religion des sauvages de l’Amérique septentrionale</em><em>, </em>par manque de papier. L’œuvre inachevée est disponible en ligne. <em> </em></p>
<p><a href="http://books.google.ca/books/about/Memoire_sur_les_moeurs_coutumes_et_relig.html?id=ygkOAAAAQAAJ&amp;redir_esc=y">http://books.google.ca/books/about/Mœurs_sur_les_moeurs_coutumes_et_relig.html?id=ygkOAAAAQAAJ&amp;redir_esc=y</a><em> </em></p>
<p><em>Sa vie dans le Dictionnaire biographique du Canada en ligne : </em></p>
<p><a href="http://www.biographi.ca/FR/009004-119.01-f.php?id_nbr=1030"><em>http://www.biographi.ca/FR/009004-119.01-f.php?id_nbr=1030</em></a><em> </em></p>
<p>et ce site des descendants de Nicolas Perrot : <a href="http://nicolasperrot.org/ancetre.html">http://nicolasperrot.org/ancetre.html</a></p>
<p>et quelques <a rel="attachment wp-att-2694" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/ouvrages-sur-nicolas-perrot/">ouvrages</a></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2684" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/lignee-familiale-de-nicolas-perreault/">Lignée familiale de Nicolas Perreault</a></p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2477" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/18-itineraire_perrot_760x570/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2477" title="18 -itineraire_perrot_760X570" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/18-itineraire_perrot_760X570-530x397.jpg" alt="" width="530" height="397" /></a></p>
<div id="attachment_2478" class="wp-caption aligncenter" style="width: 311px"><a rel="attachment wp-att-2478" href="http://histoiresdancetres.com/chartrand/des-interpretes-dits-truchements-2/attachment/ostensoir/"><img class="size-full wp-image-2478" title="ostensoir" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/06/19-Ostensoir-offert-par-Nicolas-Perrot.jpg" alt="" width="301" height="455" /></a><p class="wp-caption-text">Ostensoir de Nicolas Perrot offert à la Mission Saint-François-Xavier de la Baie-des-Puants et qui est toujours conservé au Neville Public Museum</p></div>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<h5>Sources</h5>
<p>Dictionnaire biographique du Canada</p>
<p>Fichier origine</p>
<p>Germain, Georges-Hébert, LES COUREURS DES BOIS, Libre expression.</p>
<p>Jetté, René, DICTIONNAIRE GÉNÉALOGIQUE DES FAMILLES DU QUÉBEC</p>
<p>Langlois, Michel, DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE DES ANCÊTRES QUÉBÉCOIS</p>
<p>MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ DE GÉNÉALOGIE CANADIENNE-FRANÇAISE, vol 35, cahier 160, p. 115-116.</p>
<p>Saintonge, Jacques, NOS ANCÊTRES, Vol. 6, p. 67 à 75. Jean et Thomas Godefroy.</p>
<p>Saintonge, Jacques, NOS ANCÊTRES, Vol 4, p. 151. Les sœurs Raclos.</p>
<p>Sous la direction de Litalien, Raymonde et Vaugeois, Denis, CHAMPLAIN, LA NAISSANCE L’AMÉRIQUE FRANÇAISE, Septention, 2004.400p.</p>
<h5>Illustrations</h5>
<p>(1)    Musée McCord</p>
<p>(2)    Peinture de Suzor-Côté</p>
<p>(3)    Peinture de CW Jeffereys</p>
<p>(4)    Peinture de JD Kelly</p>
<p>(5)    Statue de Nicollet au Wisconsin</p>
<p>(6)    Carte tirée du site Notre petit monde <a href="http://www.famille-prevot.fr/JeanNicolet/DocumentsNicoletBiographie.php">http://www.famille-prevot.fr/JeanNicolet/DocumentsNicoletBiographie.php</a></p>
<p>(7)    Peinture d’Edwin Willard Deming</p>
<p>(8)    Timbre émis à l’occasion du tricentenaire du Wisconsin.</p>
<p>(9)    Huile sur toile de F. S. Challener</p>
<p>(10) Site des Éphémérides d’Alcide <a href="http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/juillet/19.htm">http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/juillet/19.htm</a></p>
<p>(11) L’Habitation de Québec. Plan illustré par Champlain</p>
<p>(12) Sculpture sur bois de Léo Arbour</p>
<p>(13) Peinture de Robert Griffing</p>
<p>(14)Lettres de noblesse de Robert Giffard</p>
<p>(15)Détail, sculpture représentant Nicolas Perrot au Wisconsin</p>
<p>(16)Cérémonie du Calumet (attribué à Edward North</p>
<p>(17)Grande paix de Montréal F. Back</p>
<p>(18)Itinéraire de Nicolas Perrot <a href="http://echo.franco.ca/explorateurs/index.cfm?Voir=media&amp;Id=1361&amp;Repertoire_No=2137985650">http://echo.franco.ca/explorateurs/index.cfm?Voir=media&amp;Id=1361&amp;Repertoire_No=2137985650</a></p>
<p>(19) Ostensoir de Nicolas Perrot offert à la Mission Saint-François-Xavier de la Baie-des-Puants.</p>
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		<item>
		<title>Quand Guillaume Lizot*   et ses compagnons répondaient aux Anglais  par la bouche de leurs fusils.</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 19:16:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[*Guillaume Lizot est l’ancêtre de ma belle-fille et de ma petite-fille. Cet épisode de l’histoire du Québec est particulièrement connu. En 1690, l’amiral Phips  aux portes de Québec  envoyait  un émissaire auprès du gouverneur de Nouvelle-France,  le sommant  de se rendre au nom du roi Guillaume d’Angleterre. Peinture Charles William Jefferys, non datée Bibliothèque et [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em>*Guillaume Lizot est l’ancêtre de ma belle-fille et de ma petite-fille.</em></p>
<p style="text-align: left;">Cet épisode de l’histoire du Québec est particulièrement connu. En 1690, l’amiral Phips  aux portes de Québec  envoyait  un émissaire auprès du gouverneur de Nouvelle-France,  le sommant  de se rendre au nom du roi Guillaume d’Angleterre.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2257" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/quand-guillaume-lizot-et-ses-compagnons-repondaient-aux-anglais-par-la-bouche-de-leurs-fusils/attachment/1-frontenac-repond-a-phips-3/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2257" title="1- Frontenac répond à Phips" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/01/1-Frontenac-répond-à-Phips2.jpg" alt="" width="640" height="461" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Peinture<br />
Charles William Jefferys, non datée<br />
Bibliothèque et Archives Canada, C-073710</p>
<p>La réponse de Louis Buade,  comte de Frontenac  ne s’était pas fait attendre :</p>
<blockquote><p>« Je ne connais pas le roi Guillaume, usurpateur qui a violé les droits les plus sacrés du sang en voulant détrôner Jacques II, son beau-père ; quant à votre général, qu&rsquo;il sache que je n&rsquo;ai point de réponse à lui faire que par la bouche de mes canons et à coups de fusils ».</p></blockquote>
<p>Trois jours plus tard, on le sait,  grâce, entre autres, aux renforts venus de Montréal, les Anglais retournaient vaincus dans leurs terres de Boston.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2184" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/quand-guillaume-lizot-et-ses-compagnons-repondaient-aux-anglais-par-la-bouche-de-leurs-fusils/attachment/1bquebecbatteries/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2184" title="1bQuebecbatteries" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/01/1bQuebecbatteries.jpg" alt="" width="585" height="381" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Je vous invite ici à écouter une des premières complaintes  qui aurait été composée en sol d’Amérique  <strong><em>Le Général de Flipe </em></strong><em>(8)</em> chantée ici par le groupe &laquo;&nbsp;Entourloupe&nbsp;&raquo;.</p>
<p><iframe width="450" height="338" src="http://www.youtube.com/embed/S8kx380BV04?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<h4>La petite histoire</h4>
<p>Ce qui est moins connu, c’est la petite histoire. Celle qui a précédé la grande. Frontenac avait été informé de l’arrivée de ces quelques 32 navires et près de 2000 miliciens qui se dirigeaient vers la capitale. La rumeur avait couru. Au bord du Saint-Laurent, avant Québec, les habitants étaient aux aguets.</p>
<p>À Rivière-Ouelle, le curé de Francheville avait rassemblé ses paroissiens et ils attendaient les Anglais de pied ferme. Les faits sont ainsi racontés par l’abbé Casgrain (1)  :</p>
<blockquote><p>«(…) dès que la flotte parut à l’horizon, ils observèrent tous ses mouvements. Elle vint jeter l’ancre précisément en face de la Rivière-Ouelle, et, peu après, on vit se détacher des navires plusieurs chaloupes qui firent force de rame vers le rivage. C’est alors que nous avons trouvé les habitants de la paroisse sous la conduite de leur curé, traversant le bois de la Pointe et se dirigeant vers son extrémité, où les embarcations ennemies paraissaient vouloir prendre terre. La petite troupe s’embusqua sur la lisière de la forêt, derrière les taillis, dans les plis du terrain et à l’abri des crans du rivage. Là, elle attendit en silence l’arrivée des chaloupes qui approchaient rapidement. Déjà, on entendait distinctement le bruit des rames, ainsi que le murmure confus des voix. Comme la marée était haute et que les embarcations tiraient assez peu d’eau, elles purent atterrir jusqu’au bord des crans, à demi-portée de fusil. Nos annales ne nous apprennent pas quels étaient le nombre de ces embarcations ; mais on sait que chacune d’elles portait une forte escouade de soldats ; l’ordre de sauter à terre fut donné, les rames tirées de l’eau et le débarquement commença à s’effectuer sans qu’on eût aucun soupçon du voisinage des tirailleurs canadiens.»</p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2213" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/quand-guillaume-lizot-et-ses-compagnons-repondaient-aux-anglais-par-la-bouche-de-leurs-fusils/attachment/3-riviereouelle3/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2213" title="3- RiviereOuelle3" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/01/3-RiviereOuelle3.jpg" alt="" width="169" height="261" /></a><br />
Habitants sous la conduite de leur curé-<br />
Image tirée du livre de Casgrain<br />
Une paroisse canadienne au XVIIe siècle, La Rivière-Ouelle</p>
<blockquote><p>«C’est dans ce moment de confusion qui accompagne toujours plus ou moins un débarquement, et pendant que les soldats prenaient ou préparaient leurs armes, qu’un cri de : Feu ! retentit soudain à l’entrée du bois; c’était le commandement du curé de Francheville. Au même instant, plusieurs détonations éclatèrent et une grêle de balles vint fondre sur les malheureux Bostonnais. Plusieurs tombèrent morts, un plus grand nombre furent blessés grièvement. Déconcertés par cette attaque aussi meurtrière qu’inattendue, les autres regagnèrent en courant les chaloupes. Les officiers eurent beau répéter les ordres et donner l’exemple du courage, la panique fut générale. Tous se rembarquèrent précipitamment  tandis que les Canadiens continuaient à les canarder du rivage. Les Américains se hâtèrent de pousser leur chaloupe vers le large pour se mettre hors de l’atteinte des balles, et allèrent porter à bord de leurs navires la nouvelle de la chaude réception qu’ils venaient de recevoir.»</p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2222" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/quand-guillaume-lizot-et-ses-compagnons-repondaient-aux-anglais-par-la-bouche-de-leurs-fusils/attachment/4-phipsquebec/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2222" title="4- Phipsquebec" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/01/4-Phipsquebec.jpg" alt="" width="300" height="501" /></a><br />
Phips sur son navire</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Parmi les habitants qui prirent part à l’opération, l’abbé Casgrain, en se basant sur le recensement de 1681, cite quelques noms (2) et, en premier lieu celui de Guillaume Lizot et de son fils Noël.</p>
<h4 style="text-align: left;"><strong>Origine et installation au pays</strong></h4>
<p>Guillaume Lizot (ou <em>Lissot</em> qui deviendra plus tard <em>Lizotte</em>) est un Normand originaire du Calvados plus précisément de  Saint-Pierre-de-la-Gravelle nommée aujourd’hui Montviette. Il est le fils de Robert Lizot et de Catherine Joanne.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2229" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/quand-guillaume-lizot-et-ses-compagnons-repondaient-aux-anglais-par-la-bouche-de-leurs-fusils/attachment/5-detail-carte-de-cassini/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2229" title="5- Détail carte de Cassini" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/01/5-Détail-carte-de-Cassini--530x353.jpg" alt="" width="530" height="353" /></a><br />
Carte de Cassini</p>
<p>Il serait probablement arrivé en Nouvelle-France en 1662 (3)  sur un des trois navires venus cette année-là en provenance de Normandie. Il était âgé d’environ 19 ans. Son nom apparaît pour la première fois  comme témoin à un contrat de mariage signé le 10 octobre 1662. Il travaille à Beauport comme domestique chez Noël Langlois, également d’origine normande, présent au pays depuis 1634.<br />
Son premier lopin de terre, il l’obtiendra à Beauport  en 1665 de son futur beau-père Jean Pelletier. Guillaume Lizot épousera la  jeune Anne Pelletier (13 ans)  quelque  cinq ans plus tard, le 19 janvier 1670. Dans les débuts de la Nouvelle-France, les filles étaient souvent  mariées très tôt. L’État poussait  les jeunes hommes au mariage  tandis que le nombre de filles présentes sur le territoire était insuffisant.<br />
Guillaume, de son côté, a maintenant 25 ans. Il signe avec assurance démontrant par ce fait, qu’il a reçu une bonne éducation. Nous ignorons quel était l’origine de se parents. Quel métier exerçait Robert, le père de Guillaume pour avoir ainsi fait instruire son fils.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2234" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/quand-guillaume-lizot-et-ses-compagnons-repondaient-aux-anglais-par-la-bouche-de-leurs-fusils/attachment/6-lizot-guillaume-signature/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2234" title="6- Lizot, Guillaume (signature)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/01/6-Lizot-Guillaume-signature-530x149.jpg" alt="" width="530" height="149" /></a><br />
Signature de Guillaume Lizot</p>
<p>Guillaume Lizot est toujours à Beauport en 1671 lorsqu&rsquo;il a maille à partir avec le marchand boucher Michel Lecour, (l’impitoyable créancier   d’<a href="../non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/">Antoine Roy dit Desjardins</a>).  Guillaume pour sa part aurait subi des coups de l’irascible prêteur qui  sera  condamné à lui verser 24 livres et 14 sols  d’amende pour couvrir  le coût de médicaments (7). Cet incident n&rsquo;empêchera pas Guillaume Lizot, peut-être trop indulgent, de faire de Michel Lecours le parrain de sa fille aînée Françoise, dès l&rsquo;année suivante.</p>
<h4><strong>Départ pour la Grande-Anse</strong></h4>
<p>Dans les années 1675 (4) , un vent de migration aurait soufflé de Beauport vers une région vierge sise sur la rive Sud du Saint-Laurent qu’on appellera la Grande-Anse et qui deviendra Sainte-Anne-de-la-pocatière.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2239" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/quand-guillaume-lizot-et-ses-compagnons-repondaient-aux-anglais-par-la-bouche-de-leurs-fusils/attachment/7-image-lapocatiere/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2239" title="7- Image LaPocatiere" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/01/7-Image-LaPocatiere.bmp" alt="" /></a><br />
Carte des concessions à la Grande Anse (Léon Roy)</p>
<p>Le 18 septembre 1670, le seigneur Nicolas Juchereau de Saint-Denis, un commerçant important, directeur de la traite à Tadoussac, avait donné en cadeau à son gendre François Pollet une partie de son fief de Saint-Denys (Saint-Roch des-Aulnais), un territoire couvrant l’extrémité sud-ouest de la Grande-Anse (5) . C’est à cet endroit que va s’installer la famille Lizot.<br />
Une tentative de colonisation amorcée dix ans plus tôt en 1665 avait échoué alors que  21 arpents avaient été accordés à sept  hommes originaires de Suisse (voir <a href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/pierre-miville-dit-le-suisse/">Pierre Miville</a>) dans ce qu’on avait alors appelé le canton des Suisses fribourgeois.<br />
Guillaume Lizot avec son beau-frère Noël Pelletier (frère de son épouse Anne) sont donc parmi les premiers à s’établir pour de bon à  Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Selon Narcisse-Eutrope Dionne, la colonisation à Sainte-Anne fut lente à démarrer. En 1683, on  n’y recense encore que cinq colons (6)  : Guillaume Lizot et Noël Pelletier (1676), René Houelet (1678),  Jean Grondin (1680) et Nicolas Huot dit Saint-Laurent (vers1680).</p>
<h4><strong>La famille</strong></h4>
<p>Quand  Guillaume Lizot et Anne Pelletier déménagent à la Grande-Anse au moins deux enfants sont déjà nés : Françoise baptisée à Québec le 27 avril 1672 et Nicolas baptisé à Beauport le 7 février 1674. Mentionnons en passant que le parrain de Nicolas était nul autre que Nicolas Juchereau de Saint-Denys, habitant alors  Beauport et seigneur du futur lieu de résidence de la famille.<br />
Sept autres enfants vont naître à la Grande Anse  qui, tous à l’exception de la dernière, Catherine, vivront,  se marieront et se multiplieront.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2244" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/quand-guillaume-lizot-et-ses-compagnons-repondaient-aux-anglais-par-la-bouche-de-leurs-fusils/attachment/8-lenain-le-jardinier/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2244" title="8- Lenain, Le Jardinier" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2012/01/8-Lenain-Le-Jardinier.jpg" alt="" width="450" height="341" /></a><br />
Le jardinier de Louis Le Nain</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;"><strong>La famille de Guillaume Lizot et d&rsquo;Anne Pelletier</strong></p>
<blockquote><p>1- Françoise1, née 1672-04-27, baptisée 1672-05-01 Québec (Qc), décédée 1699-10-20, inhumée 1699-10-20 Rivière-Ouelle (Qc), mariée Rivière-Ouelle (Qc) 1691-02-12 Joseph OUELLET<br />
2- Nicolas Claude, né 1674-02-07, baptisé 1674-02-11 Beauport (Qc), décédé 1708-10-27, inhumé 1708-10-28 Rivière-Ouelle (Qc), marié Rivière-Ouelle (Qc) 1701-01-18 Marie Madeleine MIGNER<br />
3- Anne, née vers 1675 (rec. 1681, m 1696), 1676 (sép. 1716), décédée 1716-02-08, inhumée 1716-02-09 La Pocatière (Qc), mariée Rivière-Ouelle (Qc) 1696-03-05 Grégoire OUELLET<br />
4- Noël, né 1677-09-19, baptisé 1677-10-29 Québec (Qc), inhumé 1740-02-12 La Pocatière (Qc), marié Rivière-Ouelle (Qc) 1702-02-28 Catherine MENEU<br />
5- Marie Anne, née 1679-03-24, baptisée 1679-04-26 Québec (Qc), inhumée 1743-11-15 La Pocatière (Qc), mariée Rivière-Ouelle (Qc) 1705-01-12 Joseph MENEU<br />
6- Marie Françoise2, née 1681-05-25, baptisée 1681-06-24 L&rsquo;Islet (Qc), mariée Rivière-Ouelle (Qc) 1701-01-12 Gabriel BOUCHARD, mariée La Pocatière (Qc) 1736-11-25 Nicolas Jean Olide de KERVERGO<br />
7- Madeleine, née vers 1683 (m 1707), 1686 (hosp. 1699) ou 1681 (sép. 1765), inhumée 1765-03-16 La Pocatière (Qc), mariée Rivière-Ouelle (Qc) 1707-08-16 Sébastien OUELLET<br />
8 &#8211; Joseph, né 1685-04-12, baptisé 1685-06-02 Rivière-Ouelle (Qc), inhumé 1768-04-20 La Pocatière (Qc), marié Rivière-Ouelle (Qc) 1710-11-24 Marie Françoise DANCOSSE, marié Saint-Roch-des-Aulnaies (Qc) 1750-02-09 Marie Thérèse LEBEL<br />
9- Catherine, née 1687-04-16, baptisée 1687-05-03 Rivière-Ouelle (Qc)</p></blockquote>
<p><strong>Décès d’Anne Pelletier</strong></p>
<p>Anne Pelletier s’est-elle mal remise de sa dernière grossesse  alors qu’à trente ans elle avait déjà mis au monde neuf enfants ? Après la naissance de sa fille Catherine en 1687, le nom d’Anne Pelletier  n’apparaît plus dans les documents officiels. Si bien que sa mort est située par les  généalogistes  entre 1687 et 1696, année du remariage de Guillaume Lizot.<br />
En effet, le neuf octobre 1696 à Québec, Guillaume épouse Marguerite LePeuvrier. Marguerite est  arrivée comme fille du roi en 1663. Elle est  veuve du chirurgien Jacques Meneu dit Chateauneuf et mère d’au moins  sept enfants vivants dont la plus jeune est âgée de 12 ans. Elle s’appelle Marie  Catherine et deviendra en 1702 l’épouse de Noël Lizotte, le fils de Guillaume.Trois ans plus tard. En 1705, Marie Anne Lizot épousera un fils du premier mariage de Marguerite Peuvrier, Joseph Meneu.  Les liens sont désormais tissés serrés entre les familles Meneu et Lizot.</p>
<p><strong>Décès de Guillaume Lizot.</strong></p>
<p>La date exacte du décès de Guillaume Lizot n’est pas connue puisque l’acte de décès n’a pas été retrouvé. Il était vivant lors du mariage de sa fille Marie Anne en 1705. Mais nous savons que le 26 août 1706, alors que son fils Noël règle des arrérages de dette devant le notaire Louis Chambalon, son père était décédé.</p>
<p style="text-align: center;">Descendance de <a rel="attachment wp-att-2286" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/quand-guillaume-lizot-et-ses-compagnons-repondaient-aux-anglais-par-la-bouche-de-leurs-fusils/attachment/guillaume-lisot/">Guillaume Lisot</a></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>(1) CASGRAIN, L’Abbé R.H., Une paroisse canadienne au XVIIe siècle, La Rivière-Ouelle, Montréal, Beauchemin et fils. 1900. p. 4 à 6. http://www.ourroots.ca/e/page.aspx?id=801138</p>
<p>(2) Les autres noms cités par l’abbé Casgrain, sont François et Joseph Deschamps, fils de M. De la Bouteillerie; Robert Lévesque; Pierre Hudon; Charles Miville; Jean Miville; Galleran Boucher et ses deux garçons, Pierre et Philippe; Michel Bouchard et ses fils Étienne, François et Pierre; Pierre Dancosse; Joseph Renault et son fils, Joseph; Claude; René Ouellet et quatre de ses enfants, Abraham, Mathurin-René, Grégoire et Joseph, Jean Pelletier; Jean Lebel et son garçon, Jean-Baptiste; Pierre Émond; Mathurin Dubé; Jean Mignot dit Labrie; Noël Pelletier; Jean Gauvin et son fils, Jean; Pierre de Saint-Pierre; Nicolas Durant et son fils, Nicolas; François Autin; Sébastien Boivin et Jean de Lavoye.</p>
<p>(3) TRUDEL, Marcel, Catalogue des immigrants, 1632-1662, Hurtubise HMH, 1983.p. 489.</p>
<p>(4) LEBEL, Gérard, C.Ss.R, Nos ancêtres, Vol. 24, 2e édition. Sainte-Anne-de-Beaupré 1995.p. 109.</p>
<p>(5) OUELLET, Gérard, Histoire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, 1672-1872. p. 3.</p>
<p>(6) DIONNE, Narcisse Eutrope., Sainte-Anne-de-la-Pocatière 1672-1900, Lévis, Pierre-Georges Roy, 1900.p. 10.</p>
<p>(7) LANGLOIS, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Maison des ancêtres, vol. 3, p. 185.</p>
<p>(8) Voir aussi le blogue de Jean-François Blais sur <a href="http://104histoires.com/021-une-chanson-de-la-nouvellefrance-le-gnral-de-flipe">104 histoires de la Nouvelle-France</a></p>
<p>_____________________</p>
<p>Bibliographie<br />
CASGRAIN,  Abbé R.H., Une paroisse canadienne au XVIIe siècle, La Rivière-Ouelle, Montréal, Beauchemin et fils. 1900. http://www.ourroots.ca/e/page.aspx?id=801138<br />
DIONNE, Narcisse Eutrope., Sainte-Anne-de-la-Pocatière 1672-1900, Lévis, Pierre-Georges Roy, 1900.<br />
DROUIN, Institut, Dictionnaire national des Canadiens-français.<br />
LANGLOIS, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, vol 3, p. 296.<br />
LEBEL, Gérard, C.Ss.R, Nos ancêtres, Vol. 24, 2e édition. Sainte-Anne-de-Beaupré 1995.P. 106 à 113.<br />
MARTIN, Roland, Saint-Roch-des-Aulnais, Cahiers d’histoire no. 10, La société d’histoire de la côte-du-sud, La Pocatière, 1975.<br />
OUELLET, Gérard, Histoire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, 1672-1872, 397 p.<br />
PRDH, Programme de recherches en démographie historique de l’Université de Montréal.<br />
Site Internet Francogène http://www.francogene.com/genealogie&#8211;quebec/001/001574.php<br />
TRUDEL, Marcel, Catalogue des immigrants, 1632-1662, Hurtubise HMH, 1983.569 p.</p>
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		<title>Des mésaventures qui tournent mal pour Antoine Roy dit Desjardins</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Dec 2011 22:07:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Antoine Roy (ancêtre du côté de ma belle-fille et de ma petite fille) était sans doute un amoureux de la vie et son aventure en Nouvelle-France  avait bien commencé. Il était originaire de la paroisse de Saint-Jean à Joigny en Bourgogne. Nous ne connaissons pas  la date exacte  de sa naissance, mais nous savons que [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2098" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/attachment/antoine-roy/">Antoine Roy</a> (ancêtre du côté de ma belle-fille et de ma petite fille) était sans doute un amoureux de la vie et son aventure en Nouvelle-France  avait bien commencé.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2095" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/attachment/1-clocher-de-saint-jean-a-joignyi/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2095" title="1- Clocher de Saint-jean à Joignyi" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/12/1-Clocher-de-Saint-jean-à-Joignyi.jpg" alt="" width="179" height="272" /></a></p>
<p>Il était originaire de la paroisse de Saint-Jean à Joigny en Bourgogne. Nous ne connaissons pas  la date exacte  de sa naissance, mais nous savons que sa mère s’appelait Catherine Baudard  et que son père,  Olivier Roy maître-tonnelier,  lui avait transmis les ficelles du métier.</p>
<p><strong>Soldat de Carignan</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2096" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/attachment/2-militaire_carignan2/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2096" title="2- militaire_carignan2" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/12/2-militaire_carignan2-403x700.jpg" alt="" width="403" height="700" /></a></p>
<p>Arrivé avec le régiment de Carignan en 1665, Antoine Roy s’était embarqué à La Rochelle  avec la compagnie de Froment à bord du Vieux Siméon de Dunkerdam. Il avait environ  29 ans et il  portait le surnom de <em>Desjardins</em>. Après deux mois de traversée, les soldats sont à Québec le 19 juin. En août, on retrouve la compagnie de Froment en train d’ériger le fort Saint-Louis à  Chambly sous les ordres de Monsieur de Tracy.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2097" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/attachment/3-fort-chambly/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2097" title="3- Fort Chambly" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/12/3-Fort-Chambly.jpg" alt="" width="511" height="600" /></a></p>
<p>Les troupes du régiment de Carignan avaient pour mission, on le sait, de combattre les Iroquois qui ne cessaient de harceler, de piller et de tuer les Français nouvellement  installés sur les rives du Saint-Laurent. Les Iroquois sont défaits dès 1666, la paix est  rétablie en 1667. Aux soldats maintenant démobilisés on offre la possibilité de s’installer.</p>
<p>La compagnie de Froment ayant été mise en cantonnement dans la région de Trois-Rivières, Antoine aura l’occasion de s’y établir. Dès 1667<a href="#_ftn1">[1]</a>, il reçoit des Jésuites seigneurs du lieu,  une concession à Batiscan.</p>
<p><strong>Mariage</strong></p>
<p>L’année suivante, il épouse Marie Major, une fille du roi, originaire de Normandie, plus précisément de la Paroisse Saint-Thomas de la ville de Touques dans le Calvados. Ses deux parents, Jean, receveur de la baronnie d&rsquo;Heuqueville-en-Vexin et d&rsquo;Aubeuf-en-Vexin, un homme instruit, et sa mère  Marguerite LePelé sont tous deux décédés<a href="#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2099" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/attachment/4-roy-major-mariage/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2099" title="4- Roy, Major (Mariage)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/12/4-Roy-Major-Mariage-530x204.jpg" alt="" width="530" height="204" /></a></p>
<p>Le contrat de mariage est signé dans la maison de  <strong>Jean Levasseur dit Lavigne</strong> (ancêtre côté Vaillancourt) qui hébergeait quelques filles du roi à leur arrivée au pays<a href="#_ftn3">[3]</a>. Marie Major apporte 300 livres de dot.</p>
<p><strong>L’endettement</strong></p>
<p>Installé à  Batiscan, Antoine songe davantage à brasser des affaires qu’à cultiver sa terre. Il achète des terres pour spéculer. En 1679, il part même pour La Rochelle régler des affaires.</p>
<p>Dès lors, il commence à s’endetter sérieusement. Jacques Marchand, Michel Lecourt, Étienne Pezart seigneur de Champlain, Nicolas Rivard, Pierre Mesnier et Jacques Babie comptent parmi ses créanciers.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2100" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/attachment/5-lecourt-2-fouquier_accusateur/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2100" title="5- Lecourt 2-fouquier_accusateur" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/12/5-Lecourt-2-fouquier_accusateur.jpg" alt="" width="204" height="230" /></a></p>
<p>Par malchance, l’un d’entre eux est particulièrement impatient et irritable. Il s’agit de Michel Lecourt, un homme  qui se retrouve régulièrement devant les instances juridiques pour répondre à des plaintes contre lui. Guillaume Lizot (ancêtre de la famille Roy – Lizotte)  qui a fait affaires avec Lecourt aurait même subi de sa part des violences physiques.  En compensation, Lizot  finira par obtenir de Lecourt 24 livres et 14 sols pour le coût de médicaments<a href="#_ftn4">[4]</a>. D’autres comme Louis Lefebvre, Claude Maugue, Mathurine Thibault et Étienne Landron  iront protester également contre ses façons de faire. Calomnies, insultes, injures et menaces de toutes sortes semblent faire partie de ses habitudes.</p>
<p>Par contre, ce Lecourt  est sans doute plus doué que Roy Desjardins pour les affaires. Désespérant de se faire rembourser, il le harcelle sans cesse, si bien que sous la pression, Antoine quittera Batiscan pour aller exercer son métier de tonnelier à Montréal en 1684, histoire de se renflouer un peu. Mais il n’est pas au bout de ses peines.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2101" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/attachment/6-tonnelier2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2101" title="6- Tonnelier2" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/12/6-Tonnelier2.jpg" alt="" width="204" height="300" /></a></p>
<p><strong>La prison</strong></p>
<p>Lecourt accuse Roy  de «mauvaise volonté» et de mettre de côté l’argent gagné comme tonnelier plutôt que de rembourser. Convoqué devant le bailli Migeon de Branssat, l’ancêtre  est condamné à rembourser Lecourt sur le champ, faute de quoi il devra travailler pour lui jusqu’au paiement de sa dette. Vers le 7 juin 1684, faute de remplir ses obligations, Roy se retrouve en prison. Il en sort après huit jours avec promesse de rembourser dans les deux jours… ce qu’il s’abstiendra bien de faire  évidemment.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2125" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/attachment/7a-menottes-regime-francais-boyer-raymond-2/"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-2125" title="7a Menottes régime français (Boyer, Raymond)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/12/7a-Menottes-régime-français-Boyer-Raymond1-126x150.jpg" alt="" width="126" height="150" /></a></p>
<p><strong>Talua dit Vendamont </strong></p>
<p>Le 21 juin, Lecourt réclame donc à nouveau son emprisonnement. Il a entendu dire que Roy Desjardins était sur le point de quitter Lachine où il loge chez un dénommé Vendamont  qui attise le feu contre Roy depuis un moment  car il le dénonce pour la seconde fois au moins. Le 8 mai précédent en effet, ce Julien Talua avait effectué une saisie contre Roy au nom de Lecourt. Visiblement Talua  a une attitude  étrangement vindicative envers son pensionnaire.</p>
<p>Il le soupçonne très fortement de coucher avec sa femme Anne Godeby. Les voisins auraient  remarqué beaucoup de complicité entre les deux amants.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2780" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/attachment/francois_boucher_bellecuisiniere-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2780" title="Francois_Boucher_bellecuisiniere" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/12/Francois_Boucher_bellecuisiniere1.jpg" alt="" width="450" height="575" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2104" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/attachment/9a-fort-de-lachine/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2104" title="9a- Fort de Lachine" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/12/9a-Fort-de-Lachine.jpg" alt="" width="436" height="280" /></a></p>
<p><strong>Assassinat</strong></p>
<p>Un jour, Vendamont  veut en avoir le cœur net.  Robert-Lionel Séguin<a href="#_ftn5">[5]</a> raconte ainsi les faits :</p>
<blockquote><p>«Le 10 juillet 1684, un habitant de Lachine, le Nantais Julien Talus dit Vendamont.&nbsp;&raquo; Se rend jusqu&rsquo;au trécarré de sa terre alors qu&rsquo;il fait encore nuit. Levé avant le chant du coq, l&rsquo;homme compte terminer la coupe du mil avant que le soleil se fasse trop chaud. Mais le faucheur manque visiblement d&rsquo;entrain. Sa pensée est ailleurs. Son épouse, que d&rsquo;aucuns disent volage, profitera-t-elle de son absence pour s&rsquo;adonner aux Jeux interdits de l&rsquo;amour? N&rsquo;y tenant plus, Talus laisse tomber la faux pour rentrer précipitamment chez lui. Il y arrive vers les six heures du matin. Et qui voit-il par la fenêtre de la chambre? Nul autre qu&rsquo;un voisin, Antoine Roy dit Desjardins, «qui estoit couché avec Anne Godeby,  sa femme ». Le mari voit rouge. Saisissant un bâton, il en frappe son rival jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il passe de vie à trépas.»</p></blockquote>
<p>Les choses se sont-elles vraiment déroulées ainsi? L’arme du crime est-elle bien le bâton? Surtout Vendamont racontait-il la vérité quand il se précipite devant le bailli Migeon de Branssat  pour avouer avoir tué Antoine Roy «sur les six heures du matin», l&rsquo;ayant surpris, prétend-il, couché avec sa femme, Anne Godeby, avec laquelle, ajoute-t-il, le dit Desjardins entretenait depuis longtemps «ce commerce infâme».<a href="#_ftn6">[6]</a> ?</p>
<p>Concernant l’arme, pourrait-il  s’agir d’un couteau ou d’un fusil ? Il n’y aurait aucune précision à cet effet dans les écrits. Cependant, un inventaire des objets trouvés sur les lieux mentionne la présence  de «… 2 méchantes petites Couvertes percées et ensanglantées et une peau passée aussy ensanglantée . . .». <a href="#_ftn7">[7]</a></p>
<p>À l’époque, bien entendu, les moyens scientifiques médicaux-légaux pour découvrir les faits entourant les crimes étaient pas mal moins développés qu’aujourd’hui On se fiait presqu’exclusivement aux paroles des uns et des autres. Si bien que cette histoire de flagrant délit d’adultère pourrait même avoir été complètement inventée par Vendamont pour justifier son acte et s’attirer la sympathie des hommes  qui allaient le juger. Ce qui semble bien avoir fonctionné.</p>
<p><strong>Le sort réservé à l’assassin</strong></p>
<p>L’Assassin, Julien Talua dit Vendamont, ce Breton originaire de Nantes, avait épousé Anne Godeby quinze ans plus tôt. Le couple était sans enfant.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2105" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/attachment/10-vendamont/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2105" title="10- Vendamont" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/12/10-Vendamont.jpg" alt="" width="378" height="330" /></a></p>
<p>Quand il va avouer son crime devant le bailli, il est aussitôt emprisonné. Le procès à lieu en septembre suivant et le 14 octobre, il est condamné à la peine capitale. Mais à peine est-il condamné qu’il fait appel. Le Conseil souverain accepte aussitôt la demande et Vendamont est transféré à Québec pour subir un nouveau procès.</p>
<p>Début décembre, en prison à Québec, il se plaint des mauvaises conditions de détention et, selon son procureur «il a déjà tant souffert par sa longue prison outre plusieurs misères et infirmités qui lui en proviennent, il est encore atteint d’une fièvre tierce  depuis huit à dix jours dont il est grièvement travaillé»<a href="#_ftn8">[8]</a>. En d’autres mots, s’il n’est pas relâché, il va mourir.</p>
<p>Le Conseil souverain fait alors preuve d’une indulgence qui ne se démentira pas. Il accepte que le coupable soit logé chez  le cordonnier Journet, rue Saint-Louis à la condition de ne pas s’éloigner. Mais un peu plus de deux semaines plus tard, le prisonnier demande à pouvoir se rendre à Montréal pour régler ses affaires… ce qu’on lui accorde sans problème.</p>
<p>Puis Vendamont disparaît dans la nature. On n’entendra plus parler de lui.</p>
<p><strong>La femme adultère</strong></p>
<p>Quant à son épouse, Jeanne Godeby, elle sera incarcérée à la prison de Montréal  et condamnée «a un bannissement perpétuel de la dite Isle, à peine du fouet et du Carcan en cas de contravention»<a href="#_ftn9">[9]</a>. Contrairement à son époux pourtant responsable avoué d’un meurtre, elle n’a eu droit à aucun appel.</p>
<p>Elle s’est réfugiée à Québec car nous savons qu’elle a séjourné à l’Hôtel-Dieu en 1690.<a href="#_ftn10">[10]</a></p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2106" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/attachment/11-hotel-dieu/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2106" title="11- Hotel Dieu" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/12/11-Hotel-Dieu-530x288.jpg" alt="" width="530" height="288" /></a></p>
<p><strong>Marie Major</strong></p>
<p>Apprenant le meurtre de son mari, Marie Major quitte aussitôt Batiscan où elle vivait avec son fils de 15 ans et accourt à Montréal. Elle réclame justice. En attendant, son fils récupère les quelques outils de tonnelier appartenant à son père.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2108" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/attachment/12-marie-major-revendigue/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2108" title="12- Marie Major revendigue" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/12/12-Marie-Major-revendigue.jpg" alt="" width="232" height="220" /></a></p>
<p>Un peu plus d’un an à peine après la mort violente d’Antoine Desjardins, Michel Lecourt son créancier le plus acharné décède à Montréal. Mais sa veuve, Louise Leblanc, ne lâchera pas le morceau. Elle demande à ses procureurs  «de prendre toutes mesures légales imaginables: — poursuites, saisie, licitation, nomination d&rsquo;un curateur aux biens vacants du dit Roy-Desjardins, plaidoiries en appel, etc.»<a href="#_ftn11">[11]</a></p>
<p>Finalement, c’est le principal créancier d’Antoine Roy, Jacques Marchand,  qui fera mettre aux enchères les biens meubles et immeubles de l’ancêtre.</p>
<p>Marie Major va se réfugier avec son fils à Québec le 16 novembre 1689, (soit quelques jours après le départ d’Anne Godeby) et elle entre à l’Hôtel-Dieu pour y mourir le 8 décembre. Elle était âgée d’environ 52 ans.</p>
<p>Vie difficile, destin exceptionnel qui a inspiré l’écriture d’un roman historique à une de ses descendantes, Sergine Roy.  Un livre que je me propose bien de lire. Les commentaires sont excellents.</p>
<p style="text-align: right;">Marie Vaillancourt</p>
<p style="text-align: right;"><a rel="attachment wp-att-2107" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/des-mesaventures-qui-tournent-mal-pour-antoine-roy-dit-desjardins/attachment/13-marie-major/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2107" title="13- Marie Major" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/12/13-Marie-Major.png" alt="" width="291" height="435" /></a></p>
<p><strong>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</strong></p>
<p><strong>Sources</strong></p>
<p>BOYER, Raymond, Les crimes et les châtiments au Canada Français du XVIIe au XXe siècle, p. 327-328.</p>
<p>LANGLOIS, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Maison des ancêtres, vol. 3, p. 184 à 186 et  p. 346 et vol.4, p. 303.</p>
<p>PRÉVOST, Robert, <em>Portraits de familles pionnières</em><em>,</em> Tome IV p. 256-257.</p>
<p>ROY, Georges, Antoine Roy dit Desjardins (1636-1684)  Sa lamentable histoire — Son fils unique, Pierre, Mémoires de la société généalogique canadienne-française, Vol. VI, p. 53 à 92.</p>
<p>ROY, Georges, Notes supplémentaires sur Antoine Roy-Desjardins , Mémoires de la société généalogique canadienne-française vol. VII, p. 21 à 54</p>
<p>ROY, Georges, La descendance d’Antoine Roy-Desjardins,  , Mémoires de la société généalogique canadienne-française Vol VII, p. 31 à 54.</p>
<p>SÉGUIN, Robert-Lionel, La vie libertine en Nouvelle-France au XVII<sup>e</sup> siècle, Leméac, 1972. 410 à 413.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> PRÉVOST, Robert, <em>Portraits de familles pionnières</em><em>,</em> Tome IV p. 256.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> LANDRY, Yves,</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> ROY, Georges, Antoine Roy dit Desjardins1 (1636-1684)  Sa lamentable histoire — Son fils unique, Pierre, Mémoires de la société généalogique canadienne-française, Vol. VI, p. 58.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> LANGLOIS, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Maison des ancêtres, vol. 3, p. 185.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> SÉGUIN, Robert-Lionel, La vie libertine en Nouvelle-France au XVII<sup>e</sup> siècle, Leméac, 1972. p. 410.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> ROY, Georges, Antoine Roy dit Desjardins (1636-1684)  Sa lamentable histoire — Son fils unique, Pierre, Mémoires de la société généalogique canadienne-française, Vol. VI, p. 68.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> ROY, Georges, Notes supplémentaires sur Antoine Roy-Desjardins, , Mémoires de la société généalogique canadienne-française vol. VII, p. 22</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> SÉGUIN, Robert-Lionel, La vie libertine en Nouvelle-France au XVII<sup>e</sup> siècle, Leméac, 1972. P. 412.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Ibid. p. 411</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a>ROY, Georges, Antoine Roy dit Desjardins (1636-1684)  Sa lamentable histoire — Son fils unique,           Pierre, Mémoires de la société généalogique canadienne-française, Vol. VI, p. 73.</p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Ibid. p. 73-74.</p>
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		<title>Le destin tragique d&#8217;Élisabeth Auber</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 12:50:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lapierre]]></category>
		<category><![CDATA[Liste des articles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 7 novembre 1693, une flotte  de cinq  navires commandée par le sieur Pierre Lemoyne d’Iberville quitte Québec pour la France. La Bretonne, L&#8217;Indiscret,  le Sainte-Anne du Nord, l&#8217;Impertinent,  La fleur de lys et  Le Corossol font partie de l’expédition.  Notre ancêtre Élisabeth Auber (côté Lapierre) s’est embarquée avec huit de ses enfants à bord [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2029" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/11018091/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2029" title="11018091" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/11018091.jpg" alt="" width="500" height="278" /></a></p>
<p>Le 7 novembre 1693, une flotte  de cinq  navires commandée par le sieur Pierre Lemoyne d’Iberville quitte Québec pour la France. La <em>Bretonne</em>, <em>L&rsquo;Indiscret</em>,  le <em>Sainte-Anne du Nord</em>, <em>l&rsquo;Impertinent</em>,  <em>La fleur de lys </em>et  <em>Le Corossol</em> font partie de l’expédition.  Notre ancêtre <a rel="attachment wp-att-2055" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/elisabeth-auber/">Élisabeth Auber</a> (côté Lapierre) s’est embarquée avec huit de ses enfants à bord du <em>Corossol</em>, une pinasse capturée  aux Hollandais l’année précédente<a href="#_ftn1">[1]</a>.  Élisabeth  s’en va rejoindre à Paris son second époux  Jean-Baptiste-Louis Franquelin, cartographe, hydrographe  et géographe du roi qui travaille alors sous les ordres de Vauban.</p>
<p>Hélas, à peine ont-ils quitté le port que  les vaisseaux doivent faire face à la tempête. Déjà, à la hauteur de Cap Tourmente, le mauvais temps les contraint à s’arrêter. Les navires se dispersent et se perdent de vue à cause de la neige et du vent.</p>
<p>Le 16 décembre suivant, Pierre Lemoye écrit de Bretagne  la missive suivante :</p>
<blockquote><p><strong>“<em>Je le fais [aprésant] de la rade de Bellisle, ou je viens de mouiller avec La Bretonne, L&rsquo;Indiscret et la Saint-anne du Nord, Le Corossol, l&rsquo;Impertinent et La fleur de lis se sont sépares de moy dans la baye de Canada de mauvais temps.</em></strong><strong><em>(…)<a href="#_ftn2"><strong>[2]</strong></a></em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><strong> </strong></em></strong></p>
<p><strong><em><strong> </strong></em></strong></p>
<p><strong><em><strong> </strong></em></strong><strong><em><strong> </strong></em></strong><strong><em><strong> </strong></em></strong></p></blockquote>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1960" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-1960" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/2-sept-isles-carte-marine-deshayes-jean-de-avant-1706-3/"><img class="size-medium wp-image-1960" title="2- Sept Isles (carte marine  Deshayes, Jean de (avant 1706)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/2-Sept-Isles-carte-marine-Deshayes-Jean-de-avant-17062-530x354.jpg" alt="" width="530" height="354" /></a><p class="wp-caption-text">En 1990, l’épave du Corossol a été retrouvée entre l’île Corossol et l’île Manowin (les deux premières îles en partant de la gauche).</p></div>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2032" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/1-tempete-sur-mer-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2032" title="1- Tempête sur mer" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/1-Tempête-sur-mer1.jpg" alt="" width="473" height="405" /></a></p>
<p>Le Corossol n’arrivera jamais à destination. Le navire a sombré en face de Sept-Îles après une lutte acharnée contre les éléments. Frontenac apprendra la nouvelle seulement au printemps suivant et il  enverra immédiatement une expédition pour récupérer l’épave du vaisseau qui avait été chargé de fourrures. Il y a peu de survivants (une douzaine) «que quelques matelots, le premier pilotte et l&rsquo;escrivain qui ont hiverné sur les lieux»<a href="#_ftn3">[3]</a>, raconte Frontenac dans la lettre qu’il adresse au ministre Phélipeaux.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1955" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-1955" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/3-canon-hollandais-trouve/"><img class="size-medium wp-image-1955" title="3- Canon hollandais trouvé" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/3-Canon-hollandais-trouvé--530x131.jpg" alt="" width="530" height="131" /></a><p class="wp-caption-text">Dessin d&#39;un canon hollandais trouvé sur le site du Corossol.[4</p></div>
<p>À la suite de la découverte du site par un plongeur en 1990, Parc Canada a effectué des recherches à cet endroit. Les vestiges  gisent à seulement six mètres du  fond. On y a trouvé huit canons et une soixantaine de boulets. Pour plus d’infos sur l’histoire du navire et de son naufrage, je vous invite à consulter la page suivante: <a href="http://chesnay.homestead.com/files/FrenchCorossol/Corossol_F.htm">http://chesnay.homestead.com/files/FrenchCorossol/Corossol_F.htm</a></p>
<p>Élisabeth Aubert disparaît alors qu’elle n’était âgée que de 39 ans. Avec elle, périssent aussi  huit<a href="#_ftn5">[5]</a> de ses 13 enfants ainsi que deux servantes <a href="#_ftn6">[6]</a>: Quatre enfants nés d’un précédent mariage   l&rsquo;accompagnaient :  Élisabeth 22 ans, Charles-Bertrand 20 ans, Françoise 18 ans et Anne-Agnès 12 ans,  ainsi que  trois  filles  nées du deuxième lit : Marie-Jeanne 7 ans et Geneviève Marguerite 5 ans et probablement Marie-Josephe âgée de moins d’un an.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2035" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/11/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2035" title="11" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/11.jpg" alt="" width="461" height="600" /></a></p>
<p><strong>Élisabeth Aubert fille de notaire</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Quatrième d’une famille de cinq , Élisabeth Auber est née à Québec le 22 février 1654. Ses parents Claude Auber et Jacqueline Lucas  étaient originaires de Troarn dans le Calvados. Son père  avait reçu une terre en 1650 à Château-Richer, environ deux ans après son arrivée en Nouvelle-France. Il en fera «une exploitation agricole assez considérable»<a href="#_ftn7">[7]</a> , ce qui ne l’empêche pas de mener parallèlement une carrière  de notaire.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1971" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/4-livres-de-notaire/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1971" title="4- Livres de notaire" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/4-Livres-de-notaire.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Il sera en effet, le premier notaire seigneurial de la seigneurie de Beaupré et  il deviendra notaire royal à Québec, quelques quatorze années plus tard. Le notaire royal était nommé par le roi ou par son représentant, le gouverneur ou l’intendant,  et pouvait exercer  dans toute l’étendue d’un territoire, tandis que le notaire seigneurial  devait limiter sa pratique au territoire de la seigneurie. En  1671, Mgr de Laval  lui confie, en outre,  le poste de greffier de la juridiction seigneurial  de Beaupré et de juge du bailliage de cette seigneurie.</p>
<p>Dans ce contexte familial assez aisé, Élisabeth aura la chance d’avoir une bonne éducation. Elle apprend à lire et à écrire  chez les Ursulines à Québec  à l’époque de Marie de l’Incarnation. Être fille de notable comporte cependant des inconvénients. Le choix de l’époux  est grandement orienté (pour ne pas dire souvent forcé) par les parents qui  sélectionnent autant que possible parmi des  candidats issus de la même classe sociale.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1972" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/5-auber-elisabeth-signature/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1972" title="5- Auber, Élisabeth (Signature)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/5-Auber-Élisabeth-Signature.jpg" alt="" width="264" height="63" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p><strong>Mariage avec le seigneur de Lothainville, Bertrand Chenay de La Garenne</strong></p>
<p>Une grande différence d’âge la sépare de son premier époux. Elle n’a que 16 ans lorsqu’elle épouse un personnage important  de la capitale, Bertrand Chesné de La Garenne. Le Sieur de La Garenne a 32 ans de plus qu’elle. Il est  veuf depuis peu et il est père de quatre enfants<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p>Marchand prospère originaire d’Yffiniac en Bretagne, fils de Nicolas Chenay et de Marguerite de Lavigne de La Haye, une mère d’ascendance noble, il est  arrivé en Nouvelle-France vers 1655<a href="#_ftn9">[9]</a>. Il aura été, à son époque,  un des hommes les plus riches de Nouvelle-France. Dès le 7 août 1656, il ouvrait un commerce dans une maison de la rue du Cul-de-Sac à Québec. Près du port il est bien placé pour s’adonner au commerce des fourrures.</p>
<blockquote><p><a rel="attachment wp-att-1977" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/6-banq_e6_s7_ss1_p6820179_cartouche1688_cul-de-sac/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1977" title="6- BAnQ_E6_S7_SS1_P6820179_cartouche1688_Cul-de-sac" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/6-BAnQ_E6_S7_SS1_P6820179_cartouche1688_Cul-de-sac-530x335.jpg" alt="" width="530" height="335" /></a></p>
<p>L’anse du Cul-de-Sac-</p>
<p>Emplacement de la  maison de la rue du Cul de Sac à Québec  où  Élisabeth Auber et Bertrand  Chenay de Lagarenne ont habité. Cette maison voisinait le magasin de la  Communauté des habitants. En août 1682 la maison brûle en même temps  que 55 autres dans la basse ville de Québec. Tiré du Cartouche de la Carte de l’Amérique septentrionale (…)   contenant le pays du Canada ou Nouvelle-France, la Louisianne, la   Floride (…) détail.. Jean-Baptiste Franquelin 1688.</p></blockquote>
<blockquote><p><a rel="attachment wp-att-1990" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/7-maison-chevalier-cieq-q0318-sr-2003-04/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1990" title="7- Maison Chevalier -CIEQ-Q0318-SR-2003-04" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/7-Maison-Chevalier-CIEQ-Q0318-SR-2003-04-530x397.jpg" alt="" width="530" height="397" /></a>La Maison Chevalier à Québec se situe à l’emplacement de la maison de Bertrand Chenay de La Garenne, rue du Cul-de-Sac.<a href="post.php?post=1943&amp;action=edit&amp;message=10#_ftn10">[10]</a> Aujourd’hui, site historique, la Maison actuelle a été construite en  1752 par l’armateur Jean-Baptiste Chevalier. Musée de la civilisation  Photo Jean- Pierre Lavoie 2009.</p></blockquote>
<p>En 1664, le sieur de La Garenne devient seigneur en achetant l’arrière-fief de Lothainville dans Beaupré sur les biens de Jean Lauzon.</p>
<blockquote><p><a rel="attachment wp-att-1999" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/8-maison_rouge_ete_2007/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1999" title="8 - Maison_Rouge_Ete_2007" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/8-Maison_Rouge_Ete_2007-530x348.jpg" alt="" width="530" height="348" /></a>La Maison Chenay aurait été construite au XVIIIe siècle sur la terre acquise par Bertrand Chenay de la Garenne sur son fief de Lothainville.</p></blockquote>
<p>Au moment de son mariage avec Élisabeth Auber, la fortune de notre ancêtre est évaluée à près de 25 000 livres avec des dettes estimées à près de 900 livres  tandis que 124 individus lui doivent une somme de 11 709 livres.<a href="#_ftn11">[11]</a></p>
<p>Toutefois, dans les années suivantes, il accumulera de nombreuses dettes en s’engageant  à fond dans la pêche et le transport de marchandises. L’incendie de sa maison de Québec en août 1682 n’améliorera pas la situation. Cette dernière épreuve  le rend malade et il décède quelques mois plus tard  chez le chirurgien Jean de Bosny à Québec le 16 janvier 1683. Il était âgé de 61 ans.</p>
<p>Au moment de la mort de son mari, la situation financière familiale était devenue  si mauvaise qu’Élisabeth Aubert renoncera à la succession.  Des conditions précaires  et la charge de nombreux enfants la pousseront à épouser moins d’un mois plus tard, soit  le 16 février 1683, Jean-Baptiste Louis Franquelin.</p>
<p><strong>Jean-Baptiste-Louis Franquelin premier hydrographe du roi</strong></p>
<p>Le second époux d’Élisabeth Auber est arrivé en Nouvelle-France peu après 1671 avec l’intention de faire du commerce. Cependant, Frontenac remarque ses talents de dessinateur  et le convainc de devenir cartographe. Dès 1674. Il est le plus grand cartographe de la Nouvelle-France, En 1686, il est nommé géographe et hydrographe  du roi. Il tracera une cinquantaine de cartes.</p>
<blockquote><p>«Ainsi, de 1674 à 1693, Franquelin traça des cartes que les gouverneurs et les intendants joignirent aux dépêches qu’ils envoyaient en France. Parmi ces cartes se trouvaient les plus grandes et les plus belles au point de vue artistique qu’on ait faites au Canada au cours du xvii<sup>e</sup> siècle. Franquelin avait sans doute appris cet art durant sa jeunesse car la cartographie était enseignée dans les collèges de France à cette époque. Sa carrière à Québec laisse croire qu’il avait apporté avec lui ses instruments de dessinateur, ses couleurs et ses pinceaux. Grâce à son attirail, il était le seul à Québec en mesure de faire un travail professionnel. Il s’acquit une réputation en coloriant ses cartes et en dessinant des arbres, des castors et des caribous dans les régions inexplorées.»<a href="#_ftn12">[12]</a></p></blockquote>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_2007" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-2007" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/8-carte-du-grand-fleuve-saint-laurent-franquelin-2/"><img class="size-medium wp-image-2007" title="8- Carte du grand fleuve Saint-Laurent (Franquelin)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/8-Carte-du-grand-fleuve-Saint-Laurent-Franquelin1-530x420.jpg" alt="" width="530" height="420" /></a><p class="wp-caption-text">Carte du grand fleuve St Laurens dressee et dessignee sur les memoires et observations que le Sr. Jolliet a tres exactement faites en barq: et en canot en 46 voyages pendant plusieurs années / Par Jean Baptiste Louis Franquelin 1685</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p><strong> </strong></p>
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<div id="attachment_2008" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-2008" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/9-amerique-septentrionale-1688-franquelin/"><img class="size-medium wp-image-2008" title="9- Amérique septentrionale 1688 Franquelin" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/9-Amérique-septentrionale-1688-Franquelin-530x348.gif" alt="" width="530" height="348" /></a><p class="wp-caption-text">Carte de l’Amérique septentrionale de Jean Baptiste Louis Franquelin (1688)</p></div>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_2009" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-2009" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/10-cartouche-franquelin/"><img class="size-medium wp-image-2009" title="10- cartouche Franquelin" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/10-cartouche-Franquelin-530x396.jpg" alt="" width="530" height="396" /></a><p class="wp-caption-text">Cartouche de la carte de l’Amérique septentrionale (1688)</p></div>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_2010" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-2010" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/11-carte-de-la-nouvelle-france/"><img class="size-medium wp-image-2010" title="11- Carte de la Nouvelle-France" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/11-Carte-de-la-Nouvelle-France-530x450.jpg" alt="" width="530" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Carte de la Nouvelle-France par Jean-Baptiste Louis Franquelin</p></div>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_2011" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-2011" href="http://histoiresdancetres.com/lapierre/le-destin-tragique-delisabeth-auber/attachment/12-carte-de-la-nouvelle-france-dediee-a-colbert/"><img class="size-medium wp-image-2011" title="12- Carte de la Nouvelle-France dédiée à Colbert" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/09/12-Carte-de-la-Nouvelle-France-dédiée-à-Colbert-530x372.jpg" alt="" width="530" height="372" /></a><p class="wp-caption-text">Carte de la Nouvelle-France dessinée par Franquelin et  dédiée à Colbert</p></div>
<p>Entretemps cinq nouveaux enfants sont nés et viennent s’ajouter au huit enfants nés du mariage d’Élisabeth Auber avec Bertrand Chenay de la Garenne.</p>
<p>Les besoins de la famille sont grands et la profession d’hydrographe n’est pas très payante. Contre meilleure rémunération  Franquelin a de bonnes chances de remplacer l’ingénieur Villeneuve. Mais ce poste sera accordé à un autre et, en 1693, alors que la guerre sévit entre la France et l’Angleterre,   le mari d’Élisabeth Auber sera  retenu en France par le roi qui lui donne le mandat de dresser des cartes de la Nouvelle-Angleterre.</p>
<p>Franquelin  implore alors  Louis XIV de faire venir sa famille en France. M. W. Burke-Graffney raconte ainsi  cette épisode.</p>
<blockquote><p>«Franquelin fit appel au roi, déclarant que le traitement d’hydrographe du roi ne lui permettait pas de subvenir aux besoins de sa famille et qu’en outre il avait laissé des dettes considérables à Québec. Il proposa que si, en reconnaissance de ses années de service sans rétribution, on faisait venir sa famille en France il l’installerait sur un domaine qu’il possédait en Touraine et retournerait seul au Canada. Le roi donna ordre que la femme de Franquelin, huit de ses enfants et leurs deux servantes soient ramenés sans frais à bord du premier navire du roi qui quitterait Québec à destination de la France. Champigny rapporta le 4 novembre qu’il avait veillé au nécessaire pour que Mme Franquelin et sa famille ne manquent de rien au cours de leur traversée à bord du <em>Carossol</em>. Quand le dernier navire à quitter Québec arriva en France cette année-là, il apportait la nouvelle que le <em>Carossol</em> avait fait naufrage sur un récif à environ 350 milles en aval de Québec et que seuls quelques membres de l’équipage avaient été sauvés.»<a href="#_ftn13">[13]</a></p></blockquote>
<p>Franquelin, de son côté,  ne renournera jamais en Nouvelle-France. Nous savons qu’il a continué à travailler pour Vauban, mais nous ignorons la date et le lieu de son décès.</p>
<blockquote><p>« (…) Il s’est peut-être retiré en Touraine avant de mourir. Il n’avait jamais été une figure éminente dans les milieux brillants où il avait évolué et à un moment donné nous perdons sa trace. Célibataire, il avait été un jeune homme réservé, un rêveur et un artiste voué à la cartographie. Il s’était soudainement aperçu de la nécessité d’obtenir une rétribution suffisante pour son travail, à la suite de son mariage. Après la mort de sa femme il se mit, à Paris, à se nourrir d’illusions : il retournerait au Canada, ferait le relevé de toutes les terres cultivées de la Nouvelle-France et le tracé de routes pour relier Québec à Albany, Boston et l’Acadie ; il rechercherait une route plus courte pour se rendre à la baie d’Hudson par voie de terre. Il n’a jamais manifesté le désir de revoir ses enfants à Québec. Son passage pour le Canada était retenu mais il ne s’est pas embarqué. Il semble que, entre les voyages et son studio, l’attrait de sa boîte de couleurs et de ses pinceaux l’emportait.»(14) W. Burke-Graffney</p></blockquote>
<p><strong>Sources</strong></p>
<p>BERNIER, Marc André, Le Corossol, le fond de l’histoire, <strong>La revue d&rsquo;histoire de la Côte-Nord, Numéro 28, Société historique du Golf de Sept-Îles, Mai 1999</strong> <a href="http://chesnay.homestead.com/files/FrenchCorossol/Corossol_F.htm">http://chesnay.homestead.com/files/FrenchCorossol/Corossol_F.htm</a></p>
<p><a href="http://biographi.ca/009004-02-2-e.html"> Burke-Gaffney</a>, M.W. Dictionnaire biographique du Canada en ligne. <a href="http://biographi.ca/009004-119.01-f.php?id_nbr=788">http://biographi.ca/009004-119.01-f.php?id_nbr=788</a></p>
<p>CHÉNIER, Théodore GILBERT Ronald, Les descendants de Bertrand Chesnay dit Lagarenne.</p>
<p>FOURNIER, Marcel, Les Bretons en Amérique française, 1504-2004, Les Portes du Large, 2005, 511p.</p>
<p>JETTÉ, René, Dictionnaire biographique des familles du Québec. PRDH, Presses de l’Université de Montréal, 1983, 1176 p.</p>
<p>LANGLOIS, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Maison des ancêtres, vol.</p>
<p>LEBEL, Gérard, Nos Ancêtres, vol 12, p. 68 à 79.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Bernier, Marc André, Le Corossol, le fond de l’histoire, <strong>La revue d&rsquo;histoire de la Côte-Nord, Numéro 28, Société historique du Golf de Sept-Îles, Mai 1999</strong> <a href="http://chesnay.homestead.com/files/FrenchCorossol/Corossol_F.htm">http://chesnay.homestead.com/files/FrenchCorossol/Corossol_F.htm</a></p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Le nombre varie selon les sources.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> <a href="http://www.biographi.ca/009004-02-2-e.html">M. W. Burke-Gaffney </a>, Dictionnaire biographique du Canada en ligne, vol. II, <a href="http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&amp;id_nbr=788">http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&amp;id_nbr=788</a></p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Ibid.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Avec sa première épouse Marie Madeleine Bélanger, il avait aussi perdu trois enfants en bas âge.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Fournier, Marcel, Les Bretons en Amérique française, 1504-2004, Les Portes du Large, 2005,p. 491.</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> Pour l’histoire de ce lieu <a href="http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire/oneLieu.do?refLieu=636&amp;returnForward=%2FonePersonnage.do%3FrefPersonnage%3D506">http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire/oneLieu.do?refLieu=636&amp;returnForward=%2FonePersonnage.do%3FrefPersonnage%3D506</a></p>
<p><a href="#_ftnref11">[11]</a> Langlois, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Tome I, p. 418</p>
<p><a href="#_ftnref12">[12]</a> <a href="http://biographi.ca/009004-02-2-e.html"> Burke-Gaffney</a>, M.W. Dictionnaire biographique du Canada en ligne. <a href="http://biographi.ca/009004-119.01-f.php?id_nbr=788">http://biographi.ca/009004-119.01-f.php?id_nbr=788</a></p>
<p><a href="#_ftnref13">[13]</a> Ibid</p>
<p>(14) Ibid</p>
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		<title>Le courage de Barbe Poisson</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Aug 2011 22:13:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans les premiers temps de Montréal, Barbe Poisson (une de nos ancêtres côté Vaillancourt) posait  un geste héroïque qui a été souligné entre autres par le supérieur des Sulpiciens Dollier de Casson dans son Histoire du Montréal. L’épisode a eu lieu en 1661. Barbe Poisson vivait alors  à Ville-Marie depuis au moins 1648. Nous savons [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Dans les premiers temps de Montréal, <a rel="attachment wp-att-1794" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/le-courage-de-barbe-poisson/attachment/barbe-poisson/">Barbe Poisson</a> (une de nos ancêtres côté Vaillancourt) posait  un geste héroïque qui a été souligné entre autres par le supérieur des Sulpiciens Dollier de Casson dans son Histoire du Montréal.</p>
<p>L’épisode a eu lieu en 1661. Barbe Poisson vivait alors  à Ville-Marie depuis au moins 1648. Nous savons que la ville a été fondée par Maisonneuve en 1642. Au moment des faits, elle était l’épouse en secondes noces de  Gabriel Celle dit Duclos.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1796" class="wp-caption aligncenter" style="width: 429px"><a rel="attachment wp-att-1796" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/le-courage-de-barbe-poisson/attachment/1a-barbe-poisson2-2/"><img class="size-medium wp-image-1796" title="1a- Barbe Poisson2" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/08/1a-Barbe-Poisson21-419x700.jpg" alt="" width="419" height="700" /></a><p class="wp-caption-text">Gravure tirée de La vie de Mademoiselle Mance de l&#39;abbé Faillon</p></div>
<p>Citons l’abbé Faillon qui raconte ainsi les faits :</p>
<blockquote><p>« Le 25 février 1661, un certain nombre de colons de Ville-marie étant allés travailler dans les champs, avaient négligé de porter leurs armes avec eux, nonobstant la  défense faite à tous par M. de Maisonneuve de sortir ainsi. Comme on était dans la saison de l&rsquo;hiver, ces travailleurs avaient pensé que cette précaution était alors inutile, sachant par expérience que les Iroquois n&rsquo;avaient pas coutume de paraître dans ce temps de l’année; mais tout à coup ils se voient invertis par cent soixante ennemis qui, les trouvant sans défense, font tout d&rsquo;abord treize prisonniers. Les autres, incapables de repousser l&rsquo;ennemi avec leurs instruments de travail, à l&rsquo;exception de Charles Le Moyne, qui était armé d&rsquo;un pistolet, prennent incontinent la fuite pour regagner l&rsquo;habitation. Dans cette extrémité, tous ces colons, sur le point d&rsquo;être pris, durent leur salut à une femme de cœur, madame du Clos, qui, les voyant poursuivis, sans armes pour se défendre, et n&rsquo;ayant aucun homme chez elle pour aller les secourir, prend à l&rsquo;instant une charge d&rsquo;arquebuses sur ses épaules, et sans craindre une nuée d&rsquo;Iroquois qu&rsquo;elle voit répandus de toutes parts jusqu&rsquo;à sa maison, elle court au-devant des colons, surtout au-devant de M. Le Moyne, que les ennemis étaient sur le point de saisir, et lui remet incontinent sa charge. Ce secours inattendu fortifia merveilleusement tous ces colons et diminua de beaucoup l&rsquo;audace des Iroquois.»<a href="#_ftn1">[1]</a></p>
<p style="text-align: center;">
</blockquote>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1827" class="wp-caption aligncenter" style="width: 509px"><a rel="attachment wp-att-1827" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/le-courage-de-barbe-poisson/attachment/wwl-6/"><img class="size-medium wp-image-1827" title="WWL" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/08/Charles_Le_Moyne5-499x700.jpg" alt="" width="499" height="700" /></a><p class="wp-caption-text">Bronze représentant Charles Le Moyne, situé à la Place d&#39;Armes, œuvre de Louis-Philippe Hébert</p></div>
<p>L’abbé Faillon, relatant cet exploit dans son Histoire de Mademoiselle Mance, ne cache pas son admiration pour notre ancêtre en qualifiant le geste d’«action audacieuse comparable à tout ce qu’on lit de plus extraordinaire en fait de courage dans l’histoire des Grecs et des Romains» <a href="#_ftn2">[2]</a></p>
<p>À l’hiver 1661, Barbe Poisson avait de bonnes raisons d’être sur le qui-vive et d’appréhender constamment les Iroquois. Une dizaine d’années auparavant, son premier mari, Léonard Lucault dit Barbot avait succombé à des blessures infligées par les Iroquois lors d’une attaque<a href="#_ftn3">[3]</a>. L’année suivante, son frère Jean Poisson était capturé par les Iroquois à Trois-Rivières, probablement martyrisé, il ne donna  plus jamais signe de vie<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p>Par la suite, deux de ses gendres affronteront ces mêmes Iroquois. René Cuillerier, époux de sa fille Marie Lucault, sera enlevé par eux à l’automne de la même année. Après avoir été battu et avoir eu les ongles arrachés, il est épargné grâce à une Amérindienne qui demande à l’adopter pour remplacer son frère. Puis, il réussit à s’enfuir au moment d’une expédition de chasse  près de Fort Orange en 1663. Il revient à Québec en passant par Boston<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1814" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-1814" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/le-courage-de-barbe-poisson/attachment/fort-orange-new-york-en-1635g/"><img class="size-medium wp-image-1814" title="Fort Orange (New York en 1635g" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/08/Fort-Orange-New-York-en-1635g-530x308.jpg" alt="" width="530" height="308" /></a><p class="wp-caption-text">Fort Orange, premier établissement permanent hollandais dans l&#39;actuel  État de New York situé dans la ville actuelle d&#39;Albany</p></div>
<p>Enfin en 1690, Joseph Cartier dit Larose, l’époux de sa fille Marguerite Barbe Celle, connaîtra également la mort aux mains des Iroquois à la<a href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/la-bataille-de-la-coulee-grou/"> bataille de la coulée Grou</a>.</p>
<p><strong>Sa vie en Nouvelle-France</strong></p>
<p>Barbe Poisson, originaire de Mortagne dans le Perche,  est arrivée en Nouvelle-France avec sa famille peu après la fondation de Montréal. Elle épouse Léonard Lucault le 12 octobre 1648 à Montréal. Monsieur de Maisonneuve est présent lors de  l’événement. Un seul enfant naîtra de cette union<a href="#_ftn6">[6]</a>, une fille prénommée Marie, notre ancêtre.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1865" class="wp-caption aligncenter" style="width: 471px"><a rel="attachment wp-att-1865" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/le-courage-de-barbe-poisson/attachment/2-maisonneuve-2/"><img class="size-full wp-image-1865" title="2- Maisonneuve" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/08/2-Maisonneuve-1.jpg" alt="" width="461" height="535" /></a><p class="wp-caption-text">Le Sieur Chomedey de Maisonneuve</p></div>
<p>Quelques mois après le décès de son premier époux, le 19 novembre 1651, Barbe Poisson se marie avec Gabriel Celle dit Duclos, un Normand originaire de Nonant près de Bayeux dans le Calvados. Elle aura 10 autres  enfants. En 1665, elle met au monde des triplés<a href="#_ftn7">[7]</a>, un garçon et deux filles. Malheureusement, le fils, Claude,  meurt le lendemain et les deux filles Marie et Jeanne ne survivent que trois jours.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1840" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/le-courage-de-barbe-poisson/attachment/3-celle-triples/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1840" title="3- Celle (triplés)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/08/3-Celle-triplés-530x574.jpg" alt="" width="530" height="574" /></a></p>
<p>On constate ici  que le parrain de Jeanne est le fondateur de Montréal et  sa marraine  est nulle autre que la célèbre Jeanne Mance. Un autre personnage important de Ville-Marie, Lambert Closse avait accepté d’être le parrain de leur fils Gabriel en 1660.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1841" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/le-courage-de-barbe-poisson/attachment/4-jeanne-mance/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1841" title="4- Jeanne Mance" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/08/4-Jeanne-Mance.jpeg" alt="" width="354" height="535" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
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<div id="attachment_1842" class="wp-caption aligncenter" style="width: 329px"><a rel="attachment wp-att-1842" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/le-courage-de-barbe-poisson/attachment/lambert-closse-et-sa-chienne-sculpture-de-maisonneuve-a-mtl/"><img class="size-full wp-image-1842" title="Lambert Closse et sa chienne (sculpture de Maisonneuve à Mtl)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/08/Lambert-Closse-et-sa-chienne-sculpture-de-Maisonneuve-à-Mtl.jpg" alt="" width="319" height="425" /></a><p class="wp-caption-text">Lambert Closse et sa chienne - sculpture de Maisonneuve à Montréal</p></div>
<p>Son second époux Gabriel Celle dit Duclos est un citoyen respecté de la nouvelle bourgade.  Le fondateur de Montréal lui a octroyé en 1654 une terre de trente arpents proche du fort de Ville-Marie<a href="#_ftn8">[8]</a>. En 1664, quand Maisonneuve demande aux habitants de se réunir «pour élire cinq personnes notables qui auront le pouvoir de juger et régler toutes manières concernant la police nécessaire pour le bien de cette habitation»<a href="#_ftn9">[9]</a>, le mari de Barbe Poisson fait partie des personnes choisies. Sept ans plus tard, il est élu syndic de Montréal<a href="#_ftn10">[10]</a>. Il décède en 1671 vers l’âge de 48 ans, laissant Barbe veuve pour une seconde fois.</p>
<p>Elle mourra 40 ans plus tard, le 7 janvier 1711. Entretemps, son nom se trouvera dans plusieurs transactions. Pieuse, elle sera reçue à la Confrérie de la Sainte Famille en 1677 fondée quelques douze ans plus tôt par Mgr de Laval. Dans son testament dicté en 1691, elle demande aux récollets de dire des messes pour le repos de son âme. En 1710, dans un nouveau testament, elle souhaite être enterrée dans l’église. Le registre ne permet pas de savoir si son vœu a été exaucé. On y apprend, par contre, que son âge était alors estimé à 80 ans.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1843" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/le-courage-de-barbe-poisson/attachment/poisson-barbe-deces/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1843" title="Poisson, Barbe (décès)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/08/Poisson-Barbe-décès-530x226.jpg" alt="" width="530" height="226" /></a></p>
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<div id="attachment_1873" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-1873" href="http://histoiresdancetres.com/non-classe/le-courage-de-barbe-poisson/attachment/decelle-gabriel-16662/"><img class="size-medium wp-image-1873" title="Decelle, Gabriel (1666)2" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/08/Decelle-Gabriel-16662-530x221.jpg" alt="" width="530" height="221" /></a><p class="wp-caption-text">Famille de Barbe Poisson au recensement de 1666</p></div>
<p style="text-align: right;">Marie Vaillancourt</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> FAILLON, Abbé Étienne-Michel, Histoire de la colonie française Vol. 2, Ville-Marie, Bibliothèque paroissiale, p. 427-428</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> FAILLON, Abbé Étienne-Michel, La vie de Mademoiselle Mance, Vol. 1, Ville-Marie, p. 254-255</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Journal des Jésuites.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> GODBOUT, Archange, Mémoires de la Société de généalogique canadienne-française, Vol 8, n4p. 218.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> LANGLOIS, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, tome 1, p. 493.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> LANGLOIS, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, tome 2, p. 308.</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> PRÉVOST, Robert, Figures de proue du Québec, Éditions Stanké, 2000, p. 122-123</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> LANGLOIS, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, tome 1, p. 366.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> BOYER, Raymond, Les crimes et les châtiments au Canada français du XVIIe au XXe siècle, L’Encyclopédie du Canada français, 1966. p.46.</p>
<p><a href="#_ftnref10">[10]</a> LANGLOIS, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, tome 1, p. 367.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Henri Ardouin a défendu la Nouvelle-France contre les Anglais</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jul 2011 20:14:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lapierre]]></category>
		<category><![CDATA[Liste des articles]]></category>
		<category><![CDATA[Vaillancourt]]></category>

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		<description><![CDATA[«Cinq pieds un pouce et six lignes, les cheveux et sourcils blonds, le visage ovale et joli, une cicatrice au front, les yeux bleus, le nez bien fait.»[1] Voici la description physique de  Henri Ardouin (ancêtre côté Vaillancourt et côté Lapierre), telle qu’elle apparaît dans les documents de Contrôle des troupes dressés en France entre [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1615" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/1a-soldat-du-regiment-de-guyenne-renadier-et-soldat-du-regiment-de-bearn-caporal/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1615" title="1a Soldat du régiment de Guyenne (renadier)   et soldat du régiment de Béarn (caporal)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/1a-Soldat-du-régiment-de-Guyenne-renadier-et-soldat-du-régiment-de-Béarn-caporal.jpg" alt="" width="482" height="585" /></a></p>
<blockquote><p>«Cinq pieds un pouce et six lignes, les cheveux et sourcils blonds, le visage ovale et joli, une cicatrice au front, les yeux bleus, le nez bien fait.»<a href="#_ftn1">[1]</a></p></blockquote>
<p>Voici la description physique de  <span style="text-decoration: underline;">Henri Ardouin</span> (ancêtre <a rel="attachment wp-att-1710" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/cote-vaillancourt-2/">côté Vaillancourt</a> et <a rel="attachment wp-att-1711" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/cote-lapierre-2/">côté Lapierre</a>), telle qu’elle apparaît dans les documents de Contrôle des troupes dressés en France entre 1749 et 1755.</p>
<p style="text-align: center;">
<p>À titre de soldat du régiment de Béarn, 2<sup>e</sup> bataillon, compagnie de Montredon, notre ancêtre  faisait partie des troupes envoyées par le roi Louis XV en 1755 pour sauver les colonies françaises en Amérique.</p>
<p>Né vers 1729 à Nîmes,  fils de Pierre Ardouin et de Jeanne Rigaud, il s’engage le 12 février 1747, alors qu’il est âgé d’environ 18 ans.</p>
<blockquote><p>Henri Ardouin dit Lajeunesse et dit Belhumeur. Ces surnoms lui ont été accordés au moment de son entrée dans l’armée. Ils sont obligatoires pour les simples soldats  depuis 1716 et ont valeur de numéro matricule. Le surnom peut être attribué par un supérieur ou par le soldat lui-même. Il change rarement sauf lorsqu’il y a transfert dans une autre compagnie quand un autre soldat porte le même surnom.<a href="#_ftn2">[2]</a></p></blockquote>
<p><strong>Le régiment de Béarn</strong></p>
<p>L’été suivant, le régiment de Béarn se signale en Italie  par sa bravoure à la Bataille de l’Assietta <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Assietta">http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d&rsquo;Assietta</a> dans le Piedmont même si l’armée française y subit une cuisante défaite.</p>
<p>Pendant ce temps, en Amérique,  les possessions françaises de la vallée de l&rsquo;Ohio et de  l&rsquo;Acadie, sont de plus en plus menacées par l’Angleterre. Pour soutenir ses colonies en Amérique, Louis XV et ses ministres réagissent en envoyant des soldats des régiments de l’Artois, de Guyenne, de Béarn, du Languedoc et de la Reine.</p>
<p>Le 3 mai 1755,  deux navires <em>, l’Opiniâtre </em>et le<em> </em> <em>Léopard,</em> quittent Brest avec à leur bord des soldats du deuxième bataillon (556 hommes) du régiment de Béarn . Ils sont sous les ordres du baron de Dieskau.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1634" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/3b-port-de-brest/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1634" title="3b - Port de Brest" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/3b-Port-de-Brest.jpg" alt="" width="734" height="505" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1633" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/12817-1-tif/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1633" title="12817 1.tif" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/3-64-canons-2.jpg" alt="" width="583" height="454" /></a></p>
<p>Deux mois plus tard, les troupes arrivent à Québec et sont rapidement envoyés en garnison au Fort Frontenac situé à l’emplacement actuel de la ville de Kingston en Ontario.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1689" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-1689" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/4-fort-frontenac-2/"><img class="size-medium wp-image-1689" title="4 -Fort Frontenac" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/4-Fort-Frontenac1-530x283.jpg" alt="" width="530" height="283" /></a><p class="wp-caption-text">Fort Frontenac</p></div>
<p><strong>Vie quotidienne des soldats</strong></p>
<p>Pour suivre les aller et venues des membres du régiment, on peut trouver  des renseignements détaillés à l’adresse suivante : <a href="http://regimentdubearn.org/fr/histoire.htm">http://regimentdubearn.org/fr/histoire.htm</a>.</p>
<blockquote><p>«En ville, la vie est beaucoup plus facile pour les soldats. Lorsqu&rsquo;ils ne font pas l&rsquo;exercice militaire ou ne montent pas la garde, ils passent leur temps libre à prendre quelques verres avec les camarades, à jouer aux carres et à faire rouler les dés. Les cabarets sont ouverts tous les jours, sauf le dimanche durant l&rsquo;heure de la messe. Ils sont nombreux, plus de 80 dans la seule ville de Québec, et une vingtaine à Louisbourg.</p>
<p>Durant l&rsquo;hiver, les soldats combattent rarement. Dans la vallée du fleuve Saint-Laurent, comme il n&rsquo;y a pas de baraques pour accueillir tous les soldats, ceux-ci sont logés chez les habitants des différentes paroisses de la Nouvelle-France. La famille qui héberge un soldat reçoit de l&rsquo;intendant une somme de huit livres par mois par soldat. Dans plusieurs cas, les soldats sont hommes de métiers qui apportent une aide précieuse dans les travaux de la ferme. Pour les soldats, ces temps de repos sont très profitables. Ils sont bien nourris, payés pour certains travaux, et ils ont une liberté presque complète. De plus, les soldats ont tout l&rsquo;hiver pour conter fleurette à la fille de la famille hôte. Qui ne saurait résister à l&rsquo;attrait d&rsquo;un beau militaire qui a de l&rsquo;argent, un bel habit et qui se met de la graisse d&rsquo;ours dans les cheveux pour bien les placer. En tout, plus de 422 soldats français vont se marier en Nouvelle-France au cours de la période1755-1760.»<a href="#_ftn3">[3]</a></p></blockquote>
<p><strong>Contribution du régiment de Béarn</strong></p>
<p>Les soldats du régiment de Béarn participeront notamment aux sièges de Fort Niagara,  à la bataille d’Oswego en 1756 (victoire française), Fort Bull en 1756 (victoire française), de Fort William Henri en 1757 (victoire française), Carillon en 1758 (victoire française), Québec en 1759 (défaite française), Sainte-Foy en 1760 (victoire française) et Montréal en 1760 (défaite).</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1641" class="wp-caption aligncenter" style="width: 595px"><a rel="attachment wp-att-1641" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/6-fort-doswego-occupation-francaise-2/"><img class="size-full wp-image-1641" title="6- Fort d'oswego occupation française" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/6-Fort-doswego-occupation-française1.jpg" alt="" width="585" height="350" /></a><p class="wp-caption-text">Occupation française du Fort d&#39;Oswego</p></div>
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<div id="attachment_1652" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-1652" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/8-the_victory_of_montcalms_troops_at_carillon_by_henry_alexander_ogden-2/"><img class="size-medium wp-image-1652" title="8- The_Victory_of_Montcalms_Troops_at_Carillon_by_Henry_Alexander_Ogden" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/8-The_Victory_of_Montcalms_Troops_at_Carillon_by_Henry_Alexander_Ogden1-530x476.jpg" alt="" width="530" height="476" /></a><p class="wp-caption-text">Victoire de Montcalm à Carillon </p></div>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1657" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-1657" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/9-vue-de-la-prise-de-quebec-par-les-anglais/"><img class="size-medium wp-image-1657" title="9- Vue de la prise de Québec par les Anglais" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/9-Vue-de-la-prise-de-Québec-par-les-Anglais-530x404.jpg" alt="" width="530" height="404" /></a><p class="wp-caption-text">Vue de la prise de Québec par les Anglais</p></div>
<div id="attachment_1658" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-1658" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/9b-quebec-apres-la-bataille/"><img class="size-medium wp-image-1658" title="9b- Québec après la bataille" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/9b-Québec-après-la-bataille-530x303.jpg" alt="" width="530" height="303" /></a><p class="wp-caption-text">Québec après la bataille</p></div>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1659" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-1659" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/10-battle_of_sainte-foy/"><img class="size-medium wp-image-1659" title="10- Battle_of_Sainte-Foy" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/10-Battle_of_Sainte-Foy-530x366.jpg" alt="" width="530" height="366" /></a><p class="wp-caption-text">La bataille de Sainte-Foy </p></div>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1660" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/11-a-fortification-de-montreal-en-1760l/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1660" title="11 a - Fortification de Montréal en 1760l" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/11-a-Fortification-de-Montréal-en-1760l-530x453.jpg" alt="" width="530" height="453" /></a></p>
<div id="attachment_1661" class="wp-caption aligncenter" style="width: 330px"><a rel="attachment wp-att-1661" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/11-montreal_1760_capitulation_320x240/"><img class="size-full wp-image-1661" title="11- montreal_1760_capitulation_320x240" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/11-montreal_1760_capitulation_320x240.jpg" alt="" width="320" height="240" /></a><p class="wp-caption-text">Capitulation de Montréal</p></div>
<p><strong>La participation aux batailles</strong></p>
<p>Notre ancêtre  a été hospitalisé à Montréal le 21 mars 1756<a href="#_ftn4">[4]</a>.  Nous savons qu’au cours de l’hiver 1755-1756, des troupes du régiment de Béarn se trouvaient  en garnison autour du Fort Oswego et du Fort Bull. Henri Ardouin a pu être blessé au cours d’un quelconque exercice militaire.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1662" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/hotel-dieu-de-montreal-entre-1755-et-17602/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1662" title="Hôtel-Dieu de Montréal entre 1755 et 1760(2)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/Hôtel-Dieu-de-Montréal-entre-1755-et-17602-530x279.jpg" alt="" width="530" height="279" /></a></p>
<p>Nous savons, par ailleurs  que la compagnie de Montredon à laquelle appartenait le soldat Ardouin  a combattu en Nouvelle-France en 1760<a href="#_ftn5">[5]</a>. Notre ancêtre a donc fort probablement  participé à la bataille de  Sainte-Foy sous les ordres du chevalier de Lévis. Aussi, était-il  sans doute à Montréal au moment de la capitulation du 8 septembre 1760.</p>
<p>C’est d’ailleurs  à Montréal qu’il s’installe et qu’il se marie  alors que la plupart des soldats vont retourner en France avec leur régiment.</p>
<p><strong>Deux mariages</strong></p>
<p>Le 2 février 1760 à Longue Pointe,  il épouse Marie Thérèse Simon dit Léonard (ancêtre <a rel="attachment wp-att-1712" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/cote-vaillancourt-3/">côté Vaillancourt</a>) . Elle meurt douze ans plus tard. Le couple aura eu 5 enfants dont trois filles qui vont mourir  en bas âge. Selon nos sources<a href="#_ftn6">[6]</a>, seulement deux enfants Marie-Amable, notre ancêtre, et son frère Jean-Baptiste vont se marier et fonder une famille.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1667" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-1667" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/13-ardouin-simon-leonard-mariage2/"><img class="size-medium wp-image-1667" title="13- Ardouin - Simon Léonard (mariage2)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/13-Ardouin-Simon-Léonard-mariage2-530x392.jpg" alt="" width="530" height="392" /></a><p class="wp-caption-text">Mariage de Henry Ardouin dit Belhumeur  et de Thérèse Simon dit Léonard</p></div>
<p>Le 22 novembre 1773, Henri se remarie à Saint-Laurent avec Reine Sureau (ancêtre <a rel="attachment wp-att-1713" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/cote-lapierre-3/">côté Lapierre</a>) avec qui il aura au moins 9 enfants<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1668" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-1668" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/14-ardouin-sureau-mariage/"><img class="size-medium wp-image-1668" title="14- Ardouin - Sureau (Mariage)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/14-Ardouin-Sureau-Mariage-530x286.jpg" alt="" width="530" height="286" /></a><p class="wp-caption-text">Mariage de Henri Ardouin et de Reine Sureau</p></div>
<p>Henri Ardouin est inhumé le 24 mai 1811 dans l’église de Saint-Martin de l’île Jésus. Il est âgé de 82 ans environ.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1669" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><a rel="attachment wp-att-1669" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/15-ardouin-dit-lajeunesse-sepulture/"><img class="size-medium wp-image-1669" title="15 - Ardouin dit Lajeunesse (sépulture)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/15-Ardouin-dit-Lajeunesse-sépulture-530x175.jpg" alt="" width="530" height="175" /></a><p class="wp-caption-text">Décès de Henry Ardouin dit Lajeunesse</p></div>
<p><a rel="attachment wp-att-1670" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/henri-ardouin-a-defendu-la-nouvelle-france-contre-les-anglais/attachment/16-regiment-de-bearn/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1670" title="16- Régiment de Béarn" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/07/16-Régiment-de-Béarn-530x538.png" alt="" width="530" height="538" /></a></p>
<blockquote><p><strong>Chansons de marche fredonnées par les soldats de Montcalm<a href="#_ftn8">[8]</a></strong></p>
<p>À la claire fontaine</p>
<p>Auprès de ma blonde</p>
<p>Coin du Ciel Courrier, Courrier qu&rsquo;y a-t-il de nouveau?</p>
<p>En passant par la Lorraine, <em>Vieille chanson populaire mise e» musique vers 1500 par Orlando de Lassus</em></p>
<p>Gironfla, gare à gare (aussi connue comme Le petit Roi de Sardaigne)</p>
<p>Isabeau s&rsquo;y promène</p>
<p>Je suis t&rsquo;un pauvre conscrit</p>
<p>La Guillannéc</p>
<p>La lettre de Pelote de Betton</p>
<p>Les Chevaliers du Guet</p>
<p>Malbrough s&rsquo;en va-t-en guerre</p>
<p>Petit rocher de la haute montagne</p></blockquote>
<p style="text-align: right;">Marie Vaillancourt</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Projet Montcalm sous la direction de Marcel fournier, <strong>Combattre pour la France en Amérique – Les soldats de la guerre de Sept Ans en Nouvelle-France 1755-1760, </strong>Société de généalogie canadienne-française. P. 202.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Idem. p. 26.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Id. p. 26-27</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Id, p. 202.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Id. p. 59</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> PRDH</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> PRDH</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> Projet Montcalm sous la direction de Marcel fournier, <strong>Combattre pour la France en Amérique – Les soldats de la guerre de Sept Ans en Nouvelle-France 1755-1760, </strong>Société de généalogie canadienne-française.p. 27.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Imprimeurs à Paris</title>
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		<comments>http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 20:27:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chartrand]]></category>
		<category><![CDATA[Lapierre]]></category>
		<category><![CDATA[Poitras]]></category>
		<category><![CDATA[Vaillancourt]]></category>

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		<description><![CDATA[À mon oncle Gérard Lapierre Les recherches généalogiques nous amènent souvent à faire des découvertes passionnantes. Ainsi, ai-je appris que certains de nos ancêtres ont exercé  le métier d’imprimeur.  Ils ont  fréquenté les grands penseurs de leur époque  et ils ont vécu  au cœur de la vie intellectuelle parisienne au XVIe et au XVIIe siècle. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">À mon oncle Gérard Lapierre</p>
<p>Les recherches généalogiques nous amènent souvent à faire des découvertes passionnantes. Ainsi, ai-je appris que certains de nos ancêtres ont exercé  le métier d’imprimeur.  Ils ont  fréquenté les grands penseurs de leur époque  et ils ont vécu  au cœur de la vie intellectuelle parisienne au XVI<sup>e</sup> et au XVII<sup>e</sup> siècle. Grâce à leur science, leur discernement et leur labeur,  ils ont contribué à immortaliser des œuvres majeures.</p>
<p><strong>Par Marie Pichon</strong></p>
<p><strong>Marie Pichon</strong> est la fille d’un maître tourneur en bois Philippe Pichon et la petite  fille du maître orfèvre flamand Isaac de Vimont qui a tenu boutique à  Paris et habitait rue de la Mégisserie, face au Pont Neuf  près du  Louvres. Elle a épousé deux imprimeurs. Tout d&rsquo;abord Philippe Gauthier père de notre ancêtre <a rel="attachment wp-att-1598" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/charles-gauthier-dit-boisverdun/">Charles Gauthier dit Boisverdun</a> (côté Vaillancourt). Devenue veuve, elle achève l’impression d’un livre en 1632. Elle arrive en Nouvelle-France en compagnie de son second mari Charles Sevestre  (<a rel="attachment wp-att-1599" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/ancetre-cote-lapierre/">ancêtre côté Lapierre</a>, <a rel="attachment wp-att-1600" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/chartrand-et-poitras/">Chartrand et Poitras</a>).</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1500" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1500" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/1-a-vue-du-quai-de-la-megisserie-3/"><img class="size-full wp-image-1500" title="1 a- vue du quai de la Mégisserie" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/06/1-a-vue-du-quai-de-la-Mégisserie2.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">Le Pont Neuf vu du quai de la Mégisserie à Paris</p></div>
<p>Chez les Sevestre, le métier d’imprimeur s&rsquo;est  transmis de père en fils depuis  plusieurs générations à partir du XVI<sup>e </sup>siècle (vers  1570), d’abord par l’aïeul Louis (1520-1584), puis par le grand-père Thomas (1550- 1606), ensuite par le père  Charles 1(1589- 1626) jusqu’au pionnier Charles 2 (1609-1657) qui a aussi travaillé comme imprimeur avant de traverser en Nouvelle-France.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1501" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/2-abraham-bosse/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1501" title="2-Abraham Bosse" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/06/2-Abraham-Bosse-.jpg" alt="" width="600" height="476" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p>À l’époque les imprimeurs signent leurs œuvres par des marques, une manière de dessins héraldiques propre à chacun qui peuvent varier d’un livre à l’autre.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1503" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/4-sevestre-charles-1611la-metamorphosemv/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1503" title="4- sevestre-Charles- 1611la métamorphoseMV" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/06/4-sevestre-Charles-1611la-métamorphoseMV.jpg" alt="" width="289" height="500" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p>Pour devenir maître imprimeur, il faut passer par les étapes requises en commençant par celle d’apprenti. Pendant deux à  cinq ans, le novice  apprendra ce métier qui exige à l’époque la connaissance du grec et du latin. Devenu compagnon, il devra encore parfaire ses connaissances avant de devenir maître imprimeur  et pouvoir s’établir.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1508" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/5-graveur-sur-bois/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1508" title="5- Graveur sur bois" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/06/5-Graveur-sur-bois.jpg" alt="" width="220" height="287" /></a></p>
<p>L’aïeul Louis Sevestre avait été reçu imprimeur en 1543, soit 74 ans après l’arrivée de l’imprimerie en France<a href="#_ftn1">[1]</a>sous le règne de François Ier et sous Henri II, Charles IX et Henri III, . En 1552, il habite rue des Muriers près de la porte saint Victor.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">
<div id="attachment_1509" class="wp-caption aligncenter" style="width: 772px"><a rel="attachment wp-att-1509" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/6-porte_saint_victor-louis-sevestre-et-ses-descendants-ont-habite-non-lion-de-la-rue-des-muriers/"><img class="size-full wp-image-1509" title="6 -Porte_Saint_Victor  Louis Sevestre  et ses descendants ont habité non lion de là, rue des Muriers" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/06/6-Porte_Saint_Victor-Louis-Sevestre-et-ses-descendants-ont-habité-non-lion-de-là-rue-des-Muriers.jpg" alt="" width="762" height="425" /></a><p class="wp-caption-text">Porte Saint-Victor à Paris</p></div>
<p>Son fils Thomas, ose imprimer des libelles politiques et religieux<a href="#_ftn1">[1]</a> à l’époque d’Henri III, en pleine guerre de religion.</p>
<p>À la troisième génération, Charles Sevestre   épouse Marguerite Petitpas elle-même issue d’une ancienne famille d’imprimeurs par sa grand-mère du côté des <em>Macé</em>. En 1608, il publie  <em>Les Essais de Michel, sieur de Montaigne</em>,<em> édition nouvelle enrichie d&rsquo;annotations en marge, corrigée et augmentée d&rsquo;un tiers&#8230; plus la vie de l&rsquo;autheur extraite de ses propres escrits</em>. En 1610, <em>Le Sacre et couronnement du roy Louis XIII</em>, parJean-Charles Raemond (abbé de la Frenade).<span style="text-decoration: underline;"><a title="http://www.google.ca/search?hl=fr&amp;tbo=p&amp;tbm=bks&amp;q=+inauthor:&quot;Jean-Charles+Raemond+(abbé+de+la+Frenade.)&quot;&amp;source=gbs_metadata_r&amp;cad=2" href="http://www.google.ca/search?hl=fr&amp;tbo=p&amp;tbm=bks&amp;q=+inauthor:%22Jean-Charles+Raemond+%28abb%C3%A9+de+la+Frenade.%29%22&amp;source=gbs_metadata_r&amp;cad=2"><br />
</a></span></p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1510" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/7-sacre_de_louis_xiii_-f2227/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1510" title="7- sacre_de_Louis_XIII_-f2227" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/06/7-sacre_de_Louis_XIII_-f2227.jpg" alt="" width="500" height="469" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">Aussi,  en 1612, Charles Sevestre  publiera <strong>«</strong><strong> </strong><em>La Toyson d&rsquo;Or, ou la Fleur des thrésors, en laquelle est succinctement et méthodiquement traicté de la pierre des philosophes, Traduit d&rsquo;alemand en françois, et commenté en forme de paraphrase sur chaque chapitre par Salomon Trismosin. </em><strong>».</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a rel="attachment wp-att-1511" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/7-toison-dor-1612_imp_sevestre-charlesii-to-couleur/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1511" title="7-Toison d'or 1612_imp_sevestre-charlesII-TO-couleur" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/06/7-Toison-dor-1612_imp_sevestre-charlesII-TO-couleur.jpg" alt="" width="305" height="475" /></a><a rel="attachment wp-att-1512" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/7v-liv1612_imp_sevestre-charlesii-to-front/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1512" title="7v- liv1612_imp_sevestre-charlesII-TO-front" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/06/7v-liv1612_imp_sevestre-charlesII-TO-front.jpg" alt="" width="266" height="475" /></a></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p>Pour se démêler dans l’écheveau familial et pour en savoir plus sur le catalogue des livres imprimés par nos ancêtres,  je vous invite  à visiter l’excellent site de Denis Savard: <a href="http://savart.info/migrations/Migration/imprimeurs.html">http://savart.info/migrations/Migration/imprimeurs.html</a></p>
<p><strong>Le pionnier en Nouvelle-France</strong></p>
<p>Charles Sevestre le pionnier, celui qui traverse l’Atlantique, aura  publié plus d’une douzaine de livres entre 1632 et 1636, avant  son départ pour la Nouvelle-France. Il était accompagné de  son épouse Marie Pichon, de  sa mère Marguerite Petitpas et de ses deux frères Thomas. sont également du voyage  leurs deux enfants ainsi que  trois autres enfants nés du premier mariage de marie Pichon. Au total, une famille de 10 personnes débarquait sur un territoire tout neuf, très peu habité.</p>
<p style="text-align: left;"><a rel="attachment wp-att-1513" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/8-sevestre-charles-signature/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1513" title="8 - Sevestre, Charles (signature)" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/06/8-Sevestre-Charles-signature.jpg" alt="" width="664" height="257" /></a></p>
<p>À son arrivée, Sevestre est commis de la Compagnie des Cent Associés. Le nom de Sevestre ne sera perpétué en Nouvelle-France. Son frère Thomas meurt noyé à 29 ans lors d&rsquo;une excursion de chasse, tandis que  son frère Jacques qui meurt célibataire à l’âge de 79 ans. Ses fils, Ignace et Charles III,  vont mourir de morts tragiques, sans avoir eu de descendance, l’un tué par les Iroquois et l’autre noyé dans le Saint-Laurent à l’âge de 16 ans.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1514" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/9-cents-associes/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1514" title="9- Cents associés" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/06/9-Cents-associés.jpg" alt="" width="329" height="427" /></a></p>
<p>La descendance cependant  sera nombreuse. Elle sera assurée par ses quatre filles,  Denise, Marguerite, Catherine et Magdelaine. Marie Catherine épousera Louis Rouer de Villeray, le premier conseiller au Conseil souverain de la Nouvelle-France. Côté Lapierre, nous descendons de Denise née à Paris en 1632 qui épousera Antoine Martin dit Montpellier et côté Chartrand et Poitras  à la fois de Denise et de Marguerite née à Paris vers 1635 future épouse d’Étienne Lessart.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1515" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/10a-wintertradeopen/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1515" title="10a- WinterTradeopen" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/06/10a-WinterTradeopen.jpg" alt="" width="450" height="358" /></a></p>
<p>D’abord commis au magasin de Québec, Charles Sevestre sera élu  par une assemblée de notable procureur syndic de la Communauté des Habitants. Il deviendra ensuite juge-prévost de la seigneurie de Lauson. Enfin, il occupera le premier le  poste de  lieutenant particulier civil et criminel de la Sénéchaussée de Québec. Durant sa vie active en Nouvelle-France, il a acquis plusieurs territoires. Il  fera trois allers-retours en France pour régler des affaires de famille. <a href="#_ftn1">[1]</a></p>
<p>Il meurt le 8 décembre 1757. Son corps sera enterré sous la Basilique de Québec.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1516" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/attachment/10-quebecendixseptcents/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1516" title="10- quebecendixseptcents" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/06/10-quebecendixseptcents.jpg" alt="" width="494" height="381" /></a></p>
<p style="text-align: right;">Marie Vaillancourt</p>
<p style="text-align: left;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="text-align: center;">
<p>Bibliographie</p>
<p>LAROCHE-MONTPETIT, Marielle, <strong>Les Sevestre et la Nouvelle France, </strong> Civilisation du Québec</p>
<p>LAROCHE-MONTPETIT, Marielle,<strong> Les Sevestre et la Nouvelle-France, une famille fondatrice oubliée</strong>, Mémoires de la société de généalogie canadienne-française, vol 28, cahier 131, p. 3.cahier 132 p.113 et cahier 133 p. 195.</p>
<p>LAROCHE-MONTPETIT, Marielle,<strong>Les Sevestre imprimeur parisiens de François 1<sup>er</sup> à Louis XIV et leurs descendants en Amérique</strong>, Mémoires de la société de généalogie canadienne-française, vol no 29, cahier 138, p. 295.</p>
<p>LANGLOIS, Michel, <strong>Dictionnaire biographique des ancêtres québécois,</strong>vol.4 p 120, p 136, 348-349</p>
<p>ROY, Pierre-Georges, <strong>Les petites choses de notre histoire,</strong> p 145-146.</p>
<p>PROVOST, Honorius, Sevestre, Charles, Dictionnaire biographique du Canada en ligne.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> LANGLOIS, Michel, Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Tome IV, p. 348-349.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Ibidem</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Ibid, p 59</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">
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		<title>Affaires judiciaires (1)</title>
		<link>http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/interlude/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Apr 2011 21:53:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lapierre]]></category>
		<category><![CDATA[Vaillancourt]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://histoiresdancetres.com/?p=1448</guid>
		<description><![CDATA[Interlude Affronts à la religion À l’époque de la Nouvelle-France, État et religion étaient intimement liés. Le pouvoir judiciaire jugeait  sans problème des affaires religieuses et punissait ceux qui avaient causés quelque affront à la religion catholique. Le blasphème, par exemple,  était sévèrement puni. En France,  le Roi avait décrété qu’après plusieurs récidives  le mal [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><em>Interlude</em></p>
<p style="text-align: center;">Affronts à la religion</p>
<p>À l’époque de la Nouvelle-France, État et religion étaient intimement liés. Le pouvoir judiciaire jugeait  sans problème des affaires religieuses et punissait ceux qui avaient causés quelque affront à la religion catholique.</p>
<p>Le blasphème, par exemple,  était sévèrement puni. En France,  le Roi avait décrété qu’après plusieurs récidives  le mal embouché pouvait se  faire couper la lèvre supérieure ou même la langue. Pendant ce temps  dans la colonie, certains ont dû payer cher pour avoir juré, tandis que d’autres ont été puni pour avoir trop fermé la bouche.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1490" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/interlude/attachment/200410120926180_cure-3/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1490" title="200410120926180_cure" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/04/200410120926180_cure2.jpg" alt="" width="400" height="610" /></a></p>
<p>Un de nos ancêtres côté Vaillancourt, <a rel="attachment wp-att-1465" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/interlude/attachment/rene-cuillerier/">René Cuillerier</a>, sa femme Marie Lucault et trois autres personnes ont été condamné en 1695   «chacun à 60 sous d’amende pour avoir entendu  des blasphèmes et ne pas les avoir déclaré à la police ». Le blasphémateur, un dénommé André de Chaunes lui, a dû payer 15 livres pour avoir blasphémé le Saint-Nom de Jésus.<a href="#_ftn1">[1]</a></p>
<p>En 1663, un autre de nos ancêtres, côté Lapierre, <a rel="attachment wp-att-1466" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/interlude/attachment/jean-leduc/">Jean Leduc</a> avait pour quelque obscure raison osé travailler le dimanche!  Il  sera dénoncé en ces termes  par le premier curé de Montréal  Gabriel  Souart : «contre l’exprès commandement de Dieu et de la Sainte Église  et sans notre permission fait travailler ses bœufs et ses charriaux, scandaleusement, et à la vue de beaucoup de personnes… ». Il sera condamné à payer 10 livres d’amende à l’église et il sera menacé de payer encore plus cher en cas de récidive. <a href="#_ftn2">[2]</a></p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1450" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/interlude/attachment/1_hora1/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1450" title="1_HORA~1" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/04/1_HORA1.jpg" alt="" width="280" height="221" /></a></p>
<p>Quelques mois plus tard Jean Leduc  sera tout de même  choisi comme marguillier par les paroissiens et en 1664 élu avec quatre autres notables comme juge pour régler les affaires de police.<a href="#_ftn3">[3]</a></p>
<p>Enfin, pour terminer, il y a cette histoire de sacrilège présumé qui s’est déroulée sous le toit d’un de nos ancêtres côté Lapierre, <a rel="attachment wp-att-1467" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/interlude/attachment/nicolas-brazeau/">Nicolas Brazeau</a>, charron de la côte Saint-Martin. Deux soldats venus chez lui voulaient se battre avec un dénommé André Dumays qui, ayant été frappé,  s’est réfugié dans un cabinet et  a fermé la porte derrière lui. Un des soldats, Jacques Bernier dit Lajeunesse a voulu avec une hache casser la porte et ce faisant « il frappa plusieurs coups sur une image de crucifix»<a href="#_ftn4">[4]</a> qui s’y trouvait. Les deux soldats ont bien sûr nié avoir atteint le crucifix volontairement. Notre ancêtre a dû témoigner dans cette cause.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1493" href="http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/interlude/attachment/crucifix2-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1493" title="crucifix2" src="http://histoiresdancetres.com/wp-content/uploads/2011/04/crucifix21.jpg" alt="" width="326" height="518" /></a></p>
<p>Nous ignorons le fin mot de l’histoire. Chose certaine, les soldats auraient pu être condamnés à mort pour une telle offense.</p>
<p style="text-align: right;">Marie Vaillancourt</p>
<p><strong> </strong></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> BOYER, Raymond, les crimes et les châtiments au Canada Français du XVIIe au XXe siècle, p 198</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Ibid. p 393</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Ibid. p 46.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Ibid. p 399-400.</p>
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